Rappelé dans le Référât du 7 mai 1729. W. S. A
2. Eugène à Kœnigsegg, le 19 décembre 1728, cité par Arneth, ibidem, p. 562.
AU XVITIe SIECLE
•Il
on souhaitej . » Et Elisabeth Farnèse s'obstinant encore, l'Empereur renouvela plus catégoriquement son refus dans une « résolution finale > du 15 février 1729 *.
Dès lors, on se rendit compte à Vienne que la brouille avec l'Espagne n'était plus qu'une question de temps. Elle s'accomplit en effet. La dernière déclaration de Charles VI arriva dans le courant de mars à Séville où était la cour. La reine fit signifier par La Paz à Kœnigsegg son courroux et la rupture : dès i724, dit La Paz sans la moindre équivoque, l'Espagne en se rapprochant de l'Autriche, s'est proposé pour but unique le mariage de don Carlos avec Marie-Thérèse ; c'a été là son seul mobile ; du moment qu'il faut renoncera cette espérance, l'Empereur n'a plus à compter sur elle et de son côté elle se considère comme déliée de tous ses traités avec la cour de Vienne. Kœnigsegg, en rapportant ces paroles du ministre, déclarait que la situation était désespérée et il sollicitait son rappel immédiat. La reine, mandait-il, entame une négociation particulière avec la France et la Grande-Bretagne'.
Et de fait, la volte-face d'Elisabeth fut aussi brusque que celle qui l'avait jetée, quatre ans et demi auparavant, dans les bras de l'Empereur. En novembre 1724, voyant bien qu'elle n'obtiendrait pas de la France et de l'Angleterre des garanties immédiates au sujet des duchés, elle avait du jour au lendemain changé ses plans et envoyé Ripperda à Vienne pour traiter le mariage autrichien. En mars
1. Eugène à La Paz, Vienne, le 19 décembre 1728, cité in-extenso parArneth, Prinz Eugen^ III, p. 562-364.