Tessé à Morville, le 9 octobre 1724. A. E. Espagne
2. Tessé à Morville, le 13 novembre 1724. A. E. Espagne, 33C. — Pour Miraval, V. Saiut-Simou, Mémoires, t. 36, p. 233 : « Son inclination était autrichienne. » — Pour Bermudez, idem, t. 38, p. 168 : « Bermudez, espagnol jusque dans les moelles, haïssait la France et les Français, était secrètement attaché à la maison d'Autriche. » — V. aussi ïlns truc Lion à Tessé ^ du 15 janvier 1724. A. E. Espagne, Suppl» 12. Ils y sont tous les deux signalés comme vieux Espagnols, ennemis des Français.
AU XVni' SÎÈCLË
il se retirerait aussi et que le roi serait damné*. CeperidantMiraval et Bermudez avaient compromisleur crédit, en s'opposant sournoisemerit à ce que Philippe V reprit la couronne après lamort de don Louis. Philippe avaitvoulu, avant de remonter sur le trône, y être invité par une supplique du Conseil de Castille et par une consultation de théologiens. C'était l'affaire de Miraval et du confesseur. La supplique se flt attendre, et la consultation théologique déclara qu'en conscience le roi ne pouvait revenir sur son abdication : le parti espagnol voulait don Ferdinand pour roi et une régence. Il avait fallu opposer le nonce au confesseur et tourmenter le roi pendant trois jours pour le décider à retourner à Madrid. EUsabeth, qui brûlait de redevenir reine, voua dès lors une haine furieuse à Miraval et à Bermudez, à ce dernier surtout : « Je le regarde si bien comme un Judas, disaitelle à Tessé, que je vous déclare que, s'il m'apportait la communion, je ne voudrais pas la recevoir de lui' ^.
Elisabeth travaillait donc à renverser Grimaldo et ses alliés du parti espagnol. Elle leur opposait un homme nouveau, Jean-Baptiste Orendayn.
Orendayn avait été le principal commis de Grimaldo au secrétariat d État des Affaires étrangères. Il était exact, intelligent, discret, et s'était rendu indispensable à son chef en lui servant d'interprète avec les ambassadeurs étrangers : car Grimaldo s'exprimait mal en français. ATavènement de don Louis,