LA, CHASSE
Durant la nuit, les deux vaisseaux, dont le haut des mâts était à peine visible à l'horizon au coucher du soleil,s’étaient tellement rapprochés qu'au point du jour l’un d’eux se trouvait par le travers du Zéphvr du côté du vent, à une portée de canon. C'était une
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polacre, sous tottes ses voiles, et offrant au vent tous les chiffons de toile qu’elie pouvait porter. A cinq ou six milies en arrière, une corvette, qui elle aussi charriait de la voile autant qu’elle en pouvait porter, faisait tous ses efforts pour gagner au vent du Zéphyr.
La polacre semblait attendre la corvette, car elle commença à rentrer ses bonneles et à amener ses perroquets volants.
L’officier de quart crut qu'il était à propos de réveiller le capitaine, .et il descendit dans la cabine.
—Capitaine, deux voiles en vue !
—Et après !
—Je n'aime pas leurs manœuvres!
— À quelle distance ?
—L'une par notre travers, au vent; et l’autre à
cinq ou six milles en arrière.
—Quelie espèce de navires ?
—Le plus près est un trois-mâts. Je n'ai pas pu bien distinguer, mais j'ai cru entrevoir des sabords. Le second est à peine visible.
Le capitaine sauta à bas de son hamac, saisit sa
longue-vue et monta eur le pont.
L'aurore commençait à poindre; une lueur pâle et faible semblait sortir des flots vers l'Orient ; de gros nuages noirs, poussés par la brise, semblaient courir au-dessus des mâts.
D’un coup d'œil le capitaine reconnut que c'était une polacre, armée en guerre. 1l ne pouvait encore reconnaitre le vaisseau qui était à l'arrière, et qui apparaissait comme une masse noire, s’avançant
en roulant sur les ondes, comme le génie ‘des tombeaux,
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—E£u haut, tout le monde sur le pont! cria le capitaine.
Cet ordre fut répété par l'officier de quart, et en un instant tout l'équipage fut debout.
—Largue les ris du petit hunier !
—Oui, oui, capitaine.
Et cinq à six matelots s’élancèrent dans les haubans du mât de misaine.
—Borde le grand foc, en avant là !
—Timonier, veille à la risée !
—Oui, oui, capitaine.
—Lof à la risée!
—Lof, répéta le timonier.
—Laurin, cria le capitaine en s'adressant au maïi-
tre carnonnier, vieux loup de mer à la moustache grise,
chargez moi un canon à poudre pour assurer notre pavillon. Ce vaisseau ne montre pas ses couleurs, nous allons lui montrer les nôtres.
—Oui, oui, capitaine.
Un instant après, le pavillon américain montait au haüt du mât le long de sa drisse, son battant flottant au vent et déployant ses couleurs nationales. Un coup d” canon, tiré à poudre, vint ébranler le Zéphyr j qu’au fond de sa cale.
Frappé somme par un coup d'électricité, un homme
bondit comme une balle dans la cabine et retomba
sur ses pieds en dehors de son lit. La première impulsion de cet homme fut de se fourrer sous la ta. ble, mais la vue de Sir Arthur Gosford, qui s’habillait à la hâte, modifia considérablement l’évolution qu'il allait exécuter.
—Oh1 mon cher monsieur, qu'est-ce que ça veut dire ? nous avons été surpris par des pirates ! je crois
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DEUX DE TROUVÉES. 65 Le les entendre qui montent à l’abordage ; ils nous ont An tiré une bordée à bout touchant! Entendez-vous ? 1 on quel piétinement sur le pont! LE
—J'espère que ce n’est rien, répondit Sir Gosford, d'une voix calme. Peut-être quelque signal. Montons sur le pont pour nous en informer.
u- —Oui, c'est ça, montez; vous descendrez ensuite me dire ce que c'est. Pendant ce temps là, je vais m'habiller et charger mes pistolets.
—Oh ! comte, vous n’avez pas besoin de vos pisto- #4 lets, je vous eu garantis. .
—C'est toujours plus prudent, qui sait ?
Quand Sir Gosford fut monté sur le pont, il vit le
ai- capitaine Pierre, sa longue-vue à la main, examinant se, de dessus la hune d’artimon où ilétait monté, le tre 1 vaisseau qui ne se trouvait plus qu’à une pelite por- T's, tée de canon et qui s’avançait vers le Zéphyr.
La moitié de l'équipage était distribuée dans les mâts et sur les vergues déferlant toutes les voiles;
lait l'autre moitié de l'équipage, rangée par file à tribord, Hi M. se tenait prête à exécuter les moindres ordres. es. : |
Le capitaine ayant terminé son examen, redescen-
e % di’ sur le pont.
