STE RE
RPYE ESS
celui qui tenait les rènes, celui-ci se pencha à son oreille et lui dit quelque chose.
—Un gros ? demanda le uègre.
—Oui, quatre à cinq pieds.
Le nègre disparut dans sa cabahe, dont il ressortit bientôt portant dans se8 vras une dame-jeanne, qu’il plaça dans la voiture.
—Merci. ‘
La voiture partit en reprenant fla direction dans laquelle elle était venue. Quand elle se fut éloignée un peu et eut disparu dans l'obscurité, Trim demanda quelles étaient ces personnes.
—Bonne pratique, répondit le vendeur de reptiles en se frottant les mains; c’est le docteur Rivard.
—Le docteur Rivard ! et son compagnon ?
—Je crois que c'est M. Pluchon.
—M. Pluchon !
Trim, sans perdre de temps, prit son chapeau et s’'élança dans la direction de la voiture. 1l ne put la rejoindre, car le docteur, qui avait entendu le pas de quelqu'un qui courait derrière la voiture, se mit à fouetter vigoureusement son paisible cheval. Et Balais, peu accoutumé à ce genre de traitement, partit au grand galop.
Trim fit d’inutiles efforts pour conserver la vue de la voiture, mais Balais y allait de trop bon cœur pour que Trim n'eut pas la douleur de voir la voiture dans la rue St. Charles, longtemps avant qu’il put y arriver. Le pauvré Trim, tout essoufflé, cou- ‘ vert de boue et trempé jusqu'aux os, s’assit, tout déconcerté, sur une borne qui se trouvait au détour de la rue. Au bout de quelque temps il se décida à aller voir la vieille Marie, sa tante, qui, comme nous
ee CE PO PIC DT,
, son
au et
put la
pas de
mit à É @ Et
, par-
ue de cœur a voiqu'il cou- | tout étour da à nous
le savons, était l’esclave du docteur Rivard. A l’arrivée du Zéphyr, Trim avait été voir la vieille Marie, qui lui avait dit des choses dont il ne s'était pas occupé d'abord, mais qui, en ce moment, réveillaient en lui d’étrang’ 4 «nupçons.
Ce ne fut que lorsque le doateur fut arrivé dans le faubourg Tremé qu’il ralentit l'allure de Balais. Pluchon regarda derrière la voiture et écouta attenivement. [Il s'assura qu'ils n'étaient pas suivis; on n’entendait que le bruit du vent et le clapotement de la pluie dans les mares d'eaux au milieu du chemin.
—Docteur, il n’y a personne.
—Tant mieux, autrement il - aurait fallu remettre à un autre soir ce qu’il est si important d'exécuter cette nuit.
Ils nestardèrent pas à arriver à l'endroit où le docteur avait déjà attendu Pluchon, tandis que ce dernier avait été porté à l'habitation des champs, la petite fiole de poison destinée à l’infortuné Pierre de St. Luc.
Le docteur arrèêta la voiture.
—Vous allez descendre, M. Pluchon, et porter cette dame-jeanne à l'habitation des champs. Prenez bien garde de lg laisser tomber. Vous ne la donnerez pas aux Létard, mais vous la jetterez vous même dans le cachot. Si les Létard ont peur d'y descendre eux-mêmes, ils n'auront pas peur d’y voir descendre
celle dame-jeanne. Il faudra que vous la lanciez
avec assez de force cher du cachot.
—Que contient-elle donc, cette dame-jeanne :
—Un serpent à sonnettes.
pour qu’elle se brise sur le plan-
es MAR ETS Ca
Dre TRES
NAT opte El SET RER
LS
gere
8 ériger Mad Les dan St à
Pluchon fit un bond en arrière et laissa tomber la dame-jeanne.
— Mille tonnerres ! s’écria le docteur touten colère,
vous avez failli casser la dame-jeanne !
Pluchon, qui déjà s: trouvait à une respectable distance, voyant qu'id n'avait que failli casser la dame-jeanne, approcha avec précaution ; s'étant assuré qu’elle n’était pas cassée et que le bouchon tenait bien, il se décida, quoiqu’avec un violent tressaillement de nerfs à la ramasser.
