FIN
Paris, décembre 1898.
NOTE 1 (Page 3)
Ne voyDDs-uuus pas le royaume des gaz faire sans de nouvelles recrues? Hier encore, itaos l'air aimo rique, on ne trouvait que de l'âzoïe et de l'oxygène ;au d'hui, l'on y trouve Vargon, le krypton, le néon, le m gon. Qui suit ce que l'on y découvrira demain et cou d'autres élémenls célestes attendent encore les liei apectroscopisies. N'avons-nous pas déjà Yaiirorium nébulum f
L'hydrogène, d'autre part, n'est il pas considère eo un métal, par les chimistes ! Qui pourrait dire, en prêt de la liquélaciion de l'oxygène, de l'hydrogène ( l'azoïe, ce que nous promettent de découvertes inattei: tes investigations persistantes que l'on lait sur la n intime de la matière, cette matière mystérieuse qui é> essentiellement l'idée d'un mode de mouvement (W. Croc
NOTE 2 {Page 34)
bans vos futurs livres, Messieurs les auteurs class qui traitez de l'histoire du Monde, de grâce ne la faites y a siK mille ans. Vos jeunes lecteu
souriraient de pitié. Car ils sauront que l'étude de Tlnde nous apprend chaque jour que nous ne connaîtrons jamais, sans doute, Fépoque à laquelle Thom me a commencé à vivre sur la terre, tant, cette époque recule dans la nuit des temps.
Nous savons déjà que les traces de Thomme et de son industrie se retrouvent dans les couches géologiques des périodes glaciaires. Tout récemment, on en a trouvé jusque dans les dépôts de Tune des couches de la période tertiaire, époque tellement reculée que Timagination en demeure presque effrayée. C'est peut-être depuis des milliers de siècles que les flancs de notre mère commune tiennent endormis sos premiers enfants qu'elle berce d'un balancement immense. Ce balancement gigantesque, qui emploie vingt-cinq mille ans à se compléter, n'est-il pour rien dans les cataclysmes périodiques dont nous parlent les livres hindous? Est-il vrai que, dans quelques siècles, les eaux, charriant des glaçons énormes venus des mers australes balaieront toutes nos œuvres péniblement construites et nous couvriront pendant plusieurs centaines de siècles? Que penseront de nos crânes fossibles lesanthropologistes des académies du 320° siècle de notre ère, s'ils fouillent les terrains sous lesquels sera enseveli ce qui aura été l'Europe actuelle, quand les eaux auront quitté de nouveau notre hémisphère boréal?...
(Le D' P. Gibier, le Fakirùme occidenlaL)
NOTE 3 {Page i39)
Je trouve dans un journal la curieuse note suivante ayant pour titre : Soutenance d'une thèse a l'École bu Louvre :
La thèse de M. Galle
L'élève qui passait sa thèse, ces jotirs-ci, n'était qu'titi modeste garçon boulanger. 11 peinait au pétrin où l'effort
physique est considérable et prédispose peu aux spéculations philologiques. Sa cotte quittée, son torse vêtu, s'étant reposé de son dur labeur, il méditait sur les livres à sa portée.
Le peu qu'il sut, par la lecture, Tincita à sMnstruire davantage, il se haussa par degré; il n'étaitencore qu'animé d'une vive ardeur quand il se présenta au cours de notre éminent collaborateur Ledrain. Le maître ne s'y trompa point : il devina une intelligence qui s'enflammerait au foyer commun. 11 l'admit.
C'était donc» il y a quelques jours, dans un des salons du vieux Louvre, dont les décors disaient le passé somptueux. Autour d'une table verte, avaient pris place, à côté de M. Ksempfen, les examinateurs et le professeur M. Ledrain. Et, en face d'eux, l'ancien boulanger, briguant l'honneur du parchemin des hautes études sémitiques.
Lui-même, ce M. Galle, brun, la barbe rare, la mâchoire proéminente» la lèvre forte et pourprée, l'œil éclatant, donne l'impression de quelque Hébreu ou de quelque Musulman, qui a revêtu notre costume. Il est sans doute, à sou insu, un phénomène d'atavisme ; ses curiosités sont, en son obscur inconscient, le réveil de sa race.
C'est miracle que sa compréhension. Ce fils du peuple^ ce laborieux artisan sait l'hébreu, les dialectes araméens, l'arabe ; il les sait avec une sûreté étonnante, 11 a étudié pour sa thèse le Livre de Daniel^ en lui-même, dans ses rapports a^ec les commentateurs juifs et avec Tépigraphie sémitique.
Mais c'était surtout le texte si étrangement hébreu et chaldéen à la fois que M. Galle avait, en philologue, savamment commenté. Il en fut félicité. Et M. Ksempfen, au brillant candidat, donna une preuve de sympathie en promettant d'intéresser l'État à la publication d'une thèse qui fait si grand honneur à l'École du Louvre»
400 TNE ÉCHAPPÉE St'R l'iNFINI
NOTE 4 (Page 161)
Nous citerons, a titre d'exemples, choisis entre bien d'autres^ les communications suivantes :