‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 106 sur 172 · PLAT. — LE SYMU. DES AP · texte numérisé non relu

PLAT. — LE SYMU. DES AP

Qt'AIIANTK KT l'XIK.MK l'IlOXK

La rémission des péchés dans l'Église.

Credo. . . rciHissioiicni jK'ccd/ofini/.

.k' crois. . . la iviiiission des jx-clirs.

Miiliii> |i;iri)clii ciif, (lorcrc non sdluiu |)(;ccal(iriiiii rciiiissioiiciii iii (■;illiiilica E('clesi;i rcpeiiii, M'd cliain polrstalftTt |ic'ccala icniiKcinli in ca esse.

Ciilecli . l'iiiiit . ( a|i. I I .

Cil des iiliis [irécieux avanlages (jue rKi^lisc nous procure, c'est la Connnunion des Saints, au sens où nous l'avons expliquée dans la précédente Instruction, il en est un autre non moins appréciable; le Symbole l'exprime en ces ternies : .le crois la rémission des péciiés : Credo rémission on pcvcKlnriini : et le Catéchisme llomain rai)pellc aux Pasteurs qu'ils ont pour devoir d'enseitiiicr aux Fidèles, (juc non seulement les |)(''rliés sont remis dans rKiilise — comme ils TiHaiiMit p;n' cxcniplc : dans la Synagogue judnïifnc, ou nuMiie sous la loi de nalui'c, vav en aucun temps le moyen de rentrer en gi'Ace a\ec Dieu n'a inantpié aux hommes — mais encore qu'ils sont icniis jnir l'h- (/lisf, en vertu d'un pouvoir dont elle a tHé mise en possession.

C'est cet enseignement (|ue nous allons expo.><er aujoui'd'lmi. Dieu nous aide de .sa grâce ! . . .

i'jt d'aboi'il, pour commencer p;n' un aperçu prt'linnnaire : (Jiuî .lésus Clii'ist ait eu le pouvoir d<' remetire les piu-liés luimême, par un pouvoir [)ropre, essayer de le prouver, ce serait mettre en question ce qui l'ait l'objet de nos plus chères ci'oyances, et d'ailleurs a été démonlrc'' dii-ectt-meiit ou indireclemeiil

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inainft^s fois déjà dans nos Instructions, à savoir : qu'en se faisant liomnie dans le temps, et devenant ce qu'il n'était pas, il n'a point cessé d'être ce qu'il est de toute étei'nité : consubstantiel au Père, égal au Père, Dieu comme le Père, et que les (Envres faites par le Père, le sont par le Fils conjointement avec le Père, selon ce texte de saint Jean : Pater mcxs uk(iiic- (Ikiii opci'dtii)', et r</o opcror {i}.

En second lien : Que Jésus Clirist, an cours de sa vie moi"telle, ait exercé ce pouvoir, île remettre les péchés i)ar luimême, non seulement en tant qu'il était Dieu, mais encore en tant que Dieu fait homme, cette vérité n'est pas moins certaine que la précédente : parce qu'en Jésus Cin-ist, quoique distinctes, les deux natures, divine et humaine, étant unies en unité de personne, ce n'était pas telle nature ou telle autre qui agissait, mais IVien la personne elle-même ; conséquemment, et pour nous renfermer dans le sujet qui nous occupe : C'est de riIomrne-Dieu que saint Jean-Baptiste dit : Celui-ci est l'Agneau de Dion qui efface les péchés (2); c'est aux pieds de l'Homme-Dieu que Marie IMadeleine va se jeter pour olitenir le pardon de ses péchés (3) ; c'est parla puissance de l'IIomme- Dieu que le paralytique recouvre la santé .de l'âme et du corps: de l'âme, par l'eiïacement des péchés qui la souillaient: du corps, par la reprise du mouvement dont il était privé depuis longtemps.

Cette page de l'Évangile est admirable comme fond de docrinc, et connue mise en scène (4).

U.n homme perclus de tous ses membres avait été amené au divin Sauveur et déposé à ses pieds. Comme il est dit en saint Jean : Rien n'échappait à l'omnisciencc de Jésus (5). Dans la circonstance présente, ses yeux plongeant jusqu'au plus intime de ce malade, il voit cpie son âme est sous l'empire du Mauvais, encore plus que son corps n'est enchaîné parla iiaralysie. C'est donc au foyer du mal qu'il va d'abord aller; c'est en affranchissant l'âme qu'il guérira le corps lui-même; la cause

(!) JoANN. r. V, V. 17. -i) Mattii. c. ix.

{i) Ibid. c. I, V. iO. (5) JOAKN. c ii, v. 25.

(3) Ll'C. c. vu.

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