‹ Une de perdue, deux de trouvée [microforme]Chapitre 18 sur 72 · UNE: 98 UNE DE PERDUE · texte numérisé non relu

UNE: 98 UNE DE PERDUE

que vous lui donnerez, ainsi que les effets que vous

1l pis ‘lui vendrez, et aussi toutes les heures de travail que , pa Ni vous donnerez en sus de vos heures ordinaires de 4! ; 4 travail. Tout sera marqué. Comprecez-vous ? 1 de dE —Un peu, dit Pompée, mais je n’aimerais pas 4 laq # que l’on marquât à un autre ce que j'aurais donné. cal

—Ne crains pas cela, tout sera fait et marqué avee , 1 soin ; d’ailleurs je vais donner à chacun d'entre vous . jou un petit livre, dont vous aurez bien soin, et dans 4 dot lequel l’économe fera une entrée correspondante à vor

Rs celle du grand livre, chaque fois que vous lui don- fair

Ro ® nerez quelque chose. . k de

Fa L'idée du petit livre parut faire plaisir à ces pau ! con vres nègres, qui ont tant de raisons de craindre d'être trav trompés. Ils ne comprenaient pas beaucoup encore, dim

mais ils avaient foi dans leur maître; ils espéraient en un acte de générosité, plutôt qu ils n'avaient foi

dans leur travail comme moyen de rédemption. | racl

—Comprenez-vous, mes enfants ? leur demanda le À / capitaine, : D.

—Pas beaucoup, dit Pompée en souriant.

—Écoutezbien. Je vais commencer par te montrer, Pompée, comment tu peux te racheter et en combien de temps. Tu vaux #1200, cette valeur est : marquée dans ce livre. Ainsi pour racheter ta liberté, dons il faut que tu me donnes #1200. Penses-tu que tu ! #100 puisses me payer $1200 en cinq ans ? nn ‘ar:

: … Pompée partit d’un éclat de rire si franc et si bruy- ! ant, qu’il devint contagieux. Le capitaine lui-même | 2e ” pipes de. sourire mage tout qe

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pus —Pas capable, mon rsaître ; jamais capabie de que payer #1200 ; pas seulement cent picaillons! de : —Tu crois? Nous allons voir. Le capitaine tira de la poche de son gilet une feuille de papier sur pas | laquelle il avait fait, avec Sir Arthur, quelques 6. calculs.

ves. M . D'abord, c'est une règle de l'habitation que chaque ous | jour de travail est composé de douze heures. Oes (0e dans douze heures m’appartiennent ; le reste de la journée teù ! vous appartient ; et si quelquefois j'ai besoin de vous don: faire travailler plus longtemps, comme dans le temps de la roulaison, chaque heure extra vous sera * pau- comptée et payée. Comprends-tu que tu doives l'être travailler douze heures tous les jours excepté les core, dimanches ?

aient MN Oui, mon maitre.

t foi —Comprends-tu que si tu me payes $1200 tu auras | racheté ces douze heures, que j'appellerai heures madal M jeures pour les distinguer des heures ordinaires, et | que tu ne seras plus obligé de travailler, que tu seras libre enfin ? d | FN —Oui, mon maître ; mais je ne comprends pas,

<omment je pourrai gagner $#1200.

—Attends un peu. Comprends-tu que si tu me | donnes un douzième de cette sommé, c’est-à-dire ts #100, tu auras racheté un douzième de ton temps de “A travail, c’est-à-dire une heure majeure ?

— Pas trop, répondit Pompée en se grattant l'oreille; puil il reprit, après quelque temps de réflexion: oui je comprends ; quand j'aurai donné 8100, j'auraipayé une heure majeure, et je n'aurai plus que nr Du es de travail à donner ht ; Œ

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| 100 UNE DË PERDUE ( CAPE | ce —Bien, Pompée; c'est ça! voyons maintenant 31. il ns comment tu pourras me donner les premières cent (le piastres. Ecoute : tous les dimanches t’appartiennent, jou l'argent que tu gagnes ces jours-là l'appartent. Sais- toi tu combien il y a de dimanches dans l’année? tu | ; —Sais pas, dit Pompée, en jetant un coup d'œil ! Coi Re furtif sur Sir Arthur ; il n’y en a pas beaucoup. tran dora Sir Arthur et tous les planteurs se mirent à riré 815 de bon cœur à la réponse de Pompée. | te 4 —]l y en a 52, continua le capitaine; et comme 1 pre ms l’'économe me dit que tu peux aisément gagner deux ! É (4 piastres par jour, tu peux gagner $100 dans le cours TE de l’année. Avec ces $100 tu achètefas une heure he is majeure.

| É —Oui ! mon maître, si je puis racheter une heure 7 | F majeure au bout d’un an, je comprends bien que je ! dé FA pourrai les racheter tous au bout de douze ans; mais | rep, Jess si je ne puis avoir toujours de l’ouvrage, il me faudra us

plus de douze ans.

k —Pas mal, pas mal, maïs ne vas pas trop vite. Hs Quant à l'ouvrage, que cela ne t'inquiète pas, je te ! plus a trouverai de l'ouvrage et je te donnerai $2 par cha: ! que jour que tu me donneras, en sus de ton temps de l'atelier ; ou si tu l'aimes mieux, je te procurerai 4 . du fer et tu travailleras à la pièce ces jours-là. Mais continuons, et écoutez bien ious.

À la fin de la première année, tu auras donc ri- | cheté une heure majeure. Tu continueras àtravait ! ler douze heures par jour la seconde année, mais , comme tu ne seras obligé qu’à onze heures de travail ! au lieu de douze, tu auras donc travaillé une heure | extra par jour ; or comme il y a 412 jours de travail . à peu près dans le cours de l'année, je te. rade

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cei!t (le temps d’une journée) donnent 25 jours, à $2 par ent; jour, feront 850 que je te devrai, 850 sont donc pour Sais- toi la valeur de chacune de tes heures majeures que tu auras employée à mon service durant. l’année. d'œil ! Comme tu auras en outre pu gagner $100 avec ton 1 travail des dimanches, tu pourras encore avec ces | riré $150 racheter une heure et demie majeures, ce qui te fera deux heures et demie majeures à toi. Commme ! prends-tu ?

deux ; — Un peu ; pas trop!

ou 2 —GContinuons. A la fin de la troisième année, ton beure travail des dimanches te rachètera une heure majeure ; et les deux heures et demie majeures qui heure l'appartiennent te rachèteront encore une heure et que Je un quart majeures ; faisant quatre heures trois quafts sr majeures t’appartenant ; vois-tu ?

que —Pas trop ; mais c’est égal.

MERE Nous comprenons, nous comprenons, crièrent jete À plusieurs nègres.

rcha : —C'est bien, Au bout de la quatrième.année, ton

travail des dimanches te rachètera une heure majeure ; et tes quatre heures trois quarts majeures te rachèteront encore deux heures et un quart majeures, qui feront en tout huit heures majeures à toi. Il y aura une petite somme de reste'en ta faveur.

Il'ne reste plusque quatre heures majeures à ra. cheter pour te mettre libre. Au bout.de la cinquiè. me année ton travail .des dimanches te, rachètera

temps !

donneront encore à la fin, de x chacune, #00 dont tu f DrenGTas

312 heures de travail ; 312 heures divisées par 12 |

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