‹ Une de perdue, deux de trouvées [microforme]Chapitre 44 sur 78 · UNE D\ PERDUE · texte numérisé non relu

UNE D\ PERDUE

avaient toujours été de bons amis ; et plus d’une fois, l'un avait irouvé dans l'autre un puissant auxiliaire dans les rixes qui suivaient presque toujours leurs courses an milieu des cabarets, quand le Zéphyr touchait à quelque port étranger. Trim, s'étant enfin décidé à faire part à Tom de tout ce qu'il avait découvert, al!'a le trouver et l'ayant tiré à l'écart, lui raconta ce qui était passé dans l'embarcation, quand le noyé avait été amené à terre par les deux nègres.

—ÆEt moi aussi, dit Tom, qui avait de la peine à en croire ses oreilles, et moi aussi je sais que le capitaine avait perdu le petit orteil du pied gauche! Mais qu'est-ce que tout cela veut dire ? Qu'’allons-nous faire ?

—$S6 pas ; c'esf pour ça que moué voulé savoir ce que dis.

—Je pense qu’il serait à propos d'avertir M. Léonard, c’est lui qui commande à bord, en l'absence du capitaine. Il pourrait peut-être nous donner de bons conseils, et d’ailleurs il faut bien obtenir sa permission pour un congé de deux ou trois jours.

—Æ£h bien ! voui, allons 6 li.

Trim et Tom descendirent dans la cabine où ils trouvèrent M. Léonard seul. Trim lui fit part de sa découverte et de ses soupçons. Il fut convenu qu'on n’en parlerait à personne et qu'on n'avertirait pas la police. M. Léonard donna à Trim et à Tom un congé

pour faire les recherches nécessaires, et de plus une.

somme de vingt piastres en cas de besoin ; et il 2ro* mit de faire de son côté les plus vigilantes recherches.

—Qu'allons-nous faire maintenant, dit Tom, quand .

ils furent remontés sur le pont,

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—S6 pas trop; moué pense que l’y sera pas Mauvais que l’un descende le long de la levée, et examine

tous les canots, pou voir si pas reconné cti-là qui a venu cri le capitaine à bord.

—Ce n'est pas une mauvaise idée. Je me rappelle bien du canot et je reconnaitrai bien ceux qui le conduisaient ; je vais suivre la levée jusqu’au couvent des Ursulines. Et où te rencontrerai-je ?

— N'importe, je va cherché dans tous les p'tiles l'auberges, et si n’apprend rien, moué revenir à bord c’tte nuit.

Trim et Tom se séparèrent, celui-ci suivant la levée et examinant tous les canots qui se trouvaient attachés le long des quais, et Trim se dirigeant du côté de la rue Royale.

Touten marchant Trim pensait ; or tout en pensant voici ies réllexions qu'il fit : ‘* Mon maitre a été attiré “ dans un piège ; ce piège a été préparé avant qu’il fut “arrivé à la Nouvelle-Orléans, puisqu'on a envoyé

“un canot au-devant de lui à bord ; c'était quelqu'un .

“ qui savait l’arrivée du Zéphyr aussi. Mais pourquoi “lui tendre un piège? Qui lui a tendu ce piège ? “ Ce n’est pas par vengeance, je ne lui connais pas “d'ennemis ; pas pour prendre son argent sur lui, “on ne pouvait savoir s’il en avait ; ça doit donc “être quelqu'un qui devait avoir un intérêt bien “grand à sa disparition, mais quel intérêt ?” Ilen était là de ses réflexions quand il arriva en face du No. 141, la demeure de feu Alphonse Meunier. Trim tressaillit et, continuant tout haut le cours de ses réflexions, s’écria : “ Ne serait-ce pas quelqu'un qui

“aurait un intérêt opposé à celui de mon maître . “daus la pooitiol de M. Meunier ? ”, ne mn,

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