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de crainte de voir son ami éclater en sanglots el de lui faire perdre ainsi un temps précieux.
—Dis-moi, Pierrot, continua-t-il, ce qui est arrivé à la mort de Moissié Meunier, de quoi l’a ti mouri ? qué l’étaient les personnes qui voyaient li le plus à son les derniers moments ?
—Personne, ne vini voir li, répondit Pierrot en baissant la vue sous l’ardeur du regard de Trim ; personne excepté le docteur Rivard, qui a veillé li avant li mouri ; l'y était son seul ami !
Trim avait remarqué un certain mouvement d’amère ironie sur les lèvres de Pierrot, quand il prononça ces dernières paroles.
—Qué fait dire à toué,—* docteur Rivard l'était son seul ami ? ”
Et Trim regarda Pierrot avec une telle expression d'intense anxiété, que celui-ci tressaillit, et faisant un signe à Trim passa avec lui dans le jardin. Pierrot prit un air solennel et dit à Trim d’un ton profondément à ffecté :
—Conné:ti le docteur Rivard ?
—Pas beaucoup, un peu !
—Eh bien, moué l’a peur du docteur Rivard ; docteur Rivard bien riche, bien fort, bien méchant, moué pensé ! docteur Rivard peut faire pendre toué, moué et tous les pauvres nègres, si voulé..….. :
—Qué ce qui fait toué dire ça ?
—Ecoute......et Pierrot regarda tout autour de Jui dans le jardin, puis prenant la main de Trim dans la sienne, il lui dit : viens.
[ls allèrent tous les deux au fond du jardin, et
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Pierrot prit une petite fiole, qu’il avait cachée sous
un las de ballayures.
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—Regarde c’te p'tie fiole ; c'est poison pareil à celui que fesé Ned le sorcier ; tu couné li ‘Ned, le nègre Congo : et bien moné trouvé c’te p'tite fiole sur la table de mon maitre une nuit, après le docteur l’été parti Moué connu la fiole pour cti là qué donné Ned. Le lendemain mon maitre . l'était MOPrL lo...
Trim était profondément absorbé dans ce que venait de lui dire Pierrot, il ne répondit pas un mot,
— Prends garde, Trim, ne va pas dire rien 1... Docteur fera pendre toué et moué !
—Donne-moué la fiole, répondit enfin Trim ; ne l’avé pas peur du tout! Faut moué allé voir Ned ; où l’y demeuré à c'theure ?
—Rue Perdido, au bout, près la Cyprière ! et
Pierrot lui donna la fiole, que Trim serra dans sa ,
poche, après l'avoir enveloppée dans une feuille de chou. ;
Trim se rendit à la rue Perdido et de là à la case du nègre Congo. ,La porte et les contrevents étaient fermés. ‘Trim secoua la porte avec violence et appela ; ce fut en vain, car il n’y avait personne. Cruellement désappointé, il prit tristement le chemin de la cité, se promettant de retourner le soir à la cabane de Ned. Il-passa le reste de la journée en inutiles recherches, et quand la nuit fut venue il retourna à la case du nègre Congo, où il était, comme nous l’avons dit dans le chapitre précédent, quand le docteur Rivard, accompagné de Pluchon, alla y chercher un serpent à sonnettes,
Trim, après avoir vainement essayé de rejoindre la
voiture du docteur Rivard, s'était rendu à la demeure de ce dernier, pour avoir de la vieille Marie de plus
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amples informations sur certaines choses qu’elle lui avait dites le jour précédent. Il trouva la vieille seule, assise au coin du feu, et faisant cuire des marrons,
—Bonjour, ma tante, lui dit Trim en entrant et prenant un siége vis à-vis d'elle.
—Bonjour Trim ; tu l’es ben mouillé, seché ton l'habit, mon enfant.
—Ne vous l’occupez pas. Et comme ça, lui dit-il sans autre préambule, vous saviez depuis cinq ou six jours que moué devais l’arriver ?
—Oui, mon enfant.
—Et comment vous l'aviez appris ça ?
—Voici comment; la semaine passée, Mossié Plicho y l’est vini ici un soir, y faisai un temps affreux, la pli y tombé comme tout, comme ce soir, mossié Plicho l'y entré et l'y enfermé avec mon maitre dans son l'étude. Mossié Plicho était tout l'essoufflé, mon maître tout bourru. Moué dit à moué-même : “ y a que chose, ça c’est sûr,” et moué allé sur le bout du pied écouter.
