‹ Une de perdue, deux de trouvées [microforme]Chapitre 70 sur 78 · LATE TRES · texte numérisé non relu

LATE TRES

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—#£t moi aussi j'irai, ajouta Sir Arthur. A quatre, nous en viendrons bien à bout, si nous le rejoignons.

—Peutêtre, dit André Lauriot, s'il n’a qu’une ou deux personnes avec lui; mais s'il en avait une dizaine ?

Eh bien! continua Sir Arthur, prenons autant d'hommes qu'il faudra ; je paye toutes les dépenses, et la récompense par-dessus le marché.

—Je crois que c’est ce qu’il y a de plus prudent, Toi, Trim, va chercher Tom ; vous, Lauriot, choisissez de bons hommes bien "armés, et venez nous rejoindre ici.

—Non, reprit Sir Arthur, qu’ils viennent me trou-

ver à l'hôtel St. Charles, où ils m’attendront si je ne.

suis pas arrivé ; il faut que je conduise Clarisse chez M. le Consul.

—Convenu, répondirent Lauriot et Trim, qui par. tirent chacun de leur côté. .

—Je suis fâché, Sir Arthur, de ne pouvoir vous accompagner ; j'ai des devoirs à remplir que je ne puis rc. àttre. Mais je vous donne trois hommes qui vous feront retrouver ce que vous avez perdu, ou bien il n’y aura pas moyen. Trim, dans les prairies * vaut à lui seul les deux autres, à cause de sa vue perçante et de son oreille si fine, outre qu'il connaît les - bayous comme s’il y eût été élevé.

—Merci, merci, capitaine. Maintenant je vous quitte pour aller me préparer à une rude chasse, à ce qu’il parait Adieu, capitaine.

—Adieu, Sir Arthur, bon courage, et venez me voir aussitôt que vous serez de retour.

—Je n’y manquerai pas.

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quittèrent, l'un pour aller faire ses préparatifs, l'autre pour aller trouver l'avocat et le notaire, qui l'attendaïent dans le salon.

—Pardon, messieurs, de vous avoir fait attendre si longtemps.

—Pas du tout, M. de St. Luc, pous avons profité

de votre absence pour dresser l’acte concernant le

legs de madame et mademoiselle Regnaud.

Toujours expéditif, M. Magne! voyons, laissezmoi voir l’acte. C’est très bien, continua le capitaine après l’avoir lu, je désirerais cependant que vous y ajoutassiez : ‘‘ et de tout ce qu’elle contient,”

—C'est facile.

Quelques instants après, Mde. Regnaud, Mathilde, l'avocat, le notaire, et le capitaine se rendaient à pied à la rue Bienville, où ils arrêtèrent au No. 7 Le gardien ouvrit la porte et ils entrèrent.

—Permettez-moi, Mme Regnaud, de vous offrir au nom d’un de vos bons amis qui n'est plus, cette maison, dont la propriété appartient à Mile Mathilde, et dont vous avez la jouissance jusqu’à votre mort. Je vous en livre la possession. L'acte est prêt; nous allons le signer.

Madame Regnaud et sa fille, ai ainsi que Pierre de St. Luc, et le notaire signèrent l'acte,

—Maintenant, Mme Regnaud, vous nous ferez bien

les honneurs de votre maison ? vous nous permettrez bien de vous accompagner dans la visite que vous

allez en faire ?

Sans doute, répondit Mme Regnaud les larmes

aux yeux, Pendant qu'ils visitaient les différentes, chambres

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