SCÈNE ^VII
BERTOCOURT, COÜRMONT.
"COURMONT, qui rentre par la porte de droite.
Elle n'est pas là !
BERTOCOURT, qui a décacheté le paquet, entrant des lettre*.
Hein! les lettres de madame Courmont!
COÜRMONT, allant virement à lui.
De ma femme!
BERTOCOURT.
Voilà qui est étrange!
Je m’y perds ! .
BERTOCOÜRT.
Moi aussi ! (il* se regardent.)
COURMONT
Donne ! (il prend les lettres, va s’asseoir sur la causeuse et les parcourt tout bas.)
BERTOCOURT, trouvant un billet dans l’enveloppe.
Ah !.. ce billet !.. (Lisant haut.) « C’est moi qui vous renvoie le a style de cette dame, car je ne veux pas que Gaston se batte « pour si peu de chose!., mè quelle ne s’avise plus d’y reve- « nir .. autrement, c’est moi qui vous la recevré. — Juliette « trois étoiles »
COURMONT, qui lit les lettres.
« Monsieur..,-» Oh! Monsieur!... « Monsieur Gaston... » HeU !.. heu !.. (U continue à lire bas.
BERTOCOURT.
Je comprends!., le Gaston n’était pas seul... sa maîtresse a tout entendu... une scène de jalousie a suivi mon départ... en voici le résultat! (Relisant le billet.) Recevrai, v, r, é, vré... et mais, m, é, mé... jolie orthographe!., (a Courmont.) Mais, m, é, mé... qu’est-ce que tu dis deçà?
COURMONT, se levant et gaieftient.
Je dis que tout ce qu’Aurélie a écrit estd’une insignifiance!.. Ah ! je me sens mieux!., cher ami!., (a l’embrasse fortement.)
BERTOCOURT, se dégageant,* part.
Il aime tant sa femme, qu’il étrangle son ami!.. Ah çà I maintenant que nous possédons ces lettres, qu’allons-nous eu faire?
Puisque nous avons changé de rôlé, continuons, et chargeons ces dames de se les offrir l’une à l’autre. Voici celles de ma femme, (il les lui donne.) Prie madame Berlocourt de les lui rendre...
BERTOCOURT.
Et de ton côté...
' SCÈNE XVIII. 3i
COURMONT, prenant les lettres de madame Bertocourt.
Je vais remettre celles-ci à madame Courmont en la priant de... Chut!., voici ces dames!., (musique à l'orchestre jusqu’au baisser du rideau.)