‹ Une deuxième année de prédicationChapitre 116 sur 172 · QUARANTE SEPTIÈME PRONE · texte numérisé non relu

QUARANTE SEPTIÈME PRONE

Le Purgatoire.

Credo... airnis rcsiirrorlio)tcni, l'ilain œteriuun.

.lo crois... la irsiiiTCctioii «le la cliair, la vie élcnicllc.

l'rœterea est purgatoriiis igiiis, niio pioniin aniniic ad definituni tcnipus cnifiata' cxpiantur, ut eis in œternam patriain ingressiis patero possit , in (piain nihil inquinatum iiii^reditur.

Catecli. Rom. «a p. S.

Elles tombent en enfer, pour y souHrii- éternellemenl, et sans aucune mitigation dans aucun temps, la peine du dam et la peine du sens, les âmes perverses qui ont quitté la vie dans l'inimité de Dieu (1).

Elles montent au Ciel, sans nul retard, pour y être éternellement bienheureuses par la possession et la tranquille jouissance de tous les biens, les âmes justes qui ont toujours persévéré dans la justice, ou dont les péchés, si elles en ont commis, elïacés quant à la coulpe, ont été acquittés quant à la dette.

Mais, ces âmes ne sont pas toutes les âmes, lï en est d'autres, nous l'avons dit, qui, bien que sorties de la vie en gràci' avtx" Dieu, mais encore redevables à sa justice, ne seront mises, qu'après acquittement complet, en possession du bonheui* éternel. Or, c'est de ces âmes, à tant d'égards portion intéressante de l'Église universelle, que nous allons nous entretenir aujourd'hui ; et nous le ferons avec d'autant plus de soin, se-

(i) L'opinion, que les peines des damnés sont adoucies après nu certain laps de temps, soutenue par quelques Théologiens, même par <iueliiues Pérès, est rejetée par la généralité de l'Enseignement catholique. Voir (khsskt. TlieoL Jhij. t. -2. n. iU. Ittr»

on larecoinm.iiidatioii du Catéchisme Romain, qiu' nous vivons dans des temps où les hommes ne supportent phis la saine doctrine : Eo diUcjenUus et snppius parocho disserendum rrit, quo in ca tcmpora lucidimifs^ ijinbus ho))ri)ics sanani doc- Iruiain nini sustincnt [W. Dieu nous vienne en aide ! ...

Si nous voulions mettre en Hune, sans en négliger aucune, toutes les preuves tendant à établir : qu'il y a, pour certaines âmes, au sortir de la vie, un état intermédiaire, qui n'est pas l'enfer, ni ne le sera jamais, qui n'est pas, non plus, le Ciel, mais qui y mène, les Traditions païennes elles-mêmes nous fourniraient quelque appoint . . . Mais, grâce à Dieu, nous avons mieux : mieux que Virgile et tous les poètes , que Platon et tous les philosophes, mieux surtout que Pythagore et son système des réincarnations (2) ; nous avons les Écritures, la Tradition, l'Église.

Les Écritures. Parcourez-les. — Au deuxième Livre des Macchabées, vous lisez ces paroles tant de fois répétées depuis, et dont la force probante ne peut échapper à personne, puisque les hommes qu'elles visent étaient morts dans la piété, qui ciim pietate dormitlonem acceperant : Que c'est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés (3). — Au douzième chapitre de .saint Matthieu : On vous parle de tels péchés qui ne seront remis ni en ce monde, ni en l'autre ; et vous en tirez cette conclusion, laquelle d'ailleui's vient sans effort, qu'il y a tels autres péchés qui seront remis, et en ce monde, et en l'autre (4). — Au douzième chapitre de saint Luc : On vous montre une dure prison, cjui n'est point celle de l'enfer, puisqu'on en sort, mais ù cette condition pourtant, que la dette à cause de laquelle (m y est jeté, soit payée jusqu'à la dernière obole (5). — Au troisième chapitre de la première aux Corinthiens : A'ous voyez un ouvrage soumis à l'épreuve du feu ; à la vérité, les parties

(1) Cat. lioin.

l'i) Doctrina Pvthagor;voniin, eidoin foniianiento imiititur, scilicct stali:i t'xpiationis post mortem. I'erkone, t. i, p. 840. (3) II Macch. c. xii, V. 434fi.

(i) Matth. c. XII, V. 32. (5) Luc, c. xii, v. r)8.

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