‹ Une cour et un aventurier au XVIIIe siécle [microform]. Le Baron de Ripperda, d'après des documents inédits des archives impériales de Vienne et des archives du Ministère des affaires étrangères de ParisChapitre 86 sur 130 · UNK COUR ET UN AVENTURIER · texte numérisé non relu

UNK COUR ET UN AVENTURIER

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sortie en même temps de la Manche, était chargée de surveiller les côtes d'Espagne. Elle parut, vers le milieu d*août, sur la côte de Gantabre. Philippe V s'inquiéta, craignit un coup de main sur les chantiers de Santander, et, ne pouvant tirer aucune explication de l'ambassadeur anglais, recommença à parler de Gibraltar et du Prétendant'. Le gouvernement anglais se décida, à la fin de septembre, à répondre à ses représentations; mais il le fit en termes peu rassurants, avec des récriminations anières, en sommant le roi d'Espagne d'ouvrir ses ports aux vaisseaux de Jennings. En même temps on apprit à Madrid les exploits de Hosier aux Indes occidentales. La seule présence d'une flotte de guerre dans les parages de l'Amérique espagnole était une violation des traités. Hosier commit un acte d'hostilité ouverte en bloquant Porto-Bello. On dut décharger les galions et mettre leur cargaison en sûreté à l'intérieur des terres. La flottille marchande et l'escadre d'escorte qui étaient à la Havane n'osèrent pas sortir du port'.

Philippe V se plaignit vivement à Stanhope; il ordonna à son ambassadeur à Londres, le marquis de Pozzo-Bueno, de demander satisfaction ^ et, déterminé à rendre coup pour coup, il prit ses mesures pour assiéger Gibraltar : vingt-cinq bataillons et quelques escadrons furent expédiés en Andalousie ^ George l'^' ne tint compte ni des réclamations diplomatiques, ni des préparatifs militaires de l'Espagne : il refusa

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