‹ Une couronne en songeChapitre 16 sur 17 · LE CONVOI · texte numérisé non relu

LE CONVOI

0 homme! s()ii\iens-t()i iiuc lu n't's que poussierr, l'I i|ue Ui r-fiouineras en poussière

Gt-neif.

Au moment où je vais me livrer aux douceurs d^un amour partagé, savourer dans les yeux bleus de ma belle Mélina Tivresse délicieuse dans laquelle je viens de la plonger, un malencontreux chat fait voler en <''<lal sim- ma cheminée un vase de por-

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celaine ; je me réveille en sursaut, adieu les illusions, mon doux songe des grandeurs royales, j^ouvre les yeux, je retrouve mon modeste appartement, ma lampe qui ne jette plus qu^une lueur blafarde ; le jour a paru, je cours à ma fenêtre, ce n"'est plus la fenêtre dorée de mon palais; la nature est la même, morne, silencieuse , la neige couvre tout.

Tout à coup un magnifique corbillard tendu de noir et d'argent orné de drapeaux, avec une épée et diverses décorations sur le cercueil, s'avance lentement traîné par six chevaux caparaçonnés, c'est un maréchal qui se rend à la sombre demeure du père Lachaise. Ah! me dis-je, en refermant ma croisée, tel est le résultat de cette vie passagère et orageuse, bien fou qui s'agite pendant toute son existence pour parvenir au faîte de la puissance et des grandeurs, à quoi cela lui sert-il ? il faut toujours finir par s'envelopper d'un linceul et être mis entre quatre planches, et puis déposé dans la terre; contentons-nous du peu que le ciel nous a départi, faisons le plus de bien que nous pouvons, c'est le moyen le plus certain d'être heureux, et attendons

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