‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 40 sur 130 · Lettres de Madrid du 11 et du ^o juin 1725. A. E. Espa · texte numérisé non relu

Lettres de Madrid du 11 et du ^o juin 1725. A. E. Espa

^"2! Lettres de Madrid du 11 juin et du 2 juillet 1125. A. E.Es-

^T\et\les de Madrid du ii et du 25 juin 1125. A. E. Espagne^ 341.

AU XVltte SIÈCLE

nique à Paris et à Londres. Le traité de commerce, publié et affiché dans les États autrichiens et espagnols, fut rapidement connu. Seul le traité d^alliance défensive fut tenu secret.

Il semblait que le premier au moins dut èlre bien accueilli : car il confirmait 1» Quadruple Alliance, combinaison chérie djs cabinets de Londre.s et de Paris, charte de la paix pour les États occidentaux. Mais l'entente de l'Empereur et de l'Espagne mettait fin à l'hégémonie de la France et de l'Angleterre. Ces deux puissances, unies l'une à l'autre et traioant la Hollande à leur remorque, avaient depuis 1717 imposé leur volonté à l'Europe : les querelles de Phi- Jippe V et de Charles VI leur avaient permis, en s'attachant l'un des deux rivaux, de réduire l'autre à 1 impuissance : c'est ainsi que de 1718 à 17fi elles avaient brisé la résistance de l'Espagne en favorisant 1 Empereur, et que depuis 1721 elles tenaient l'Empereur en échec par l'alliance espagnole. Maintenant Philippe V s'émancipait de leur tutelle et s'unissait à Charles VI. En face d'elles se formait un parti puissanl, capable de leur résister. C'en était fait de leur directoire universel, de leur arbitrium, de Xqxjl? prœdomimumy comme on disait alors. C'est là ce qu'elles virent tout d'abord dans les traités. Morville et Bourbon fulminèrent contre « cette paix monstrueuse », et a Londres on n'entendit plus que des lamentations sur la perte de « la bilance de l'Europe » V

L'alliance économique conclue à Vienne soulevait d autre part t les puissances dont la force consiste

^l.^StaThemberg à Charles VI, Londres, le 24 et 29 mai 1726.

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dans le commerce' .. Les marchands de Londres el d'Amsterdam s'alarmaienl à juste litre : la Compagnie d'Ostende élait garantie contre les actes de piraterie par lesquels ils comptaient la ruiner; les privilèges dont ils avaient été jusqu'ici les seuls à jouir dans la monarchie espagnole étaient étendus aux sujets de l'Empereur; l'Espag le se préparait à se soustraire à leur exploitation ; elle allait essayer d'entraîner à sa suite le Portugal et peut- être y réussirait-elle. Aussi les Anglais et les Hollandais se répandiient-ils en récriminations contre le traité de commerce. C'était là t l'épine dans l'œil ., la grande cause d'irritation que signalait dans s^es dépêches l'ambassadeur impérial à Londres : « En vous attaquant à noire commerce, disait à cet ambassadeur un ministre de George 1", vous sautez aux veux de la nation anglaise . •. La France, il est vrai,' ne partageait pas ces colères. Si ses intérêts commerciaux avaient déterminé sa politique, ils l'auraient portée bien moins à entraver le commerce de l'Espagne et des Pays-Bas autrichiens qu'à se joindre aux Espagnols et à l'Autriche pour ruiner le commerce des Anglais et des Hollandais". Mais tout son système

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