‹ Une crise de menage comedie en un acte, melee de chantsChapitre 25 sur 32 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

COURMONT, l'interrompant.

Moi? mais je ne t’ai rien caché, ma chère Aurélie, seulement depuis deux ans, cette jeune personne était abandonnée à ellcmème... et qui sait?.. elle aurait pu tourner mal... j’ai voulu m’assurer...

AURÉLIE

Ah ! vous avez eu raison, mon ami !

COURMONT

J’ai pris des informations, j'ai vu Hélène plusieurs fois: c’est une honnête et charmante enfant, aussi douce que jolie... Enlin... (n hésite.) Enfin... si elle te plaît comme à moi... si tu viens à l’aimer comme moi, eh bien, nous doublerons sa dot, et... une fois mariée... nous la recevrons ici... nous l’aimerons comme si elle était de la famille... y consens-tu?

AURÉLIE, très-émue.

Oui, mon ami, oui... tout ce que vous voudrez! (a part.) Oh! mon Dieu! qu’ai-je fait?

COURMONT

Mais qu’as-tu donc? tu es émue... tu pleures...

AURÉLIE

Oui, mon ami... car vous êtes noble et bon ! vous avez toutes les richesses du cœur! vous me rendez heureuse!.. (Éclatant.) Ah ! que je suis malheureuse !

COURMONT

Malheureuse, toi?... que dis-tu là?... parle... je t'en supplie.

AURÉLIE, très-troublée.

Non!., ai-je dit cela? (a pan.) Parle*... avouer... Oh! non,

jamais !.. (Coup de sonnette en dehors.)

COURMONT

On a sonné... (Allant regarder au tond.) Ah! c’est ce jeune avocat que j’attends.

AURÉLIE

Encore?..

COURMONT, la menant doucement vers la droite.

Eh bien ! plus tard, mon enfant... remets-toi... rentre dans (on appartement... laisse-moi seul avec lui, va! à bientôt...

(Aurélie lui serre les mains, il évite de la regarder et la fait entrer à droite.)

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