Saint-Simon, Mémoires, t. 36, p
2. Tessé à Morville, le 4 et le 8 septembre 1724. A. E. Espagne,
tous ses ministres sans queGriraaldo eût aucune supériorité sur les autres*.
Grimaldo représentait donc dans le ministère le parti anglais. Contre l'inimitié de la reine, il trouva un appui chez les vieux Espagnols partisans deTAutriche. Le marquis de Miraval, président du Conseil de Casliile, et le confesseur du roi, le jésuite Bermudez, étaient les deux membres les plus influents de la cabale autrichienne. Ils étaient tous les deux bons impérialistes, et le confesseur l'était ardemment : « Vous croyez, disait le valet de chambre Valois au roi qui sortait deconfesse, vous croyez vous èlre confessé au P. Bermudez, et moi je vous dis que, quand vous vous confessez à lui, vous vous confessez à soixante-dix jésuites qui sont au collège impérial' >'! Ils détestaient tous les étrangers et surtout les Français : c'est même la haine de la France qui les rejetait vers Grimaldo, combattu par le maréchal de Tessé comme trop anglais. Leur appui n'était pas à dédaigner : le président de Castille était un des premiers personnages du royaume, bien vu d'ailleurs du roi; rinfluence du confesseur était encore d'un plus grand poidsauprèsd un souveraindévotcomme Philippe V : Bermudez avait une fois, à Sainl-Ildefonse, sauvé Grimaldo, endéclarantque,sironchassaitle marquis,