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Lutte Vente 214 MATE ES ni + Po prete gear fennn er
moment de ton entrée dans la salle ; il est bien loin, ma chère, de s'attendre à te voir ici ce soir.
. —Quelle est cette personne, Milord, demanda Clarisse.
—Ah 1 c'est une surprise que je veux vous faire à tous deux. Il croit que ton père ést repassé en Angleterre depuis longtemps avec toi ; et tu ne t'attends guèré, j'en suis sûr, à le rencontrer ici. Je vais bientôt te l'envoyer. :
Lord Gosford n’eut pas plutôt passé dans le salon voisin, que la musique, qui avait été un instant in: terrompue, donna le signal d’un quadrille. Toutes lès places furent bientôt prises. Mademoiselle Asile
. damsait en face de sa mère, d'où elle pouvait facilement examiner les traits et l'expression de la physionomie de la jeune personne que Lord Gosford leur avait présentée. Hermine était demeurée auprès de Clarisse, qu’elle examina avec intérêt pendant qu'elle parlait à sa mère. Le caractère de Clarisse et celui d'Hermine se ressemblaient trop, pour qu'elles ne devinssent pas bientôt amies.
C'est, sans doute, la première fois AE vous venez en Canada ? lui demanda:t-elle.
—Qui, Mademoiselle.
Vous êtes venue dans la plus mauvaise saison de
l’année, reprit Madame de St Dizier; nous .entrons À
dans l’automne avec ses vents froids et ses pluies désagréables; vous ne vous amuserez:pas beaucoup.
—il fait pourtant assez beau aujourd’hui, ua peu : frais, c’est vrai ; mais j'aime bien ce temps-là. Mon père eut cependant désiré. venir plus tôt, mais ayant été tetenu plus longtemps qu'il ne, pensait dans la
Caroline du Sud, ainsi que dans la Virginie, il falla
bien venir dans cette saison, car il tenait à voir Milord avant de retourner en Angleterre.
— Pensez-vous rester quelque temps en Canada ?
—Mon père se propose de retourner en Angleterre avant l'hiver.
—Je crains que vous ne vous ennuyiez ici ; l'hiver ne sera pas gaie, si l’on en juge par les nouvelles qui arrivent aujourd’ui même de Montréal, Qn parle d'une assembiée révolutionnaire qui a eu lieu lundi, dans la paroisse St. Charles, sur la rivière Chambly.
—Voilà son Excellence, maman, dit Hermine en se penchant.
—M, de St. Luc 1 dit Clarisse en laissant échapper un petit cri de surprise et pâlissant un peu.
Hermine, qui avait entendu le cri de surprise et remarqué le changement de couleur de Clarisse, prit la main de la jeune fille et lui demanda avec intérêt ce qu’elle avait.
—Rien, dit-elle, en se remettant, je ne m'attendais pas à le voir ici.
—Vous le connaissez donc ?
— l'rès-bien ; nous avons voyagé ensemble. Mais voilà Milord.
Je n'ai pas voulu, Madame, laisser à d’autres le plaisir de vous présenter M. de St. Luc, un des bons amis de mon cousin, Sir Arthur, dit à Madame de St. Dizier Lord Gosford : comme j'espère avoir le plaisir de vous voir souvent avec.vos jeunes filles, et que M..de St. Luc sera, presque un des membres de la famille, je, suis. bien aise qu’il puisse faire ce soir votre connaissance, et, par. votre entremise, celle-des
dames canadiennes que vous connaissez, Ma petite |
soûsine est déjà son amie ; quant à Mademoiselle
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Hermine, ce sera à lui à gagner son amitié. Vous le l présenterez à votre sœur, n'est-ce pas, mademoiselle ? d
J'espère que vous m'aiderez à le garder aussi longtemps que possible parmi nons, car il parle déjà de à * partir. LS —Vous me faites beaucoup d'honneur, Milord, N
répondit Madame de St. Dizier ; je tâcherai de m’acquitter, du mieux qu'il me sera possible, de la double in
charge que vous me confiez.
—Je n’attendais pas moins de votre bonté—puis, se je tournant du côté de M. de St. Luc, Lord Gosford lui | dit :
: .. —Maintenant que vous êtes entre bonnes mains, ; AU je vous quitte pour aller rejoindre Sir Arthur, qui Hi et sera content de vous voir; mais ne vous pressez pas.
—Madame est trop bienveillante, dit St. : Luc en faisant un salut respectueux ; je crains qu’elle n’ait un bien mauvais élève à guider. Demandez à Mademoiselle Clarisse, combien peu je suis aimable et galant.
—Je pourrais mal vous juger, Mütisioutt : et d'ailleurs, ajouta Clarisse, d’un ton moitié hésitant moitié badin, depuis un an vous avez pu changer.
‘Hermine, qui ne put s'empêcher de sourire, regarda M. de St. Luc dont les traits Ne la zh faction et la joie. À
. —QOh! jen'ai pas éhibigé: Miss Clarisse ; je suis toujours le même, un rude marin qui ne s’est pas ‘ encore poli au contact du beau monde; qui parlé
comme il pense, et souvent ne pense pas cotmine les autres, et qui aurait besoin d’une main charitable et. __. pour le conduire à travers tous les éeueils et.
ri
M CR REG ASS. mat
aux a ruouvÉes. 157.
le les difficultés d’une société peut-être exigeante et er. 74 difficile.
ng- —Oh! M. de St. Luc, dit Hermine, vous ne trouve- | de rez pas la société canadienne exigeante ni difficile. |
D Je sais aussi que vous n'aurez pas beaucoup de peine | | rd, à trouver de ces mains amies dont vous parlez. J'ai ?ac- même appris qu’il s'était formé une ligue dans cette | LA 1ble intention à Montréal. | +48
—Pour ou contre moi? demanda St. Luc en |
tr riant, lui
—C'est un secret ; et ce n’est pas le mien seul. H af En ce moment un aide-de-camp du Gouverneur CH “
par vint prier Miss Gosford de lui faire l’honneurde sù danser avec lui la prochaine danse, qui devait être. une valse. | en —Valsez-vous ? demanda St. Luc à Mademoiselle Lait Hermine.
élle- | —Non, Monsieur.
at | —Alors me permettriez-vous de vous offrir le bras pour aller prendre quelque rafraîchissement, ; l'ail- Hermine jeta un coup-d'œil à sa mère, qui lui fit to diet. | signe d'accepter. | ei
—Vous voyez, Madame, que je vous enlève rie fille.
—J'espère qu elle est sous bonne garde, répondit Madame de St. Dizier, she avec peine un soupir. | :
—Mais où est âque votre sœur? dit St. Luc avant d'entrer dans le salon voisin, et s 'arrètant pour ns der les danseuses. %
—C'est élle qui danse de l'autre côté de la asile, M 3 Vis-vis l'endroit où fons étions. à