MADAME DERVILLE, RIGAULT
RIGAULT, cntr'ouTrint la porte.
Pardon !
MADAME DERVILLE
Ah ! c’est vous, monsieur Rigault, entrez, entrez ! Pourquoi donc venez-vous si tard aujourd’hui?
RIGAULT. I
Ah ! ne m’en parlez pas ; une affaire assez grave, qui m’a ■
retenu toute la matinée au Palais... Un voleur que je viens de faire acquitter.
Eh bien ! je vous conseilla de vous vanter, par exemple. |
RIGAULT. I
Pourquoi donc pas? Je vous assure qu’on en condamne!... '
MADAME DERVILLE
Je Tespère bien... Il n’en est pas moins vrai que vous m’avez sacrifiée à votre voleur, n’est-ce pas?
RIGAULT
N’en dites pas de mal. Madame, c’est un galant homme; car il a bien voulu me prendre un des billets de bal dont vous m’aviez confié le placement.
, MADAME DERVILLE
Vous donnez mes billets à des voleurs ? {
RIGAULT
Hélas ! Madame, on fait ce qu’on peut. j
MADAME DERVILLE. 1
C’est-à-dire que vous me rapportez mes billets?... ,
RIGAULT, tirant de sa poebe des billets qu’il place sur le gnéridon. [
Vingt- neuf sur trente. Madame, M. le bâtonnier, à qui j’en