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L’Arite biondeggiante était alors fort en honneur

6.VASsari, éd. Milanesi, vol. III, p. 479. C!. F. px NAVENNE Palais Farnèse, p. 92.

7. Voir planche XIX. Pasror, éd. allemande, vol. V, p. 676 On a aussi attribué ce monument à Michel Ange,

et Girolama, et trois fils dont l’un fut le cardinal Alessandro Farnèse, ensuite PaulTITE

Le cardinal Borgia favorisa le mariage de Giulia avec Orsino Orsini, seigneur de Bassanello, préparé depuis quelque temps par les soins d'Adriana Mila, belle-mère de Giulia et cousine de Borgia et de Giovannella Caetani, mère d’Orsino, car le père de chacun des fiancés était mort. Le contrat de mariage fut signé le 20 mai 1480 dans le palais du cardinal et l’union célébrée le lendemain ?.

Devenu pape, Borgia fit don à sa maîtresse des seigneuries de Carbognano et Giulianello. Nul, au reste, ne mettait en doute les relations d'Alexandre VI avec celle qu'on nommait Sposa Christi 3.

Le poète Sannazar, qui était hostile au pape, dit dans une de ses épigrammes :

… Hispano Julia vecta bove est.

En Allemagne, on racontait que le pape possédait dans ses jardins un bosquet où il retrouvait Giulia et parfois la reine de Chypre.

Le pape en eut, à ce qu’il semble, plusieurs enfants : Giovanni (ou Francesco d’après certains documents), l’Infans Romanus, né en 1494 ou 1496, Rodrigo (?) qui entra dans les ordres et mourut jeune, et Laura, qui épousa Niccolo della Rovere, frère du cardinal Galeotto de Franciotti, neveu de Jules IT. Ainsi Giulia, qu'avaient vilipendée après la mort de son amant tous les pamphlétaires et les chroniqueurs d'Italie, reparut au Vatican à l’occasion du mariage de sa fille, comme la veuve du seigneur Orsini et l’ZUustrissima gentildonna Julia de Farnesio. Elle avait dé peu dépassé la trentaine et restait fort belle.

Le 14 mars 1524, elle fit son testament et mourut peu après. Le 23 mars, l’ambassadeur vénitien, Marco Foscari, annonce sa mort, en la qualifiant d’ancienne favorite du pape Alexandre VI; peut-être mourut-elle de la peste qui faisait alors des victimes à Rome

La sœur de Giulia, Giovanna ou Girolama, épousa Puccio Pucci, de Florence, mort à Rome le 31 août 1494 ; ses lettres sont un précieux document touchant les relations du pape et de la belle Giulia.

Le rôle de la belle-mère de Giulia, Adriana de Mila, est ambigu. Elle était fille de don Pedro, neveu de Calixte III et, par conséquent, cousin du cardinal Borgia. Veuve d’un Orsini, elle s’établit dans un des palais de cette famille à Rome, puis dans le palais du cardinal Reno, qu’on désignait d’après son titre : S. Maria in Porticu; il était tout proche du Vatican et venait d’être achevé (1483). Le cardinal fit d’Adriana sa confidente, sa conseillère et peut-être son auxiliaire, au point de lui confier l'éducation de Lucrèce qui, enlevée à sa mère, fut logée dans le palais où elle habitait (1493) ; sa fille Giulia venait souvent résider avec elle.

1, Alessandro était l’aîné. Giulia naquit en 1474. 3. THUASNE, vol. II, p 645. — H. DE L'ÉPINoIs, Rev, des 2 GRrEGoRovIUSs, vol. IV, p. 71, n° 09. Giulia apportait en dot Questions Hist., 1881, p. 399. 3 500 écus d’or. F. DE NAVENNE, Palais Farnèse, p. 88. 4. SANUTO, vol. XX XVI, col. 111.

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