—Que pensez-vous de ce vaisseau ? demanda Sir «ea Gosford, en s’approchant du capitaine.
En —Ma foi, je n’en sais trop rien. Nous avons
u montré nos couleurs ; il ne montre pas les siennes, j'ai envie de lui demander pourquoi. Après, nous saurons à quoi nous en tenir sur son compte. Et le capitaine se tournant vers maître Laurin :
—Un coup de canon à boulet à l'avant de ce pavire !
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Et un canon tonna, son boulet allant ricocher à l’avant de la polacre.
—Ah!ah! s'écria le capitaine, il montre ses couleurs! c'est un pavillon Hollandais. Et la polacre s'avançait toüjours, en maintenant sa position par le travers du Zéphyr.
—Babord la barre !
—Babord la barre, répéta le timonier.
Au mouvement du gouvernail, le Zéphyr, arrivant un peu, prit plus de vent dans ses voiles et s’élançai: gracieusement en s’éloignant graduellement de la
polacre, qui serrait au plus près afin de ne pas dépas-
ser le Zéphyr, qui était sous le vent à elle.
La polacre exécuta la même manœuvre que le Zéphyr et fit une semblable arrivée.
—Capitaine, ce vaisseau manœuvre comme nous que prétendil faire ?
Je n’en sais rien, répondit celui-ci en secouant la tête ; je n'aime pas son apparence, et j'aime encore moins celle de cette corvette, qui charrie de la voile, plus qu’il n’en faut pour marcher décemment.
Il faisait alors grand jour et l’on pouvait facilement distinguer la corvette, qui n'était guère plus qu'à quatre à cinq milles, et gagnait à chaque instant sur
«le Zéphyr qui n'avait pas encore toutes ses voiles dehors.
En ce moment, Trim, le gros nègre, qui regardait attentivement la polacre, appuyé sur le bastingage de babord, fit signe à Tom de venir près de lui.
—Tom, lui dit-il quand il fut arrivé, je ne sais si je me trompe, mais ce vaisseau m'a tout l'air d’une
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certaine polacre que. nous avons rencontrée aux environs du Cap Frio, il y a un mois, lorsqne mous
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| . F (l allions à Rio, et que nous avons alors reconnue pour | | un de ces maudits pirates, qui infestaient les côtes du Brésil à cette époque. | —-Trim, tu as raison. | —Tiens, Tom, regarde sa voile de misaine; vois- | tu cette pièce de toile ronde au milieu, et cette autre | un peu au-dessous ? oh ! jé suis bien sûr maintenant, —Moi aussi je la reconnais maintenant, c'est bien la même polacre. Nous allons danser tout à l’heure au son du canon. Si encore nous n'avions pas à nos trousses cette maudite corvette, que je n'airhe pas du tout, je me moquerais bien de la polacre ; nous lui ferions bien vite prendre le large comme nous le lui avovs déjà fait prendre !
—Capitaine, cria un matelot, placé en vigie au A mât d’artimon, la corvette fait des signaux à la polacre.
Le capitaine dirigea un instant sa longue-vue sur la corvette.
—Cour@ vite en bas, Sir Gosford, pour rassurer votre fille et mademoiselle Thornbull. Vous les ferez passer dans la grande cabine.—Nous allons bientôt essuyer une bordée et peut-être aussi auronsnous besoin des canons de poupe qui sont dans ma cahine. Dans tous les cas, soyez tran- 1 quille, je .tâcherai d'éviter le combat et ferai i force de voiles pour leur échapper, si, comme ; je le crois, ce sont des ennemis. Si une fois je puis virer de bord, je me moque bien d'eux. Allez, allez vite. |
À peine Sir CG ord fut-il descendu, que les flancs ms de la polacre sembrasèrent, un nuage de fumée l'enveloppa toute entière, et trois à quatre gros bou-
TT à dar a A rem ranemnenenmmen pennren amer matos rprrarns AN EN * A SNUMEUS RUN Ty CRT De amet eme enecpmn ÿ s PUS AMEN nat, ; | Que ,
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lets vinrent mourir à une demi encäblure du Zéphyr. Au-dessus de la fumée on vit un pavillon noir, sur sc lequel se dessinait en blanc une tête de mort.et audessous deux os en croix, monter le long de sa drisse
et se fixer à la tête du grand mât. d’ —Oh ! oh! murmura légcapitaine Pierre, il parait Le qu'on ne fait plus de mystère maintenant; ils ont eu | ‘ tort de même de commencer le bal à cette distance, | FA avec des caronades qui ne portent qu’à moitié chemin. À | | Puis se tournant vers son équipage:
| | — Allons, mes enfants, pointez dans la voilure ! " —QOui, oui, capitaine.
| | . —Attention ! feu! u fl * Et les quatre canons de babord, qui éclatèrent en POI même temps, firent trembler le Zéphyr dans toute.sa be membrure. Le capitaine suivit de l'œil l'effet de sa "re bordée dans la voilure de la polacre. É —C'est bien, mes enfants, donnez-moi des dix-huit qe | à cette distance : ça parle au moins. cell D —Holà en avant là, nettoyez le gaillærd d'avant ! ven c'est au tour de Cicéron à parler maintenant, il aura fit a peut-être quelque chose à dire!