—Allez avec précaution, continua le docteur, ne confiez pas à d’autres le soin de jeter la dame-jeanne dans le cachot, et ne leur dites pas ce qu’elle contient. Je vais vous attendre ici.
Pluchon, tenant avec précaution la dame-jeanne entre ses mains, les yeux fixés sur le bouchon qu'il semblait couvrir du regard, s’imaginait le voir sauter à chaque instant. Il tenait la dame-jeanne par le milieu au bout de ses bras, n'ayant pas voulu pour tout au monde l’appuyer sur son abdomen, une certaine terreur lui faisant craindre, en dépit de son bon sens, que le reptile ne le piquât à travers la bovteille. Une sueur froide coulait sur son front. Quoique la distance ne fût que de quelques arpents, il lui fallut s'arrêter deux à trois fois Pour respirer et prendre haleine. En arrivant à l’habftation, il déposa sa dame-jeanne sur le perron, et se mettaat les deux doigts de chaque main dans la bouche, il fit entendre un sifflement aigu et perçant qu'il répéta par trois fois. A la troisième fois, une lumière parut à l’étage supérieur, puis une fenêtre s’ouvrit,
—Qui va là? demanda Léon.
—0'est moi : M. Pluchon, venez ouvrir, vite! .
dt fm En Gt et bed nm de
oo ee
nber la colère,
ectable sser la 1l assu- \ tenait :ssaille-
eur, ne -jeanne le con-
-jeanne on qu'il oir saue par le lu pour ne cer-
de son la bovt, Quoivents, il pirer et | déposa es deux ptendre par trois t à lé
set prnnrtecet serrer opter tdi rt re mur qe D PEL 1 À K 34 E#,
as bise mi ssh aipitté auéntiriit si LANG sÿ L EUR
Léon, après avoir réfermé la fenêtre avec précaution, descendit ouvrir la porte à Pluchon.
La pluie qui,au commencement de la soirée,tombait fine et chaude, poussée par un léger vent du sud, avait cessé depuis quelques minutes. Ilné veutait plus. De gros nuages couleur d’encre enveloppaient toute la cité et semblaient prêts à fondre sur elle. La température avait changé tout à coup. Une odeur sulfureuse imprégnait l'atmosphère. Le tonnerre grondait sourdement. De vifs éclairs sillonnaient les nuées. Il était évident qu’une tempête allait bientôt éclater. La nature semblait se recueillir un instant et ramasser toutes ses forces, avant de laisser échapper des tempêtes et de lancer ses furies sur la ville.
Au moment où Léon ouvrait la porte, un immense éclair embrâsa le firmament, et une rafale de vent éteignit la chandelle qu’il tenait à la main. Iltressaillit involontairement.
—Nous allons avoir un terrible orage, M. Pluchon ! Qu'est-ce qui peut vcus amener par un temps . pareil ? |
Pluchon ne répondit pas.
Léon prit une allumette chimique et la frotta œntre le mur, mais il ne put l’allumer, Il en prit une denxième, puis une troisième, puis une dizaine à la fois, mais il ne put réussir à produire de flamme. [Le phosphore, rendu moins inflammable par l'humidité, laissait sur le mur dés traces phosphorescentes et brillantes qui étincelaient dans l’obscurité. Ces traces nombreuses, bizarres, figurant des lignes droites, courbes, des croix, des cercles sur la muraille, firent une curieuse impression sur l'esprit superstitieux de Léon. Il lui semblait voir CU spec»
nee. 4 RE TO TOR ET ee né emirnenttnan tentseniene tiers rnnmn qe co
ee " PU ai PNA A on,
tres se lever de terre ou sortir du mur. Le premier novembre a toujours été considéré comme étant une nuit spécialement destinée aux morts et aux revenants. Il eut peur.
M. Pluchon, êtes-vous là ? dit Léon d’une voix sourde. Pluehon ne répondit pas. Un violent coup de tonn2rre vint ébranler toute la maison. D
—M. Pluchon, pour l'amour de Dieu, je vous en ! | prie, parlez. | ;
Pluchon impatienté lâcha un énorme juron à Léon, %Æ , en le traitant de bête.
