Kœnigsegg à Charles Vile 17 déc. 1726. W. S. A
AU XVni* SIÈCLE
lui refuser et de nier que le casus fœderis existât. L'Angleterre elle-même poussait par ses bravades la cour de Vienne à se déclarer. Un des principaux griefs qu'avait invoqués le roi George pour justifier son attaque était l'appui donné par l'Espagne a la compagnie d'Oslende' . En ouvrant la session du Parlement, le 28 janvier 17-27, il confondit dans ses accusations et ses menaces l'Espagne et l'Empereur ; ks traités de Vienne, était-il dit dans le discours du trône, « ont jeté les fondements d'une puissance aussi exorbitante que formidable ; ils sont si directement contraires aux intérêts et aux privilèges les plus chers et les plus précieux de notre nation qu'il faut nous résoudre ou à nous soumettre à la demande pobitive et injuste que fait le roi d'Espagne de Gibraltar et que nous consentions paisiblement que l'Empereur jouisse d'un commerce étendu qu'il a usurpe, ou bien il faut prendre le parti de nous faire nous-mêmes justice »2. C'était un défi. Quoi qu'il en eût, Charles VI dut demander réparation : des ordres furent envoyés à ce sujet au résident à Londres, Palm*. Palm remit son mémoire au roi le 16 mars. Pour toute réponse on lui enjoignit de qui l ter l'Angleterre. Les ministres britanniques fureul expulses a leur tour de Vienne et de Ratisbonne. Vienne et Madrid rompaient donc presque en même temps les relations diplomatiques avec le gouvernement de George F. Ainsi l'Empereur suivait l'Espagne, de même que la France suivait l'Angleterre. Mais ce n'étaient là que des apparences, des at-