‹ Une de perdue, deux de trouvée [microforme]Chapitre 7 sur 72 · DONS · texte numérisé non relu

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. longs cheveux bouclés, qu’agitait la brise naissante,

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rivage, où il n’eut que le temps d'aider Trim à transporter Miss Thornbull sur une rude couche dont il lui avait fais ur lit à la hâte, quand Sir Arthur arriva et courut À la jeune fille, que tant d'émotions avait fait évanouir.

La fatigue, le manque de sommeil et les privations qu’elle s'était obstinément imposées l'avaient complètement épuisée. Sa belle tête blonde reposait sur le capot de Tom qui lui en avait fait un oreiller ; ses

voltigeaient. sur sa figure si pâle qu’éclairait en ce moment la lune qui se levait. Sir Arthur, sur le front duquel se réflétait toute la sollicitude de son cœur, la contemplait avec une paternelle inquiétude mêlée d’une profonde reconnaissance pour la Providence qui lui avait rendu l'enfant que son ami avait confié à sa protection, et que quelques heures de retard lui auraient peut-être enlevée pour toujours !

Lauriot et ses hommes se tenaient debout, à quelque distance, témoignant par leur silence et leur réserve leur respect pour la douleur de Sir Arthur, et leur intérêt pour la jeune fille.

—Je suis inquiet, M. Lauriot, dit Sir Arthur, ont évanouissement n’est pas ordinaire ; qu’en perisezvous ?

Lauriot fit un pas en avant, prit la main de la jeune fille,

—£Elle va revenir, dit-il après quelques jt je sens la chaleur du sang qui circule. Si vous me le permettez, nous lui frotterons les tempes avec un peu de hépage

bras en versant un torrent de larmes.

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—Oh ! reprit Sir Arthur avec douleur, qui aurait

pensé à ceci! Du vinaïgre, oh ! si l'on en avait. —Essayons toujours un peu de whisky sur les

tempes et une goutte sur la langue : ça ne fera me

de mal.

Ils essayèrent le whisky, mais sans effet. Pendant

. ce temps Trim cherchait parmi les longues herbes

du rivage, une racine que les nègres appellent Bouari dont l'odeur piquan‘e et le goût acidulé lui donne une vertu toute particulière sur le système nerveux, soit qu’on l’applique à l’odorat ou sur la langue. Il ne tarda pas à trouver ce qu’il cherchait et courant tout joyeux à Sir Arthur.

—Teni, mossié, teni ! voici ben bon pour Mesel ; li senti, li gouté, li trouvé mieux ! faut faire fusé li un peu avant.

—Mais, c’est du Bouari, Trim, s'écria Lauriot qui reconnut la racine.

—Oui, mossié, moué conné ben ; moué usé li souvent, quand moué trouvé grand faiblesse au cœur. Bon, ben bon ! x

Sir Arthur, après en avoir fait l'essai, eut la satisfaction de voir bientôt la jeune fille revenir à elle. D'abord son regard semblait errer vaguement sur

tous les objets qui l’entouraient, puis l'ayant arrêté

un instant sur Sir Arthur, lelle fronça le sourcil, sa lèvre se plissa et elle ferma les yeux, comme si la vue de cet homme lui faisait mal. Bientôt elle les ouvrit,

regarda fixement Sir Arthur ; ses joues se colorèrent, un léger frisson agita ses membres et la jeune fille fit un violent effort pour se lever et retomba dans ses

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