—Qué avez-li entendu ?
—Moué l’entendi bien docteur Rivard dire à mossié Plicho : ‘“ faut vous allé trouver Edouard Phaneuf, le pilote, et que, coûte qui coûte y est nécessaire que capitaine Pierre n'arrive pas à la ville avant qu’il ait été l’averti”
— Il a dit ça ?
—Oui.
—Et l’après ?
Et l'après moué entendi parler de la iles Coco- Letard, pis de son l'habitation des caamps, pis de ses
grands garçons, pis du capitaine Pierre !
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—Pis après ?
—Pis après, pu rien ; moué sauvé, quand vu le docteur se lever.
Les explications de la vieille Marie confirmèrent Trim dans ses soupçons, et après avoir recommandé à sa tante de ne pas parler de ce qu'elle venait de lui dire, et même de ne pas mentionner qu'il était venu la voir, il reprit le chemin de son navire, espérant y retrouver Tom, auquel il avait hâte de
communiquer ses découvertes.
AA Quand Trim quitta la vieille Marie, le docteur 1 n'était pas encore de retour. La pluie tombait par torrents et l’orage grondait dans toute sa fureur.
En arrivant à bord du Zéphyr, Trim trouva le gros Tom qui faisait sècher ses hardes dans la cambuse ; | ilavait parcouru la levée dans toute sa longueur et cherché dans toutes les directions, sans avoir pu rien découvrir qui put le mettre sur la voie. Trim lui raconta tout ce qu'il avait appris, sans néanmoins rien lui dire de ce que Pierrot lui avait confié, à l'égard de la petite fiole de poison, que le docteur Rivard avait oubliée dans la chambre du père Meuuier. Après avoir longtemps délibéré ensemble ou. sur ce qu'ils feraient le lendemain, ils se quittèrent pour aller se coucher, sans en être venu à aucune conclusion satisfaisante.
Avant le jour Trim était sur le pont, impatient de commencer ses recherches. Il alla éveiller Tom qui, #e de son côté, ne se fit pas prier, et tous les deux Jet mirent en route. de ; —Je crois, dit Tom, que nous devrions commencer | par chercher M. Pluchon. | |
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—Oh ! non, pas si bête ; y été trop fin coquin, y détouvri tout !
—Si nous cherchions la mère Coco-Letard ?
—C'est ça, moué y pensé ; mais sé pas où li demeure, n’i sé pas non plus où l’y est son l’habitation des champs.
—La vieille Marie ne t'a-t-elle pas dit où c'était ?
—Non, li sé pas elle-même, li ma dit que croyé la mère Coco-Létard été une vendeuse de les: légumes.
—Eh bien, allons sur le inarché a ux légumes.
—C'est ça, moué y pensé.
Ils se rendirent donc au marché aux légumes. Le temps était devenu frais et serein ; l'orage de la nuit avait purifié l'atmosphère et, à l'exception de la boue dans les fues, on n'aurait pas dit que la ville avait été visitée, quelques heures auparavant, par une aussi violente tempête. Les premières lueurs d’un beau jour commencçaient à colorer l'horizon, quand ils arrivèrent. Le marché était désert et les stalles vides. Trim et Tom s’assirent sur un banc en attendant l'arrivée des revendeurs et des revendeuses. Bientôt ils arrivèrent, les uns chargés d'énormes paniers, les autres conduisant des mulets par la bride ; ceux-ci apportant de grands pots de café tout chaud, ceux-là trainant de petites charettes à bras chargées de tous les fruits de la saison. Le marché avait l’air d’une foire, ou chacun étalait avec ordre et symétrie ses denrées sur sa Stalle.
—Allous prendre une tasse de café, dit Tom, et manger un gâteau ; nous ferons parler la revendeuse.
—Allons.
lis accostèrent une négresse qui n'avait pas de { e s
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stalle, et qui débitait modestement ses tasses de café, assise sur un petit banc de bois portatif.
—Beau temps ce matin, dit Tom en s'adressant à la négresse d’un air dégagé.
—Oui mossié, beau temps.
—Donne-nous deux tasses de café et des gâteaux. —Oui, mossié.
—C'é toué conné madame Coco-Létard, lui demanda Trim ? … — La mère Coco ?
—Qui, la mère Coco-Létard.
