‹ Une deuxième campagne laïque, vers la séparationChapitre 58 sur 71 · LES FAITS DE « DÉLATIO.T · texte numérisé non relu

LES FAITS DE « DÉLATIO.T

r.'uitie jour, s'csl boriiôe très exactenionl aii\ f;)ils donl jt^ vous ai déjà donné connaissaucp. Le général Fércin — r\ non l'ancien i)i-(''sid(Mil du conseil. comme je l'avais cru un inslanl. car ce souvenir cliiil icsic lies iui|tr('cis dans ma uii'inoirc — le générât Fercin. dis-je, m'avait indi(|ut' rautagunisnn' fxislaid alors au luiiiistère de la guerre dans la (lirecli(»n i\\\ cabinet au point de \ue des renseignements.

Et pouniuoi ne le dirai-je jias :' 11 nra|i|)iil (ju'il .\ axait dans le cabinet une lutte dïntluence entre (|uel(|ues otiiciers. Deux d'entre eux — (|u"il est iiuitile de nonuner — se nioriuaient un peu du fanatisme de deux autres; ils n'étaient pas francs-maçons et ils riaient ensembledu zèle franc-maconnique que mimtraient les deux autres (tfliciers.

Mais, messieuis. lien dans la conversation du général Percin ue m'apprit Texisteuce du système : il me fit seulement connaitre lexisleuce des Jlches sur lesipielles je me suis déjà expliqué, et il me demanda d'intervenir auprès du ministre pour que ses fiches ue fussent pas mêlées aux autres lichesqui portaient les renseignements réguliers. (Moiivemcnh dircrs.)

A droite. — Vous demandez l'absolution?

M. LE PRESIDENT DU CONSEIL. — Je ue demande l'absolution de personne; je suis à la tribune pour (Mablir la véril(\: j'ai l'habitude de la dire et je la dis.

Mais, messieurs, tout ii llieiiic M. Leygues faisait précisément la même distinction. .M. Leygues disait : mais de tout temps on a demandé et reçu des renseignements de sources diverses. Entiv ces demandes de ren.seignements et l'organisation d'un système il y a une différence capitale. Cette organisation, je le répète, — me croira qui voudra. — nous ne

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l'avons jamais conuue avaut les débats qui se sout engagés dans cette enceinte.

M. Adrien Lannes de Montebello. — Et votre conversation avec M. Waldeck-Rousseau ?

M. le président du conseil. — Ces débats ont surpris mes collègues comme moi-même. Je ne sais à qui M. Leygues faisait allusion tout à l'heure, quand il disait que le système avait été révélé à un membre du cabinet. Je ne peux parler que pour moi bien entendu. (Exclamations à droite.) Voulezvous mieux? J'affirme que tous les membres du cabinet ici présents contestent la vérité de l'assertion de M. Leygues. [Bruit.)

Je n'ai pas à entrer dans l'examen de la question qui a fait l'objet de l'interpellation. Vous avez entendu M. le ministre de la guerre, je n'ai rien à ajouter à ses déclarations, je suis monté à la tribune pour m'expliquer sur ce point une dernière fois... [Exclamations au centre et à droite) et rétablir la vérité des faits.

Je ne reviendrai plus sur cette question. J'affirme avoir ignoré jusqu'à la séance où M. Guyot de Villeneuve l'a dévoilé le système pratiqué au ministère de la guerre et ce n'est pas parce que j'ai fait l'intérim, un intérim dans mon cabinet, un intérim où je n'ai pas mis les pieds au ministère de la guerre, que j'ai pu apprendre l'organisation de ce système. J'ai donné des signatures, j'ai tâché de les donner à bon escient, et je nai pas fait autre chose. [Applaudissements à gauche et à V extrême gauche.)

Par 298 voix contre 259, la Chambre adopta un ordre du jour de MM. Gouzy et Godet « approuvant les déclarations du Gouvernement ».

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