‹ Une de perdue, deux de trouvées [microforme]Chapitre 16 sur 78 · LE AT RE · texte numérisé non relu

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et là peur dans un baril de farine ! quels contrastes, reco et quels rapprochements ! men

—Ne riez pas de mon malheur, je vous en prie, retri cria le comte, en essuyant sa figure du revers de sa pren

main, Je vais vous raconter communt cet accident .Le m'est arrivé ; attendez. À Les f

Et en c@ disant, il nassa dans la cabine du maître tara

d'hôtel, où il se lava et fit sa toilette. | | de st

— Allons sur le pont, mes enfants, dit Sir Gosford | repas || « à Clarisse et à Sara, pour prendre l'air un peu. et cupa

| examiner ce qui se passe au dehors. V'Al Sur le pont, tout se ressentait des effets de la der- sour! | nière escarmouche. Des bouts de cordage coupés, était | | des tronçons de mâts, des épars, des vergues brisées ll qu’on était activement occupés à réparer, A l'arrière Fu | du Zéphyr, la corvette qui avançait toujours, et qui aller \ avait rsgagré le chemin que la manœuvre si heureuse cette et si hardie du Zéphyr lui avait fait perdre. Plus à me loin dans la distance, la polacre qui avait abandonné tille, la chasse pour le moment, et réparait ses avaries. mes | Ce spectacle avait quelque chose d'effrayarit, | table aussi Sir Gosford eut-il regret d’être venu sur le pont le ba (| avec ses devx jeunes filles. Il fut bien aise de redes qui : | cenû. 2 dans la cabine quelque temps après, quand la | —| cloche du maître d'hôtel vint annoncer que le déjeû- %œ étou ner élait servi. —| | —Allez déjeûner, Sir Gcsford, lui dit le capitaine, | en re | ne m'attendez pas ; j'irai vous rejoindre dans un ins- mais « | tent. D quan LL Le capitaine donna les ordres nécessaires pour se | norn préparer à l’abordage, ca: il vit bien qu’il n’y aurait D ua pas moyer de l’éviter. Après avoir jeté en div un pont | coup d'œil aur la corvette qui s’av:nçait toujours, il e

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recommanda qu'on vint l’avertir aussitôt qu'elle commencerait à arriver à la portée de ses deux pièces de retraite, qui étaient dans sa rahine ; et il descendit prendre sa place à la table du déjeuner.

. Le silence le plus profond régnait dans la cabine. Les figures étaient sérieuses ; celle du comte d’Alcantara trahissait une certaine confusion qu'il s'efforçait de surmonter. Le capitaine, qui voulait prolonger le repas, et faire diversion aux sombres pensées qui occupaient l’espril de ses convives, s'adressa au comte T'Alcantara et le pria, en s’efforçant de supprimer un sourire, de leur raconter la cause de l'accident qui lui était arrivé.

—(’est une vraie fatalité, répondit le comte, imaginez que voulant monter à la hâte sur le pont, pour aller me mêler aux combattants, je pris le chemin de cette chambre croyant y arriver plus tôt. Je cherchais à mettre le pied sur un baril pour sorti par l’écoutille, quand, fatalité! le couvercle s’enfonça sous mes pieds et voulant me soutenir sur une espèce de tablette, la planche manqua et je fus précipité dans le baril, entraînant avec moi sacs, boîtes et tout ce qui se trouvait sur la tablette. |

—Meis, c'est un terrible accident, vous pouviez étouffer.

—Dans toute autre circonstance, continua le comte en reprenant tout son : .iomb, ce n'eut été rien; mais vous pouvez juger des tortures que j'endurai, quand je vic qu'il m'était impossible de soulever 1'é-

norme poids qui était torabé sur le baril, surtout

quanc je réfléchis, que peut-être ma présence sur le pont pouvait être de quelque secours!

—L'effronté et impudent bava: i ! pensèrent tous les

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passagers. Le capitaine se moucha, Sir Gosford toussa, Clarisse avala une énorme gorgée de thé au risque de se brûler, et Sara sourit tristement. Cependant à mesure qu’il parlait, l'idée de la scène du comte sortant de la farine, vint peu à peu prendre la place des idées plus sombres, que la vue du spectacle sur le pont avait réveillées dans leur esprit.

Déjà le déjeuner avait duré quelque temps, quand un coup de canon se fit entendre. Tous se levèrent à la fois. Le capitaine s’élanca sur le pont.

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