—C'ti là qui a tout piti fille, pour vendre à son la stalle ?
—Je peux pas dire, c’est la mère Coco-Létard, vendeuse de légumes.
—0 ben oui, y a pas d’autres. Son la stalle est à l’aute boute du marché. Tu vas conné par son la peti filie, et un graud pavillon planté devant son la stalle ; tiens, vois-ti là bas ?
. Quand ils eurent pris leur café, ils se dirigèrent vers la stalle que leur avait désigné la négresse. Clémence était occupée à disposer avec goût les légumes, qu'un esclave lui avait apportées dans une petite charrette à bras.
—-Me diriez-vous où nous pourrions voir madame %, Coco-Létard, dit Tom à Clémence. | —C'est ici sa stalle, Monsieur, répondit modestement celle-ci, en jetant un coup d'œil timide sur la figure de Tom.
—Va-t-elle venir bientôt ?
—Je ne crois pas qu’elle vienhe aujourd'hui ; elle s’est blessée hier matin en tombant ; elle a gardé le lit toute la journée, et si elle n'avait pas eu quel:
le calé,
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rigèrent égresse.
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madame modeste-
de sur la
hui ; elle gardé le
qu'affaire pressé à l’habitation des champs, elle ne se serait pas levée ce matin.
Trim se rapprocha de la jeune fille et fit signe à Tom de continuer.
—C'est malheureux vraiment, j'aurais voulu lui parler pour affaires pressantes.
—Qu'est-ce que c’est, monsieur, dit-elle en regardant Tom d’un air curieux ; ne pourriez-vous pas me le dire ?
Trim, qui vitque Tom paraissait embarrassé, ajouta négligèmment : nous voulé acheter deux cents barils d'oranges pour expédier li à St. Louis.
—Revenez à midi et maman sera ici, j'irai la chercher.
— Nous pas pouvé attendre, continua Trim, c’est dommage, car on nous l'avait dit que madame Coco Létard gardait toujours les meilleures oranges. C'est égal, nous pouvé aller acheter ailleurs.
Clémence, qui craignait de manquer une si belle occasion, et qui bien plus craignait que sa mère ne la battit pour l’avoir laissé échapper, offrit d’aller de suite chercher sa mère, s’ils voulaient attendre.
Trim fit un signe à Tom, qui reprit :
—Oh non, ce n’est pas la peine, dites-nous où nous pourrions trouver madame Létard et nous allons Y aller de suite.
—Vous ne pourrez pas trouver la place, car elle est allée à son habitation des champs.
—Et où l’est son l'habitation des champs, s’écria Trim un peu vivement.
Clémence ne remarqua pas l'expression d’impalience que manifesta Trim et répondit innocemment :
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—C'est bien loin, derrière le couvent des Ursulines, au milieu de la plaine ; une maison à deux étages entourée d’un jardin. Mais vraiment c'est trop de trouble et je ne crois pas que vous puissiez la trouver.
—Nous la trouverons bien, répondirent à la fois Tom et Trim; mais Tom, se reprenant aussitôt, ajouta : nous pourrions bien en effet ne pas la trouver, d’ailleurs peut-être n’aurcns-nous pas le temps d'y aller; dans ce cas nous reviendrons cette après midi. | |
—C’est bien mieux, répondit Clémence, qui quoiqu’elle ne soupçonnât même pas qu’il y eut le moindre danger pour sa mère d'envoyer ces deux hommes à l'habitation des champs, sentit que la mère Coco pourrait bien la gronder et peut-être la battre, pour avoir pris sur elle de les y avoir envoyées.
Trim et Tom, au lieu de prendre la direction de l'habitation des champs, se dirigèrent du côte opposé d’un pas lent.’ Mais aussitôt qu’ils eurent tourné le coin de la première rue, Tom appela une voiture de remise dans laquelle il monta, Trim se plaçant à côté du cocher. Quand ils furent arrivés près du couvent des Ursulines, Tom, après avoir donné ordre au cocher d'attendre là son retour, partit avec Trim, suivant la direction que leur avait donné Clémence.