En un instant tout fut prêt.
Le capitaine se rendit lui-même sur le gaillard ! mis: d'avant, et là, de sa voix qui dominait le bruit du | le c combat et les clameurs du pont, il fit entendre les | de ordres suivants, de l'exécution vive et prompte des | com quels dépendait peut-être le salut du, Zéphyr. mo —Pare à virer! aba ?
! ë Tous ceux de l'équipage destinés à la manœuvre l'esp
F 5 coururent se placer à leur poste, le timonier amena sou | un peu pour faire poster les voiles, mon fais
—Adieu-va Ji)
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Aussitôt on brassa l'ourse d’artimon tout à fait sous le vent et le timonier mit la barre sous le vent.
—Largue le lof!
En un clin d'œil les écoutes des focs et des voiles d'étai ainsi que l'amarre de la grande voile, furent
larguées.
Le capitaine profita de. l'instant où l’on exécutait cette manœuvre, pour pointer lui-même son canon favori, son Cicéron. Aussitôt que la proue du Zéphyr arriva en droite ligne avec le flanc de la polacre :
—Feu ! cria le capitaine.
Et sans prendre le temps de regarder l’effet que pouvait avoir produit l'éloquence de son prince des orateurs à la parole de fer, il cria à l'équipage d’une voix sonore et retentissante :
—Décharge derrière !
Et au moment où la proue du Zéphyr, obéissant à cette manœuvre, commençait à dépasser le lit du vent, encore une fois la voix du capitaine retentit et fit entendre l'ordre de: ”
—Décharge devant !
A ce commandement, les vergues des voiles de misaime furent vivement bras yées et orientées sur le côté opposé ; et le Zéphyr, ayant viré de bord vent de vent, s'élança en bondissant à travers les flots comme un coursier qui, un instant retenu par le mors, se sent enfin libre sous les rênes qu'on lui abandonne, tressaille, secoue sa crinière et dévore l’espace. Le Zéphyr frissonnait dans sa membrure sous l'effet du vent qui sifflait dans ses voiles, en ce moment toutes dehors; sa proue, en fendant l'onde, faisait jaillir à l’avant des tourbillons d'écume, qui
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s’enlevaient et se dispersaient en vapout emportée “par la brise.
—Hourra ! hourra ! crièrent spontanément tous les matelots du Zéphyr, en le voyant si graciensement franchir les lames écumantes.
* Mais la manœuvre si hardie de virer de bord vent de vent sur un vaisseau ennerni, n'avait pu s’exécuter sans approcher le Zéphyr à la portée des canons de la polacre, qui envoya sa bordée en plein dans ses voiles, emportant le grand nerroquet et La perruche, causant plusieurs avaries assez importantes dans ses rordages, et blessant légèrement deux gabiers dans les huniers.
Quant à la polacre, elle avait bien plus considérablement souffert dans sa mâture, ayant eu son mât de misaine brisé, un peu au-dessous de son hunier, entraîinant dans sa chute une partie des cordages du grand mât, déchirant du haut en bas le grand hunier et la grand'voile. Ÿ
Trim, qui durant tout ce temps s'était tenu campé htlessts de la cambuse, avait suivi de l'œil l'effet de la décharge dé Cicéron. Au moment où le coup partit, il se dressa sur ses genoux, et quand il vit le mât de misaine de la polacre tomber, il jeta un cri de triomphe, lança sa casquette pleine de graisse
dans les airs et sautant sur le pont, il se mit à crier à tue-tête, en gesticulant et cabriolant comme un fou :
—Hi! hi! hi! Bonjou la polacre, en voulez-"aus encore ? hi! hi ! hi ! Bien visé ça, mon petit maître ! hourra pour mossié Céron ! Cré mâtin ça que mossié Céron ! il est temps moué couri faire le déjeuner !
Cré mâtin ça que mossié Céron! hourra ! hourra!
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Et le pauvre Trim, ivre de joie, entra dans la cambuse où il tisonna vigoureusement Île feu et brassa ses châudrons. Puis uû instant après, ressortant sur le pont quand la bordée de la polacre vint causer les avaries dont nous avons parlé, dans la voilure du Zéphyr, il agita son poing vers la polacre, en lâchant un énorme juron, et s'étonnant que le capitaine ne
lui courut pas sus, pour la punir de sa témérité.
