‹ Une de perdue, deux de trouvée [microforme]Chapitre 70 sur 72 · BRAIN PANIQUE NACRE AE GPU AE AE C RTS A RME V4 F · texte numérisé non relu

BRAIN PANIQUE NACRE AE GPU AE AE C RTS A RME V4 F

Carrière criminelle. J'ai été réintégré dans ma

fortune et dans le rang de mes pères, savais-tu cela ? —Que te dit-il, mon enfant ? demanda la prieure

qui se tenait, droite et immobile, un peu de côté.

—]l me parle de mon père, ma mère.

La religieuse lui fit signe de continuer.

—Sais-tu Pourquoi encore je l'ai cherchée partout ? C'était pour t'offrir et ce rang et cette fortune en expiation de ma faute. Je t'aime; Ah ! je t'aime. Ce n’est plus Cabrera, c’est le comte de Miolis qui demande ta main.

Pendant qu’il disuit ces paroles, dont le ton ne permettait pas à Sara de douter de la vérité, elle sentit tout son sang refluer vers son cœur ; puis par un suprême effort elle se jeta dans les bras de la prieure, et lui dit :

—Ma mère, je vous ai menti ! cet éhoiam n’est pas mon frère, c'est mon fiancé! il ne me parlait pas de mon père, il me parlait d'amour.

—Je le savais, mon enfant, répondit tranquille. ment la religieuse ; je comprends l’anglais ; mais je voulais t'éprouver, et voir si Dieu parlerait à ton:

cœur, plus fort que l'amour humain, Tiens, écoute,

continua-t-elle en élevant un doigt.

En ce moment un éclair immense éclaira vivement l'intérieur du parloir et du corridor, et un coup de tonnerre ébranla les murs du monastère.

—C'est la voix de Dieu, mon enfant, dit la religieuse,

—Je le sais, ma mère. Dieu aussi me dit d'aimer cet homme et je l'aime ! mais je ne puis le lui dire. La règle de ce couvent est inexorable !...je ne saurais m'y soustraire, quand je le voudrais !...mon père seui

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. L'horloge du couvent se mit à sonner les premiers coups de sept heures. Elle tressaillit, et s’arrachant des bras de la pieure elle fit un pas vers la grille.

—Comte de Miolis, dit-elle avec exaltation, il est, trop tard !..….tout est fini, entendez-vous sonner ? Adieu, adieu, je vous aime !...Au revoir, dans le ciel ! .

Cet effort était trop pour la pauvre enfant ; elle n'avait pu parler qu'avec des sanglois dans la voix, et elle tomba sans connaissance au moment où la plaque de fer, mue par un ressort caché, fermait le guichet.

Le comte de Miolis connaissait trop bien l'inutilité de rester au couvent pour y tenter des efforts inutiles; il sortit, remonta à cheval et se rendit à l’auberge où devait arriver la diligence. ;

Quand M. Thornbull descendit, il était près de minuit ; le comte de Miolis Pattendait, il l’invita à passer dans une salle voisine. Après s'être fait connaître il lui raconta tout ce qui était arrivé au monastère et l’aveu que Sara lui avait fait de som. amour. Le comte réitéra son offre de prendre Sara pour épouse, si le père voulait bien y donner son consentement.

Les offres furent acceptées. IL fut comven” que M. Thornbull ferait les démarches nécessaires pour obtenir la sortie de sa fille ; ce qui ne fut pas fort difficile, la jeune novice n’ayant point encore pro-

‘ nonSé ses vœux. À Deux mois après, elle était devenue‘ la femme du —. de Miolis,

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