SCÈNE VI. B
tourmente qu’ils nous causent... malgré cette vilaine profession qui les expose à mille dangers I
Lia EN.
Quelle erreur, mère ! Les militaires vivent bien plus longtemps que les autres. Le grand air, l’exercice, il n’y a pas de meilleure hygiène l
MADAME NORIIERT, à André et Gabriclle.
L’entendez-vous?
LUCIEN
La plupart des généraux que je connais ont plus de soixante ans.
MADAME NORIIERT.
Ah! je sais bien que l’on n’aura jamais le dernier mot avec toi,
Ne le grondez pas pour le premier jour, et laissez-moi le remercier de sa lettre et de l’envoi qu’elle contient, (n lui montre la fleur.) L'aimable et touchante idée que tu as eue là! (il serre la maiu de Lucien.)
LUCIEN
C’était au combat du 8 mai, par une splendide matinée d’Afrique, au milieu du bruit de la fusillade, des nuages de fumée et de tout le tumulte d’une bataille : j’aperçus à quelque distance, sur le soi aride, cette petite fleur, venue là je ne sais comment, mais si fruirhe, si joyeusement épanouie aux rayons du soleil levant, qu’elle 111e rappela tout à coup notre douce France, et que je ne pus in’ein pécher d’aller la cueillir pour te l’envoyer. Elle doit être bien fanée, ma pauvre fleur! (André la lui montre.) Tiens, elle sent encore bon !
PIERRE, entrant, à madame Norbert.
Madame, ou apporte des malles, des caisses.
LUCIEN
Ce sont mes bagages! Je vais..,.
ANDRÉ
Reste!... Ce soin me regarde! (il sort.)