RUE ET
gner, du Où nous lait généymmettre e que les prouver, 'intemné-
de bonne le, qu'un ière tasse DY lit.
dans son ura quelses sur la dt annon- , homme journée es heures i put l’in-
rt,oudu était pas.
ond d'un.
de savoir si le capitaine vivait encore, ou s'il égit
ce même juge de la Cour des Preuves qui allait prononcer sur la légitimité de son pupille ? et aussitôt que l'héritier aura été reconnu, le tuteur ne pourratil pas aller de suite mettre la main sur les dépôts faits aux banques ? Quatre cent soixante et quinze mille dollars, en or ou en billets de banques! Qu'y avait-il donc pour donner du souci et de l'inquiétude à cet homme! Qu'’y avait-il done pour lui faire froncer les sourcils et blanchir les lèvres, qui frémissaient malgré qu’il les comprimât fortement ? ce qu’:l
yavait? il y avait au fond du cœur de cet homme ce
que Dieu a mis au cœur de tous les méchants, la crainte d'être découvert et puni ! Un instant, il hésita ; ileut envie de tout abandonner et de s’enfuir ; mais l'énergie de son caractère et son audace l’emportèrent sur la crainte. pt |
Non, s’écria-t.il, en se levant debout et frappant du poing sur son bureau, non! Il ne sera pas dit que j'aurai reculé ;,et quand il y aurait un abime sans
fond, béant devant moi, j'y sauterais plutôt que de
faire un pas en arrière. A dix heures, j'irai au greffe signer celte requête, en ma qualité de tuteur, et à midi je serai à mon poste. Mais avant, il faut que je con: sulte u 1 avocat ; j'en aurai un, il qn’en faut un.
Le docteur se rassit plus tranquille ; écrivit quelques notes, qu'il mit dans son portefeuille, après quoi il alla prendre l'air et se promener dans son jardin. En passant par la cuisine, il recommanda à la vieille Marie de l’avertir si M. Pluchon venait au bureau.
À neuf heures, il rentra dans son étude, vivement contrarié de ne pas voir arriver Pluchon. Il avait” hâte d'avoir des nouvelles du capitaine et de Trim ;
mort, et dans ce cas, si on l’avait onterré. Une cer: taine vague appréhension flottuit devant ses yeux, à l'endroit du capitaine ; un indistinct pressentiment lui faisait craindre quelque chose, saus pouvoir exactement préciser ce que c'était, il se sentait effrayé comme s'il eut instinctivement pressentijun avantcoureur de quelqu’épouvantable catastrophe. Une sueur froide mouillait son front plat et écrasé.
À neuf heures et demie, il prit son chapeau et sa . canne, et se rendit chez M. Duperreau, avocat, avec lequel il eut une conversation de quelques minutes, et tous les deux se rendirent au greffe de la Cour des Preuves. M. Duperreau examina la requête, qu'il remit ensuite au docteur Rivard qui la sigña. Le docteur prit un billet de ciñquante piastres et le donna à l'avocat, en le priant de vouloir bien voir à
ce que tout fut en forme pour midi précis.
.. Un homme avait suivi le docteur Rivard du moment qu'il était sorti de chez lui, et ne l'avait pas perdu de vue ; cet:homme l’avait vu signer; et pendant queñle docteur parlait à son avocat, cet homme en profila pour parcourir la regüête à la hâte, écrivit quelques mots'sur un morceau de papier, qu’il cacheta, puis dit un mot à l'oreille d’une! personne qui l’'accompagnait, en lui remettant la note et sortit pour suivre le docteur Rivard.
En sortant du greffe, le docteur Rivard, dont l'inquiétude augmentait de plus en plus, se rendit à la demeure de Pluchon. On lui répondit que Pluchon
n'était pas revenu dépuis là veille. Il alla delà au marché aux légumes, dans l'intention de voir la mèrs | Coco, espérant en apprendre ce qu’il avait tant envie de Savoir, sans toutefois se compromettre. Il ne
pe ceryeux, timent Jouvoir effrayé | avant- », Une 5,
u et sa .
at, avec ninutes, Jour des te, qu'il jna. Le es et le n voir à
d du movait pas ; et pen-
homme e, écrivit
'il cache
onne qui
et sortit
dont l’in-
Pluchon
ndit à là
delà au rlamèrs ant envie
e. Ine -sentit un frisson lui passer sur le corps à la vue de
DEUX DE ue
savait pas où était la stalle de la mère Coco, et se la fit désigner. La mère Coco n'y était pas ; le lecteur sait pourquoi ; Clémence occupait sa place. Le docteur, en apercevant la petite revendeuse, fut frappé de son extrême ressemblance avec Jérôme, son pupille. Il l'examina avec une grande attention, et plus il l’examina, plus la ressemblance lui parut frappante.
—Auriez-vous la bonté de me dire si madame Coco-Létard doit venir bientôt? je présume que vous vendez pour elle.
—C'est ma mère, monsieur, lui répondit Clémence ; je ne sais pas où elle est, elle n'est pas revenue à la maison depuis hier matin.
—Vous ne savez pas où elle peut être allée ?
—Je ne sais pas, monsieur, répondit la petite en rougissant, car elle soun=annait que sa mère pouvait avoir quelque raison de’ rester à l'habitation des champs.
—Connaissez-vous un nommé Pluchon ! ?
—Non, monsieur.
Le docteur Rivard, désappointé dans ses recherches, éprouvait de violentes inquiétudes et ne savait trop qu’en penser. Il chercha à s'étourdir, et alla
prendre un verre de vin au cabaret voisin ; il faliait .
qu'il fut dans des circonstances bien extraordinaires, pour entrer dans un café, chose qui ne lui arrivait jamais. Il prit enguite une chaise et se mit à Lire les journaux, A midi moins un quart, il se rendit à la Cour des Preuves, où une assez grande foule se trouvait réunie dans l’attente de ce qui allait avoir lieu äinsi que l'avait annoncé le Bulletin. Le docteur se
tout ce monde, lui qui avait espéré n'y voir qu'une douzaire de personnes. Il parcourut d’un œil inquiet
toutes ces figures étrangères pour lui, et n'’apercevant rien qui dut i'effrayer, il se dirigea vers son avocat M Duperreau, qui parlait avec animation à M. Charon, le chef de l’Hospice des Aliénés, qui avait été sommé de comparaître, pour donner son témoignage et constater l'identité du petit Jérôme avec les entrées des régistres.