Mais le capitaine ne pensait pas ainsi,et d’ailleurs il avait bien d’autres choses à faire.
Le Zéphyr qui, sous sa nouvelle bordée, courait grand largue, fut bientôt hors de la porté des caronades de la polacre ; mais comme il avait perdu deux de ses mâts et souffert de graves avaries dans son gréement, il était évident que la corvette gagnait considérablement sur lui.
Le capitaine Pierre appela le maître d'équipage, et lui recommanda de faire servir à ses gens une double ration de rum et un bon déjeuner.
Après avoir fait l'inspection de la mâture, examiné les avaries, s'être assuré que les blessures de ses matelots étaient légères et avoir assisté à leur pansement, il donna quelques ordres au contre-maitre et descendik dans la cabine, où il crut qu 1 était temps de se rendre.
Sir Arthur Gosford était assis sur un sofa tenant une des mains de Sara, qui sanglottait et pleurait à chaudes larmes, et qu'il s’efforçait de rassurer ; Clarisse, calme et tranquille, était assise près de son père, sa tête appuyée sur son épaule.
A l’arrivée du capitaine, tous trois se levèrent à la fois, et d’une seule voix lui demandèrént où eu étaient les choses sûr le pont.
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—Tout estclair maintenant. Pas d'accident sérieux, quelques voiles et quelques sréemenie andonage Voilà tout.
—Pas de blessés ? demanda Sara d’un air timide.
Pas pour en parler, deux hommes égratignés.
—Æ£t la polacre ? demanda Sir Gosford.
—La polacre ! oh ! rous lui en avôns donné asset: pour aujourd'hui. Je ne crois pas qu'elle y revienne
une seconde fois... Mais à propos où est donc M. | le comte d’Alcantara ?
| ja : —Le comte d’Alcantara ? répétèrent Clarisse e: Sura d'une voix.
—Oui, je ne le vs nulle part; il ne.s’est.pas mon: tré sur le pont, il doit être resté dans la cäbine, continua le capitaine.
—]l étaitici quand la canonnade a commencé, lisant dans ce livre à l’autre bout de la table. Je suis sorti un instant pour aller chercher mes deux enfans, et quand je suis rentré il n’y était plus.
—Vous êtes bien certain ?
—Bien cer!ain.
Le capitaine s'avança pour voir par curiosité gael
| était ce livre qui pouvait avoir assez intéresss le boit comte, au milieu de la confusion de la canonnade. | le c | C'était un livre d'heures, ouvert à la prière des tout agouisants, . plei < —Comte d'Alcantara, cria lecapi laine à haute voix, mar
l où êtes-vous ? | U
Personne ne répondit, 4 tesq
Le capitaine appela le maître d’hôtel, et lui ordon- É bun
ma d’aller sur le pont voir si le comte d’Alcantara y rire .. était, et s’il n° l’y trouvait pas, de s'informer et dus le touc chercher parivut. | ridic
L ; Mis CHARS TD TV AIS
», à A ‘ RAA der à ai PR
On appela, on chercha, mais en vain.
—£coutez, s'écria Clarisse, il me semble avoir entendu quelque chose au fond de la salle, écoutez!
le capitaine, Sir Gosford, Clarisse et Sara courureni à l'endroit d’où semblait venir un son faible'et étouTé. On écouta encore, puis on entendit une voix qui uriait : au secours.” La voix venait de la soute aux vivres. Le capitaine voulut ouvrir la porte, mais elle était fermée en dedans ; sans perdre de temps, il l'eafonça d’un coup de pied et entra. Personne !
C’est pourtant bien d'ici que venait cette voix, dit Clarisse. |
- Oui, oui, répondit une voix, qui semblait. venir de l’autre monde.
—Où ?
—{ci.
—Où, ici ?
—Tci, ici, j'étouffe, dans le baril à fleur ; vite, vite, j'étouffe !
Le capitaine en un instant comprit tout, il débarrassa un baril à fleur qui se trouvait couvert de sacs, de boîtes et d’ autres choses ; et au même instant on vit le couvercle $e soulever, puis une tête et une figure, toutes blanches, sortir de dedans un baril à demi plein de farine, soufflant et éternuant comme un marsouin.
Une explosion d'éclats de rire vint saluer cette gro- :
tesque apparition. Etrange combinaison des facultés humaines. Tout à l'heure des pleurs, maintenant des
rires ! Tant il est vrai que souvent les extrêmes se touchent, Le sublime et la mort à un bout, le. ridicule et la folie à l’autre ; la bravoure sur le pont