Il pouvait être alors sept heures du matin. Le temps était calme et chaud. Le soleil brillait avec éclat. Le chant du moqueur, cet oiseau des -latitudes méridiongles, dont le gosier si flexible lui permet d’imiter à la perfection le chant de tous les autres
oiseaux, se faisait entendre de plus en plus mélodieux,
à mesure que Trim et Tom avancaient dans la
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n. Le it avec itudes permet autres dieux, ans la
campagne, et sortaient du dédale de petites rues boueuses et malpropres du faubourg Trémé ; Trim était impatient d'arriver ; Tom était rèveur, il craignait encore une déception et une infructueuse recherche,
—Et si nous ne trouvions rien, dit-il tout à coup, que ferons-nous ?
—Nous cherché toute la maison, la cave, ie grenier, les armoires ! répondit Trim.
—ÆEt si nous ne trouvions rien ?
Trim tressaillit au doute de Tom, mais d’après ce que lui avait dit sa tante Marie, il était tellement pezsuadé que les Coco étaient les personnes qui avaient enlevé son maître, qu’il répondit avec chaleur:
—Pas possible ! moué sûr, moué senti en mon tête qué chose qui dit mon maître y été là ; moué gage mon le cou!
Tom hoeha la tête et continua à marcher, réfléchissant aux moyens d'aborder la question quand ils arriveraient à la maison, que déjà ils commençaient à apercevoir au milieu de la plaine.
—Moué croyé v'ià l'habitation des Champs, s’écria Trim,
—(Ça m'en a l’air ; comment allons-nous faire pour entrer ?
—Nous cogné à la porte.
—S'ils ne veulent pas ouvrir ?
—Nous cogné pli fort !
—S’ils refusent absolument ?
—Nous enfoncé li ! ;
—Halte là ! et si le capitaine n’y était pas ?
—Moué sûr y l'été, et pis, si l'été pas, moué sûr les Cocos ouvri tout suite la porte.
ut
Lai LE ll
obéir ét onde séntindieétihe mere
—Æt s'ils ouvrent la porte, que ferons-nous ? —Nous parlé, nous demandé, nous cherché ; dans tout cas toué faisé comme moué, moué faisé comme * toué ; moué tapé, toué tapé ; moué couri, toué itou. —Oh ! quand à ça compte sur moi, car nous pourvons tous les deux nous attendre à une partie de coup de poings ; mais ça, ça me chausse !
À travers la plaine,la vieille Coco avait vu venir ces deux hommes, dont un nègre. A mesure qu'ils approchaient de sa demeure, elle sentait de vagues craintes à l’endroit de son prisonnier, dont elle ignorait la situation en ce moment. Une visite à l'habitation des champs était chose si inusitée ! Ce qui la consolait pourtant, c'était d’abord que le prisonnier ne criait jamais, si ce n’avait été un peu Ja veille, et que d’ailleurs ses cris pouvaient à peine se faire entendre ; ensuite ils n'étaient que deux contre trois ! | :
Quand les deux visiteurs ne furent plus qu'à une couple d’arpents, elle appela Léon et François, deux . puissants auxiliaires au besoin, auxquels elle fit part de ses inquiétudes. Après avoir délibéré quelque temps, ils convinrent d'ouvrir la porte sans difficulté {4 si ces hommes venaient à la maison, malgré l'avis de François, qui était d'opinion de ne point ouvrir et de ne point répondre. Mais la crainte que ces étrangers ne découvrissent le soupirail du cachot, ou n’attirassent l'attention du prisonnier s'ils frappaient trop fort à la porte, leur fit prendre une résolution différente de l'avis de François. La vieille Coco courut jeter le tapis par dessus la trappe, et Léon deseendit ouvrir au premier coup que frappa Trim. 1 fit un salut à Tom et ne fit pas attention à
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Trim ; car un nègre à la Louisiane, on ne s'occupe pas de ça!
—Bonjour, monsieur, lui dit-il, en prenant son ton le plus aimable, y a-t-il quelque chose à votre service ? Trim et Tom furent un peu déconcertés, eux qui s'étaient attendus à de la résistance.
—Nous voudrions voir madame Coco-Létard, on nous a dit que c'était ici qu’elle demeurait.
Qui vous a dit ça ?
—Quelqu'un.
—Ah ! bien, on vous a trompés ; elle ne demeure pas ici.
—C'est égal qui demeure ici ?
—Mon ami, ça ne vous fait rien ; si vous avez besoin de quelque cuiose, je suis prêt à vous rendre service. La vieille Coco et François écoutaient au haut de l'escalier.
Trim ft un clin d'œil à Tom qui continua :
—Je cherche quelqu'un qui s'est sauvé, et que nous croyons caché dans cette maison.