—C'est bon comme ça, répondit Léon; j'aime mieux que vous invectiviez contre moi que de ne pas
vous entendre, quand je vois toptes ces croix qui I
dansent sur le mur. 6 Pluchon, ayant pris les allumettes des mains trem- !
blantes de Léon, réussit enfin à allumer la chan- n
delle. Avec la lumière le courage revint à Léon. —Qu’'avez-vous donc là, dans cette dame-j -jeanne,
M. Pluchon ? n —Ne vous inquiétez pas. Où sont la mère Coco et François ? d
Maman est allée voir Jacob à la ville ; François dort en haut sur le canapé.
— C'est bien, il ne faut pas le réveiller. Monte Æ |, avec moi, je veux voir votre prisonnier. al —Pas ce soir, s’il vous plaît ; je ne descendrais pas dans le cachot ce soir pour une forture. el
—Vous n'aurez pas besoin de descendre; je ne veux pas descendre non plus, je veux seulement regarder du haut de la trappe.
—Oh ! si ce n’est que ça, on peut vous satisfaire, M. Pluchon.
remier int une x reve-
je voix nt COUP
ous en à Léov, j'aime e ne pas roix qui ns tremla chanéon.
-jeanne, Coco et françois Montez
frais pas
D; je ne lement
htisfaire,
“cf Tr Tr k \ PMR
AL
Pluchon et Léon allèrent à la trappe. Avant de l'ouvrir, Léon écoula ; puis étant sûr qu'il n'y avait rien à craindre, il ôta les coffres et les bancs que la mère Coco avait mis sur le travers de la trappe et louvrit. Pluchon ne perdit pas de temps, il lança avec force la dame-jeanne qui se brisa au fond du cachot. Un éclair éblouissant pénétrant dans le cachot par le soupirail, en illumina toute la profondeur. Léon ferma précipitamment la trappe, tout effrayé.
—Qu'avez-vous fait là, M. Pluchon !
—£: outez.
kéon écouta. Le vent, qui s’engouffrait par le:soupirail, soufflait avec violence ; des sifflements aigus dominaient par moment le bruit du vent.
—Je ne sais pas ce que c’est, dit Léon, d’une voix mal assurée.
—Je vous le dirai demain, lui répondit Pluchon.
En attendant, venez m'ouvrir la porte, pour que je m'en aille avant l'orage.
—Vous feriez mieux de rester coucher ici, je vous donnerai un bon lit.
—Je ne peux pas; il y a quelqu'un qui m'attend.
Quand Pluchon fut sorti, Léon ferma la porte aux verroux à double tour, remonta précipitamment et alla réveiller son frère.
—François, François, réveille-toi donc, lui dit-il en le secouant par le bras.
—Laisse-moi tranquille, grommela ce dernier en se retournant sur l’autre ôté.
—François, lève-toi donc ; entends-tu les revenants qui font un sabat d’enfer dans le cachot? et Léon secoua encore son frère avec vigueur.
—Vaste faire s.. et laisse moi dormir, répondit François, d’un ton si péremptoire que Léon vit bien qu'il ne réussirait pas à le faire lever.
Alors'il allumz cinq à six chandelles, qu’il plaça sur la table, le bureau et sur le devant de la cheminée ; il alla ensuite à l’armoire, se servit une énorme rasade de rum qu’il avala, puis il s’enveloppa dans une couverte et se jeta sur le lit à côté de François.
Des cris sourds se firent entendre dans le cachot et semblèrent à Léon comme les clameurs des revenants, qui sortaient des éntrailles de la terre et venaient jusqu’à ses oreilles à travers le plancher. Il essaya encore une fois de faire lever son frère, mais ilne put réussir; alors il se couvrit par dessus la tête et ne dit plus un mot, Ôsant à peine respirer et se pressant contre François qui ronflait comme un bienheureux. Ainsi cet homme si hardi daus le crime, tremblait devant une chimère, une superstilion, un fantôme de revenant que créait son imagination excitée et fiévreuse.
