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CHAPriRE 1
Le système de la cour de Madrid et l'origine de la fortune de Ripperda. — 1724,
1. — La cour d'Espagne en 1724. — Le roi : sa caducité, sa faiblesse d'esprit. — Esclavage domestique et toute-puissance de la reine. — La politique de l'Espagne réduite àla politique de la reine. — Egoïsme de cette politique : le souci principal d'Elisabeth Farnèse est d'assurer son sort en cas de veuvage et pour cela de faire de son fils aîné don Carlos un souverain indépendant. — Ses efforts pour assurer à don Carlos, malgré l'Empereur et par Tappui de la France et de TAngleterre, les duchés italiens promis par la Quadruple Alliance. — Le plan des Farnèse. — Antagonisme entre les vues de la reine et les intérêts nationaux de lEspagne : la question de Gibraltar. — Complication extrême de la politique espagnole
IL — La question des duchés en 1724. — Les duchés risquent d'échapper à don Carlos. — Intrigues en Toscane : part qu'y prend l'Empereur. — Intrigues et empiétements de l'Empereur dans l'État de Parme. — La France et l'Angleterre soutiennent l'Espagne contre l'Empereur en Italie, — Fragilité de cette alliance, — Ouverture du Congrès de Cambrai le 26 janvier 1724. — La France et l'An-
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l'ages.
gleterre y sont médiatrices. — Elles y soutiennent les exigences de l'Espagne au sujet des duchés, — Le Congrès arrêté par le refus que fait l'Empereur de discuter les demandes du duc de Parme. — Accord apparent entre l'Espagne, la France et l'Angleterre 20
III. — La négociation secrète qui double les négociations du Congrès : la mission de Monteleone, été de 1724, — Monteleone vient demander à Paris l'autorisation d'envover Carlos en Italie et de mettre des garnisons suisses dans les duchés. — Cela revient à entamer une guerre en Italie contre l'Empereur. — La France et l'Angleterre sont peu disposées à adopter ce plan. — Premières résistances du cabinet de Paris. — Colère de Philippe V. — Projet de traité présenté par Monteleone en vue d'une expédition de Toscane, octobre 1724. — Refus de la France et de l'Angleterre , — Paroles violentes de Philippe V à l'ambassadeur français. — Déception et courroux de la reine qui renonce à s'entendre avec la France et l'Angleterre. . . .
IV. — Brusque volte-face d'Elisabeth qui se résout à une entente directe avec l'Empereur. — Comment elle y joint le projet d'une alliance de famille. — Les origines et les partisans de cette politique à Madrid. — Premier projet de mariages autrichiens en 1721, émanant du parti italien. — Second projet en 172 i, émanant du parti espagnol et concernant le prince des Asturies. — La reine reprend le projet pour ses propres fils. — Les infants, — La reine veut marier don Carlos et don Philippe aux deux filles aînées de Charles VI. — Rapidité avec laquelle elle impose son plan au roi 38
V. — Les ministres et conseillers de Philippe V. — Le parti italien et le marquis Scotti. — Le parti fran-
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çais et anglais : le marquis de Grimaido. - Haine de la reine contre Grimaido. - Grimaido s appuie sur le parti espagnol : Miraval et le P. Bermudez.
— Haine de la reine contre Miraval et le confesseur.
— La créature de la reine : Orendayn. - Le maréchal de Tessé se joint à Elisabeth pour pousser la fortune d'Orendayn. — Petite révolution de palais en novembre 1724. - Progrès d'Orendayn ; cependant ses ennemis se maintiennent; coofusion dans le ministère. - Le changement de politique menace la fortune d'Orendayn. - Orendayn abandonne le parti français pour se faire l'instrument de la politique autrichienne ........
VI. — Les instructions de l'envoyé secret à Vienne (22 novembre 1724). - Plan de partage de la monarchie autrichienne entre les deux infants mariés aux deux archiduchesses. — Une troisième part attribuée à la couronne d'Espagne. — L'avènement possible de don Carlos au trône d'Espagne n'est pas prévu. — Comment les instructions ménagent l'affection du roi pour le prince des Asturies et son souci des intérêts nationaux. — Avantages proposés à l'Empereur : la paix, ralliance. - L'alliance dirigée contre l'Angleterre, non contre la France.
— Les ménagements envers la France sont encore une concession aux sentiments du roi. — Comment l'envoyé secret devra interpréter ses instructions et comment la reine est obligée de le prendre pour complice
VII. — L'envoyé secret : le baron de Ripperda. — Sa nationalité hollandaise. — Origine espagnole de sa famille. — Ses débuts au service de la Hollande.
— Ripperda ambassadeur des États-Généraux à Madrid. — Il trahit ses maîtres pour l'Espagne.
— Ses motifs, — Doutes sur sa probité. — Il
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entre au service de Philippe V et se fixe en Espagne. — Sa véritable situation après la chute d'Alberoni. — Motifs qui le font choisir pour la mission de Vienne. — Comment i! exploitera sa mission pour sa propre fortune 60