‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 127 sur 130 · Chapitre II · texte numérisé non relu

Chapitre II

La mission et l'ambassade de Ripperda à Vienne, — 1725.

I. — Arrivée de Ripperda à Vienne, janvier. — Il s'ouvre au chancelier Sinzendorf. — Charles VI accepte la négociation. — Prétexte par lequel Ripperda explique le revirement de la politique espagnole. — Comment il présente la proposition de double mariage : comédie de désintéressement. — Une question embarrassante de Sinzendorf: et le mariage arrêté entre don Carlos et Mlle de Beaujolais? — Ripperda fait prévoir une rupture avec la France. — Pourquoi il déroge ainsi à ses instructions. — Façon habile dont il a présenté les mariages. — Les avantages qu'il offre en échange des mariages. — Comment il prône l'alliance. — Un tableau fantaisiste de l'Europe en 1725 .... 67

II, — Ripperda et Sinzendorf. — La Conférence Secrète. — Les trois ministres de la Conférence. — Eugène et Slarhemberg. — Sinzendorf. — Examen des propositions de Ripperda dans la Conférence. — Situation périlleuse de l'Autriche, menacée en Italie par l'Espagne et brouillée avec les puissances maritimes à cause du commerce d'Ostende. — La paix et l'alliance avec l'Espagne la tireraient d'embarras. ^ Examen de l'opportunité des mariages posés par Ripperda comme condition préalable de la paix et de l'alliance. — La Conférence décide d'accepter la paix et l'alliance sans accorder les

TABLE DES MATIÈRES

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mariages. — Déclaration dfiins ce sens remise à Ripperda. — Conformité des vues de l'Empereur avec celles de ses ministres 78

m. — Ripperda consent à renverser les termes de la négociation et à faire pour le moment abstraction des mariages. — Son calcul. — Discussion des traités de paix et d'alliance défensive entre lui et Sinzendorf. — Secret de la négociation. — Le traité de paix. — Accord sur les points essentiels: les duchés, la garantie de la Pragmatique, la question de Parme. — Difficultés sur les clauses de vanité. — Le traité d'alliance. — Avantages commerciaux faits au sujets de l'Empereur et protection accordée par l'Espagne à la Compagnie d'Ostende. — Difficultés sur la clause relative à Gibraltar et Port-Mahon, —Les projets de traités arrêtés le 31 mars et envoyés à Madrid. — Ripperda part pour Prague

IV. — Continuation de la négociation de Monteleone à Paris. — La question de succession en France. — Impossibilité du mariage de Louis XV avec l'infante. — Le renvoi de l'infante agité entre le duc de Bourbon et ses confidents, novembre 1724. — Alerte au sujet de la santé de Louis XV, février 1725. — Le renvoi de l'infante décidé et annoncé à Madrid, mars. — Indignation de Philippe V, colère de la reine. — Rupture avec la France. — Philippe V accepte dans leur ensemble les traités envoyés par Ripperda, à condition qu'ils seront signés directement à Vienne. — Il demande une archiduchesse pour le prince des Asturies : triple mariage. — Projet d'une alliance plus étroite avec l'Autriche et d'une double guerre contre la France et l'Angleterre. — « Fruits amers » du renvoi de l'infante

TABLE DES MATIÈRES

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— Retour de Ripperda à Vienne, 14 avril. — Il présente ses nouvelles propositions à Sinzendorf. — 11 n'a garde d'insister pour le mariage d'une archiduchesse avec le prince des Asturies. — Sa vivacité à prôner l'alliance plus étroite et la double guerre maritime et continentale. — Modifications faites aux traités de paix et d'alliance défensive.

— La Conférence consent à signer à Vienne et accorde la médiation impériale pour Gibraltar et Minorque. — Traité de commerce. — Ripperda, avant de signer, soulève de nouveau la question des mariages de don Carlos et don Philippe, — Vague déclaration que lui accorde la Conférence à ce sujet. — Signature des traités de paix, d'alliance défensive et de commerce, 30 avril 1725. . 101

VI. — Appréciation des traités signés. — Ils n'ont pour contre-partie ni les mariages ni l'alliance offensive. — Les traités en eux-mêmes. — Le traité de paix. — Concessions de Philippe V sur les clauses de vanité et d'argent. — Absence de toute garantie matérielle au sujet des duchés. — Les intérêts du duc de Parme sacrifiés. — Garantie de la Pragmatique. — Le traité d'alliance. — Inanité de la clause relative à Gibraltar et Port- Mahon. — Tous les avantages commerciaux sont pour l'Autriche : le traité de commerce. — La protection du commerce ostendais mise à la charge de l'Espagne. — L'alliance est inutile à l'Espagne dans son conflit avec l'Angleterre. — Les subsides.

— Le calcul de Ripperda : les mariages sont son unique obj<H 108

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