‹ Une de perdue, deux trouvéesChapitre 100 sur 207 · CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SEPTIÈME

ce que M. Meunier lui avait toujours caché ; il allait enfin apprendre quel était son père et sa mère, où ils étaient, ce ({u'ils faisaient. 11 regarda, avec des yeux (pii se remplirent de larmes, cette cassette dont le contenu allait lui dévoiler tout ce que sa naissance et son enfance avaient eu de caché et de mystérieux. 11 hésita à l'ouvrir, et ce qu'il avait tant désiré de connaître il tremblait maintenant de l'apprendre ; il aurait voulu n'avoir eu d'autre père que M. Meunier ! 11 eut peur de n'avoir à connaître le nom de son père que pour avoir à lui reprocher son abandon. 11 demeura longtemps pensif et rêveur.

Minuit sonna à l'horloge ! C'était l'heure à laquelle M. Meunier était mort. Pierre de St-Luc tressaillit.

« — Je n'ouvrirai point cette cassette maintenant ! dit-il. Je veux encore passer cette nuit, la première que je passe dans cette maison depuis la mort de M. Meunier, avec l'idée qu'il était mon père selon la nature, comme il l'était selon le cœur ».

Et il se coucha, sans avoir ouvert la cassette.

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