‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 105 sur 130 · Référât du 7 mai 1729. W. S. A · texte numérisé non relu

Référât du 7 mai 1729. W. S. A

1729, sentant le mariage lui échapper, elle rompit du jour au lendemain avec l'Empereur et «iemanda à l'Angleterre et à la France de lui assurer la possession des duchés. Jusqu'ici, elle avait persisté dans sa réserve hargneuse vis-à-vis de la France et des puissances maritimes; les instances de Brancas, de Vandermeer et du ministre anglais Keene ne lui avaient pas arraché un mot de réponse aux propositions de paix transmises par Fleury; elle refusait de faire délivrer aux négociants étrangers les sommes qui leur appartenaient dans la cargaison des galions*, elle n'avait pas renvoyé Bournonville çi Paris, laissait sans instructions les autres plénipotentiaires espagnols au Congrès, différait de nommer un ambassadeur en France*. Mais, après l'arrivée du courrier de Vienne, La Paz écrivit à Fleury une lettre confidentielle que le cardinal reçut au milieu d'avril et qu'il communiqua au conseil le 27. Elle stupéfia les conseillers de Louis XV. Elisabeth demandait Taulorisation de mettre des garnisons espagnoles dans les États de Parme et de Toscane, sans; souffler mot ni de l'Empereur ni du traité de Vienne; elle offrait de faire distribuer l'argent des galions aux ayants droit, en ne prélevant qu'une taxe très faible; elle renonçait à demander aucune indemnité à l'Angleterre pour le tort qu'avait porté à l'Espagne le blocus de Porto-Bello; elle ne parlait plus ni de Gibraltar ni de la contrebande aux Indes occidentales 3. Et pour rendre la France et l'Angleterre plus

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