‹ Une crise de menage comedie en un acte, melee de chantsChapitre 7 sur 32 · BERTOCOURT, COURMONT, AURÉLIE, HENRIETTE · texte numérisé non relu

BERTOCOURT, COURMONT, AURÉLIE, HENRIETTE

COURMONT, A Berlocourt, eu entrant.

Je t’emmènerai dans mon cabriolet. (Allant à Henriette.) Ah!., madame Berlocourt, j’ai bien l’honneur... (n salue.)

BERTOCOURT, tendant la main à Aurélie *.

Bonjour, chère Madame.

Je vous remercie de votre aimable surprise.

BERTOCOURT.

Quelle surprise?

AURÉLIE

M’amener Henriette, au lieu de lui faire garder la maison.

Comme de coutume. (Henriette s’assied sur la causeuse.)

BERTOCOURT, passant près de Courmont**.

Tu entends? voilà la guerre qui recommence : ces dames arriveront à me faire passer pour un mari jaloux, pour un tyran !.. et cela, parce que, autant que possible, j’aime à voir ma femme rester chez elle. Eh bien! oui. Mesdames, ne vous déplaise, je crois qu’une femme intelligente doit trouver à s’occuper chez soi : élégamment ou utilement! J’ai en horreur ces créatures vaporeuses et évaporées qui passent leurs journées à courir les magasins, à visiter leurs couturières et leurs marchandes de modes, en faisant des stations chez Julien ou chez Félix! A leur rentrée chez elle, rien n’est ordonné, si bien que ces dames font dîner leur mari à huit heures du soir! puis à table, en face de ce pauvre mari qui dévore, on lui reproche son appétit, on imite l’ange qui ne se nourrit que de poésie et qui n’a faim de rien sur la terre! je crois bien, on dissimule une indigestion de petits gâteaux!..

COURMONT, riant.

Bravo! très-bien !

AURÉLIE, riant.

11 n’y a rien à répondre à cela! aussi nous vous laissons le champ de bataille; j’ai quelques chiffons à montrer a Henriette,

* Bert. Aur. Cour. Henr.

** Aur. Bert. Cour. Henr.

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