‹ Une cour princière au Vatican pendant la RenaissanceChapitre 75 sur 203 · TABLEAU II · texte numérisé non relu

TABLEAU II

ALEXANDRE VI

D'une femme D’une femme

De Julia Bella Farnese.

inconnue ou inconnue de Vannozza | Girolama Rodrigo (?). Giovanni, Laur Pier Luigi, (1469-1483) Entré dans les Infans Romanus, 1e7 duc de Gandia, ép. Giov. Andrea ordres duc de Camerino et de Nepi, né vers 1458, Cesarini, et mort jeune. né en 1494, mort après 1548. mort 1488, après avoir pris Lucrezia part à la guerre ép. Ciriaco Mattei.

de Grenade.

Alessandro Sabba Paolo Giustina Maccatosti ép. Tuscia ép. Flaminia ép.GioBattista Colonna Sforza Pamñly.

Les Mattei de Palestrina. de Santa Fiora.

De Vannozza. Princes de Giovi Camillo., G10 BATISTA.

César Giovanni, Lucrèce Jofré, INNOCENT X (1475-1507) 2e duc de Gandia (1480-1519) prince de Squillace (1644-1655). | | (1477-1497), ép. (1481-?), D'une femme ép. Charlotte D'une femme ép. Maria I. Giovanni I. ép. Sancia

inconnue. d’Albret, 1499. inconnue, Enriquez. Sforza, 1493 ; de Aragon, 1494, Î [l 2 Camilla, Louisa Girolamo, : ; IL. A Honsp; duc née en 1478 (?), légitimée (1500-1582) légitiné aprés 1537 Giovanni, de Bisceglie, 1498 ; morte en 1506; au) le CÉSAR FU 7! 3° duc de Gandia, IL. Alfonso I. Maria Mila 5 Le Abe NES jt ép. de Ferrare, 1501. d'Aragon. morte Trémoille,1517 I.une Pizzabeccari ; I. Juana de en 1573. Il. Philippe de II. Isabella Carpi. Aragon ; Princes deSquillace. | te 1530+ II, Francesca | Les Busset ; Castro.

Ippolita, Lucrezia.

Bourbon. A D’Alfonso, Du duc de Ferrare, duc de Bis- Lodovico, Francesco (saint), ceglie.

mort 1537. 4° duc de Gandia ï Ercole If, Ippolito Deux autres Rodrigo, GuecdeF * ; CARD. 1336, (1510-1572), Price uc de Ferrare, 1514-1572), enfants: ép. Eleonora di Castro. ?°°uC €Bis- mari de Renée CARD. 1535. Eleonora et ceglie et de Ge France Francesco.

Sermoneta

M Juan. Juana. Fernando. Autres

5° duc de Gandia.

enfants.

avant de mettre à la voile (24 mai 1472). La mer fut souvent inclémente pour le cardinal ; il faillit périr deux fois dans un naufrage. Après avoir relâché à Bonifacio le 8 juin, il arriva devant Valence le 17. Rien n’était prêt pour le recevoir; les jurés le prièrent donc de différer de deux jours son débarquement. En revanche on lui fit une réception qui, pour n'être pas tout à fait spontanée, dut singulièrement flatter son orgueil et raviver les sentiments d’affection qu’il avait pour son pays et que plus de vingt ans d'absence n'avaient pas éteints. Quand il entra dans la ville, les rues étaient pavoisées, drapées et

fleuries, les cloches carillonnaient, les trompettes et les cymbales sonnaïent, les mousquetades éclataient de toutes parts ; les abbés, le clergé, les officiers municipaux et la foule des gens de loi le reçurent avec des compliments ampoulés et le peuple avec des acclamations 1.

Les banquets qu’on lui donna furent une honte pour saint Pierre, dit un chroniqueur sans doute malveillant.

Le cardinal ne voulut pas demeurer en reste. Il le pouvait. L'héritage de son oncle Calixte III, celui de son frère don Luis, l’avaient enrichi ainsi que les immenses revenus dont il avait été doté. Il dépensait sans compter. Comme à son fils César, le faste, l’ostentation lui plaisaient. À Rome, en 14617, à l’occasion de la fête du Corpus Domim (Fête- Dieu), la même année lors de la translation des reliques de saint André, dans l’armement d’une galère pour la croisade, il avait montré qu’il savait comment prodiguer son bien de façon à éblouir la foule. Sa morgue espagnole, son caractère l’y poussaient. Devenu pape, il fera des folies à ce propos, voudra que le trousseau de sa fille surpasse celui de toutes les princesses italiennes, que l’équipage de son fils écrase, à la cour de Louis XIT, celui des seigneurs français.

Quand, le 27 juin, il vint officier à la cathédrale, il était monté sur une mule harnachée et drapée de cuir rouge, et suivi d’un train magnifique. Il jura d'observer les constitutions de l’évêché et alla se prosterner aux pieds de la Vierge pour laquelle il avait eu, dès l'enfance, un culte particulier. Il apportait des présents magnifiques, des reliques dont une chasuble de Calixte IIT qui se voit encore dans le trésor. Il avait amené deux peintres italiens ? pour décorer la cathédrale récemment endommagée par un incendie, car les peintres espagnols chargés de ce travail n’avaient pu s’en acquitter.

Les cérémonies d’apparat terminées, Rodrigo se mit à la besogne ; il s'agissait d'obtenir le plus de subsides possible. Un synode du clergé de la province fut convoqué avec menace d'amende à ceux des prélats qui s’abstiendraient de venir ; il s’ouvrit le 9 juillet 1472 par une harangue du cardinal dans laquelle il exposa les dangers que couraient l’Église et Rome en particulier du fait des Turcs et le grand besoin de ressources dans lequel se trouvait la papauté à.

Le lendemain, le synode nomma une commission qui fixa à 50 000 sous la subvention qui serait allouée au Saint-Siège et remit au 17 les décisions à prendre touchant la forme dans laquelle elle serait perçue. Dès le 16, le cardinal Rodrigo avait remercié de ce don le synode.

Le 31 juillet 1472, sa mission à Valence heureusement achevée, Rodrigo commença sa tournée en Espagne. Elle paraissait devoir être ardue. Le pays était fort troublé, le désordre régnait en terre castillane, la guerre en Catalogne, l’anarchie dans le royaume

1. José Sancuis, La Catedral de Valencia, Valence, 1909. — 3. Ce discours se trouve en latin dans la collection intitulée Emize BERTAUX, Monuments et Souvenirs des Borgia dans le Jacobi (Ammanati) Piccolomini Cardinalis papiensis Epistole, royaume de Valence, 1908. Milan, 1506, fol. 228, et traduit en italien dans A. LEoNETrr—r…t

2. Paoio San Luca de Reggio et Francesco Fagnano de Naples Papa Alessandro VI, Bologne, 1880, vol. I, p. 122. Cf. José Saxqui menèrent à bien le travail en trois ans. CHIS, P. I4L

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