Pierré de St. Luc s'était réveillé en sursaut, au bruit que fit la dame-jeanne en se brisant sur le plancher. Il entendit la trappe se fermer, et crut distinguer, à la lueur de l’éclair qui avait illuminé le cachot, un reptile qui s'agitait au milieu des débris ‘et des morceaux de verre brisés. A la lumière de l'éclair avaient succédé les plus profondes ténèbres. Il crut que cette apparition n'était que l'effet de l’hallucination de son cerveau malade et affaibli par la faim et la perte de son sang. 1l passe:sa mainsur ses yeux, et s’efforça de recueillir ses esprits afin de mieux examiner sa situation. Mais les siflements aigus du reptile et le bruit de ses sonnettes qu'il agi-
Jondit , bien
plaça hemiorme | dans Açois.
hot et ; r'everre et her. Il , Mais ssus la irer et me un aus le perstiagina-
aut, au sur le ut disniné le débris ère de nèbres.
Xet de bli par ain sur fin de
ments il agi-
PACE 44 mbrmhiates ant de: did ge CE AE AE: nv te Er T4 D NON HE TES d gel Re de DAS
tait avec colère, ne laissèrent plus de doute à Pierre de St. Luc, que ses géoliers voulaient le fâire mourir sous les morsures mortelles du serpent, qu'ils venaient de jeter dans son cachot. Les éclairs qui commençaient à se succéder avec rapidité, lui firent voir un énorme serpent à sonneltes, replié en spirales sur lui-même, la tête élevée, les yeux jetant des flammes et se balançant, comme s’il se préparait à s’élancer sur quelqu’objet que Pierre ne pouvait apercevoir. Le capitaine, dont l’âme, si fortement trempée aux épreuves de la vie dans sa carrière de marin, n'avait
pas un instant faibli depuis son emprisonnement,
commença à sentir son courage et sa fermeté lui manquer. Pour la première fois, il eut peur de mourir : lui qui s'était accoutumé à envisager la mort au milieu des balles et des batailles, entourée de l’excitation et de l'enthousiasme du combat, ne put sup porter l'idée de la voir venir sous une forme aussi
hideuse que celle sous laquelle elle se présentait en
ce moment. Tout le temps qu’il était demeuré dans le cachot, maïgré l'abandon dans lequel on l'avait laissé, malgré les mauvais traitements qu’on lui a”ait fait subir, il avait toujours conservé un espoir, faible
il est vrai, mais assez puissant pour lui faire suppor-
ter sa situation, que ses géoliers finiraient par lui
-reñdre sa liberté. Ce qui, peut-être plus que tout le
reste avait contribué à soutenir son courage, c’est qu'il comptait sur son équipage et surtout sur son fidèle Trim, qui ne manqueraient pas de faire les plus minutieuses perquisitions, aussitôt qu'ils se seraient aperçu de sa disparition. Mais quand il se vit livré, lié et garotté, aux morsures du plus dangereux des reptiles : oh ! alors son espoir s’évanouit et sa ferme-
Es EL SE
PE ae ere cd epeiens sn Cabhen parti ds rire ni A L Les Des hate) denis ho pote pol ec gi ñ ù Y td Mau M eee 0 LT LUCE PRESSE
té l’'abandonna. Il s'agita sur son lit, secoua avec rage et désespoir les sangles qui l’attachaient, tous les muscles de son corps se tordaient sous les efforts prodigieux qu’il tit pour s’en débarrasser ; tout fut inutile.
Alors il lui sembla entendre les pas d’un bnetra en dehors de son cachot. L’espérance, cette dernière et suprême vertu qui soutient l’homme j'isqu'à la mort, se ranima vivement dans son âme. Il pensa à Trim, qui peut-être le cherchait en ce moment ; ilse mit à crier de toutes ses forces et à appeler au
secours, puis il se mit à écouter attentivement. Lee
vent lui apporta l'écho des ricanements du docteur Rivard qui, malgré son flegme habituel, riait en entendant Pluchon lui raconter la superstitieuse frayeur de Léon. Ces :vanements raisonnèrent lugubrement aux oreilles de Pierre de St, Luc ; il redoubla ses cris cependant, ne perdaut pas l'espoir que ce pouvait être quelqu'étranger qui finirait par l’entendre.. Les ricanements cessèrent et le bruit d’une voiture qui s’éloignait rapidement ne lui laissa plus de doute qu'il ne devait pas attendre de secours de ce côté.