—Caché dans cette maison ! répéta Léon, avec un étonnement si bien joué, que Trim et Tom commendérent à croire qu'ils s'étaient trompés.
—Peut-être ai-je été mal informé, mais pourtant on nous avait bien assurés qu'on l'avait vu venir dans cette direction ; dans tous les cas nous aimerions à visiter la maison,
François, en voyant la tournure que prenait la conversation, descendit à son tour ; la vieille Goco si se tenait prète à toute éventualité.
—Qu'est-ce qu’il veut donc, ce monsieur ? demanda François à Léon, ÿ
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—[l cherche quelqu'un qu'il croit caché ici.
—Monsieur est donc un homme de police ? c'est bien, monsieur, cherchez, continua François en s'adressant à Tom ; vous êtes bien sûr de ne trouver personne, car nous avons été ici tout le temps, et je ne crois pas qu’il put y entrer un homme, sans que nous l’ussions vu ou entendu.
Tom regarda Trim dont la figure annonçait le désappointement. Tom ne savait que penser. Léon et François remarquèrent l'hésitation de Tom et ils
.S'enhardirent de toute l’irrésolution des autres.
— Allons, monsieur, reprit Léon d’un ton un peu plus sec, si vous voulez chercher, cherchez; mais dépêchez-vous, car nous avons des affaires.
Trim était confondu dans ses idées et ne savait que faire ; Tom crut qu’ils avaient fait un faux pas et cherchait les moyens de s’en retirer. Déjà il se préparait à faire des excuses et à sortir, quand Trim qui était derrière lui appuyé au cadre de la prrte, fit un bond en avant et d’un coup depoing porté au milieu du front, culbuta François. Tom sauta sur Léon, quoiqu'il ne comprit rien à ce que faisait Trim, et le renversa sous lui, comme s’il eut été un enfant.
Tom regardait Trim, qui renversait les tables, les miroirs, culbutait les lits, les chaises, les coffres et tout ce qui se trouvait dans l'appartement. Il ne pouvait s’imaginer ce que tout cela voulait dire.
—Qu'as-tu donc Trim ?
—Mon maître ! mon maître ! cria Trim, il été ici ; moué entendi li, moué reconnu son la voix ! mon maître, maître !.
Trim avait en. effet parfaitement distingué la voix
pb monnaies Mn TO 11 ni “ LA 09
de son maître, quoique Tom n'eut absolument rien A1
c'est entendu. | s en Voici ce qui venait de se passer dans le cachot. 4 uver Le serpent n'avait pas mordu Pierre de St. Luc, A À et je grâce à l'état de complet anéantissement dans lequel 4 s que | l'avait plongé sa défaillance. Le soleil! qui en ce \ moment entrait par le soupirail du cachot, frappait à ait le sur le plancher ; l'instinct du serpent qui lui fait Ê Léon chercher la chaleur, lui fit quitter sa position sur la : et ils poitrine de Pierre, et il était aller se baigner dans : les flots de lumière et de chaleur que le soleil répann peu dait sur le plancher. Pierre de St. Luc, en sentant mais disparaître ce poids qui lui pesait sur la poitrine, revint à lui peu à peu et reprit ses sens. En aperceit que vant le serpent qui roulait avec complaisance ses
La anneaux bleus et gris, aux rayons du soleil, il jeta un pa cri. C'était ce cri que Trim avait entendu.
ch Trim ne découvrant rien dans l'appartement d'en te. fit bas, s’élança dans l'escalier. La mère Coco venait 2 6 au secours de ses enfants armée d’une hache, dont ; her: elle dirigea un coup sur la tête de Trim. Vif comme Trim un poisson, Trim para le coup, arraeha la hache des nfant. mains de la mère Coco, et, saisissant la vieille par les épaules, la lança aux pieds de Tom, en lui criant; es, les —Prendé soin de c’ti-là encore !
a 2 La hache à la main, Trim frappe, brise, défonce
tout ce qui peut cacher son maître, qu’il appelle de 2. toute la force de ses poumons. Pierre de St. Luc reconnait la puissante voix de son Trim, son fidèle Trim! {l n’ose croire à son bonheur, et cependant il se mit à crier de toute sa voix pour guider Trim.
Celui-ci écoute et il entend son maître qui lui crie : “ de prendre garde à la trappe 1” Cette fois Trim
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