SCÈNE III. n
rais recoTirs pour venger son inj)ire. •— Je vous croyais brave, Rigault !
RIGAULT
J’ai fait mes preuves, Madame ! J’ai eu un duel ! H est vrai que l’affaire s’est arrangée, mais sur le terrain!., sur le terrain !.. — Soyez sûre que si je savaisoù prendre ce M. Heniy... maisvousle voyez. .. un nom illisible... et, quant à son adresse, il s’est bien gru-dé de vous la donner, l’insolent !
MADAME DERVILLE
Vous n’avez donc pas lu altenüvement?
RIGAULT
Comment ! est-ce qu’elle y est, son adresse?
MADAME DERVILLE
Sans doute !
RIGAULT
Où donc?
« Je vous ai aperçue hier à votre lialcôn comme j’étais au mien. »
RIGAULT
Eh bien?
MADAME DERVILLE
EU bien ! il n’y a qu’une maison à balcon de l’auti'e côté de la rue. *
RIGAULT
Ail!
MADAME DERVILLE, ^cariant Ic^rldraii de la fenitre.
Un peu à gauche, voyez-vous?
RIGAULT
Parfaitement !
MADAME DERVILLE
Vous viendi'ez me rendre compte de votre démarche.
RIGAULT
De ma démarche? — Mais encore, Madame, faudrait-il savoir exactement le nom de...
MADAME DERVILLE
Vous demanderez M. Heniy... Heniy, comme si vous aviez une absence de mémoire, le concierge vous aidera.
RIGAULT
En effet ! je ne pensais pas... A bientôt. Madame.
Je vous attends. '
RIGAULT, ftvanint lar sci pas.
Ah! pardon, cette lettre...
MADAME DERVILLE
Eh bien ! ne faut-il pas que vous la gardiez ?
RIGAULT
C’est juste ! je puis en avoir besoin. Pardon ! (il ciierdio aut> ir
de lui.)
MADAME DERVILLE
Que cherchez-vous?
RIGAULT
Mon parapluie.
MADAME DERVILLE
Pour traverser la rue?
RIGAULT
C’est vrai! pardon! — Je ne sais plus où j’ai la tète; la colère... Tindignation... A bientôt, Madame! (il son.)