‹ Une Curieuse Figure Du PasséChapitre 12 sur 17 · CR · texte numérisé non relu

CR

« sur les résultats très avantageux que j’obtins dans le iraite- « ment d'une épidémie de dyssenterie qui y régna. En 1813, « je fus nommé chirurgien-major de la gendarmerie impé- « riale de Paris. J'ai rempli pendant quinze ans les fonctions « de chirurgien du comité de bienfaisance de la division des « Tuileries, ainsi que celles de chirurgien-major de la même « division de la garde nationale. Je suis depuis douze ans « chirurgien de la société maternelle du premier arrondis- « sement ».

Nouvel échec. Nouvelles démarches; en 1837, le 10 avril, il pose sa candidature. Mais il était écrit que Souberbielle n'aurait jamais de chance avec l’Académie : sa demanüt arriva trop tard. Il la renouvela le 10 octobre : « Messieurs, « au mois d'avril dernier, j'ai eu l'honneur d'adresser à « l'Académie une leître pour la prier de me compter au nom- « bre des candidats pour la place vacante dans la section de « médecine opératoire.

« Un de MM. les Secrétaires de l’Académie me fit ré- « ponse que ma demande était trop tardive, que le travail « était fait, mais qu'elle servirait pour la prochaine nomina- « tion.

« Je viens aujourd’hui, Messieurs, renouveler auprès de « vous la même démarche. Ma persévérance est un gage de « l’honneur que j’attache à faire partie de l’Académie ».

Cette fois encore ce fut sans succès. L'année suivante, il se représenta. Quelle ne fut pas sa stupéfaction d'apprendre que son nom n'avait même pas figuré parmi ceux des concurrents ! Aussi adressa-t-il à l’Académie, le 19 février 1838, la lettre suivante : « Messieurs, j'apprends avec étonnement « que la liste de présentation pour la place vacante à l’Aca-

« démie, a été formée par la commission sans que j'aie été « compris parmi les compétiteurs. Je devais d’autant mieux « m'attendre à ce qu’on me répondrait en cette circonstance « que la demande devait être renouvelée à chaque présenta- « tion, que lors de la dernière vacance pour laquelle Mon- « sieur Gerdy fut nommé, je présentai à l’Académie une de- « mande tardive, parce que j'avais été absent de Paris pour « aller faire une opération en province; qu’à cette occasion « le secrétaire perpétuel de l’Académie me répondit que la « liste de présentation était formée, et que pour cette fois ma « demande ne pouvait avoir de valeur, mais qu’elle servirait « à la prochaine vacance et qu’elle serait transmise à ia com- « mission. Aujourd’hui que je m'étais reposé sur cette pro- « messe formelle, et que la commission n’en a tenu aucun « compte, je crois être en droit de me plaindre, qu’on m'ait « ainsi laissé dans une fausse sécurité; car je pense que mes « titres me donnaient au moins le droit d’entrer en rivalité « avec les honorables confrères qui ont eu l’avantage de réu- « nir les suffrages des membres de la commission.

« J'ai l'honneur... »

En 1840, il échoua de nouveau. Il ne se présenta plus. Son élection ne l’eût pas davantage grandi que ses échecs ne le diminuèrent. Méconnu ou contesté, le mérite reste le mérite.

Souberbielle joua toujours de malheur quand il brigua une faveur de l’Académie : il s’adressa à elle une dernière fois, pour solliciter l’autorisation de présenter ses travaux au concours pour le prix fondé par M. d'Argenteuil. Le secrétaire, Pariset, lui répondit, le > janvier 1843, que sa demande

était parvenue après la clôture.

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