‹ Une deuxième campagne laïque, vers la séparationChapitre 57 sur 71 · LE COMMANDANT PASOL'IER · texte numérisé non relu

LE COMMANDANT PASOL'IER

M. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL. — Et, eii parlant de la sorte, je fais seulement allusion aux circonstances ([ui mont permis de connaître ce système.

M. DuGLAUX-MoNTEiL. — Dites donc tout !

M. Carnaud. — N'en provoquez pas trop.

M. DucLAUX-MoNTEiL. — Cela ne me gène pas.

M. LE PRÉSIDENT DU CONSEIL . — Je dis Quc cc sjstème date de l'ancien cabinet. J'ai expliqué à la tribune — mais vos souvenirs s'évanouissent bien vite, quand ils viennent contrarier vos désirs — j'ai expliqué à cette tribune comment, au moment où le général André est devenu ministre de la guerre, il a voulu se renseigner sur la conduite politique et publique de ses otTiciers. Ne possédant pas des moyens d'action et d'investigation sufnsants. il s'était adressé au président du conseil d'alors qui avait mis à sa disposition les agents de la sûreté générale, les commissaires spéciaux. J'ai raconté en peu de mots comment, par suite d'indiscrétions commises par ces agents, il avait fallu très rapidement renoncer à ce procédé gros d'inconvénients et de périls. C'est alors qu'au ministère de la guerre a été instituée l'organisation incriminée; c'est alors que le système qui a été pratiqué depuis lors et que nous n'avons pas hésité à blâmer, a été mis en vigueur. {Bruit au centre et sur divers boncs.)

On a cru tout à l'heure, en évoquant un souvenir, apporter à cette tribune et devant la Chambre un fait paraissant indiquer que le président du conseil avait été mis au courant de ce système par le chef du cabinet militaire d'alors.

Messieurs, la conversation qui s'engagea dans mon cabinet entre le général Percin et moi, et que le général me rappelait

Page 1