La tempête avait éclaté dans toute sa fureur; le vent rugissait en s’engouffrant dans le soupirail ; les éclats du tonnerre se succédaient avec une rapidité
et un fracas épouvantables ; tout le ciel était en feu,
et une flamme immense, éblouissante, semblait envelopper la Nouvelle-Orléans et les campagnes environnantes dans un vaste brasier, L'intérieur du cachot était vivement éclairé.
Pierre de St. Luc avait cessé ses cris ; ses membres
semblaient paralysés, son bras pendait à son côté;
. avec , tous efforts ut fut
omme rnière u’à la ensa à .; ilse er an IL. Le e octeur ait en itieuse nèrent Que ; il espoir ait par bruit laissa
ecours
ur; le ail ; les en feu, mblait pagnes eur du
embres
DATE } Aibos near Ex MUR ER Hu 4,
ses yeux seuls avaient conservé leur activité et suivaient le serpent à sonnettes qui, se déroulant avec lenteur, s’avaaçait en rampant vers le soupirail ouvert du cachot. Le reptile avait aussi cessé ses siflements, mais il agitait avec vivacité sa langue fourchue qu’il dardait de sa gueule entr’ouverte, ses sonnettes ue faisaient entendre qu'un son faible et sec. Arrivé au-dessous du soupirail, le reptile se dressa le lang du mur,.en imprimant à son corps de gracieuses ondulations, puis il s’allonges tout droit, ne semblant s'appuyer sur le plancher que par la force des articulations de la queue. Pierre suivait avec une anxiété extrème les mouvements du reptile qui, malgré sa longueur, ne put atteindre au soupirail qui se trouvait élevé à six pieds au dessus du plancher à l'endroit où il touche au mur. La direction que prit le serpent était opposée à celle dans laquelle se trouvait le lit de Pierre ; il put le suivre à l'espèce de bruissement que faisait le serpent en coulant sur le plancher, quoiqu'il avançât lentement et sans agiter ses sonneltes.
Pierre retenait son haleine pour mieux entendre, car sa tête, retenue par une courroie sur un morceau de bois au lieu d'oreiller, ne pouvait se tourner. Il élait dans de cruelles angoisses ; quoiqu'il ne put plus voir le serpent, il sentit qu’il approchait de son lit, une sueur froide coula de son front ; bientôt il sentit le drap se soulever sur ses pieds, un corps froid se glissait sur son corps nu. Toutes ses chairs frissonnèrent à ce cuntact.…… Le long de ses jambes il sentait se couler le reptile qui se trouvait attiré par la chaleur......Bientôt il vit la tête du serpent
dépasser le drap qui était replié sur sa poitrine...
M Ep cé de patine
I sentait son haleine sur son visage..…...Pierre eut la force et la présence d'esprit de rester immobile, réprimant autant que possible jusqu'aux battements de ses artères. Peu à peu le reptile ramassa ses anneaux et se roula en spirales sur la poitrine de Pierre ; celui-ci, qui avait fermé les yeux, les sentit s'ouvrir malgré lui par un effet spasmodique des nerfs, et ils s’'attachérent sur ceux du reptile qui brillaient comme deux charbons ardents ; il vit sa tête immobile, sa gueule entr'ouverte et montrant ses longues dents si fines qui tuent avec tant de promptitude ceux qu'elles mordent. Attiré comme par une puissance magnétique, Pierre ne pouvait fermer les yeux ni les détourner de ceux du serpent. Il éprourva d’indicibles sensations, il sentait ses forces l'abandonner, son sang ne circulait plus dans ses veines, le vestige commençait à s'emparer de son cerveau... I lui semblait voir les yeux du serpent grandir démesurément..…... peu à peu ses paupières se fermèrent et tout son corps tressaillit convulsivement... Le serpent fit entendre un sifflement......Pierre avait perdu connaissance ?