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'-'. Zur Walacliisrhen Frage, dans la Zeitschr. fur OE. G., 1876, p. 312. •3. W. Tomaschek Zur Kunde der liaemus-Haibinsel. Vienne, 1882, p. 51,

RÉIMMIGRATION DES ROUNAINS DANS LA DACIE 53

avaient été soumises au même maître, ainsi que nous le verrons plus bas, pendant la durée du premier État bulgare, détruit en 1018 par Basile II le Bulgaroctone, empereur de Constantinople. A partir de cette époque, le pays vaincu fut partagé entre les Byzantins, qui commandaient sur la rive droite, et les Gumans, qui s'étendaient sur la gauche, et il ne peut plus être question d'une domination commune sur les deux rives du fleuve.

Les Gumans, horde sauvage et barbare, commencent à s'étendre dans les régions de la Moldavie et delà Valachie en 1050, précisément à l'époque où M. Tomaschek veut faire émigrer les Besses en deçà du Danube. Il remarque, à cette occasion, « que les nomades turcs possédaient assez de bétail grand et petit, qu'ils étaient avides d'argent et qu'ils dirigeaient leurs armes surtout contre les Grecs, tandis que leurs relations avec les Valaques devaient être amicales l » ; cette observation rappelle par trop l'assertion semblable de Rœsler pour être prise au sérieux.

Mais si M. Tomaschek place au xie siècle l'immigration des Roumains dans la Dacie, il devrait, à l'exemple de Sulzer, de Rœsler, de Hunfalvy, repousser le témoignage de l'Anonymus Belae régis notarius, chroniqueur hongrois, qui parle des Roumains comme présents en Dacie au moment de l'invasion hongroise, et le traiter de faussaire ainsi que l'avaient fait ses devanciers. Au temps où M. Tomaschek combattait la théorie rœslérienne, il avait fait cette juste remarque : « Si les Valaques, ainsi que le prétend Rœsler, étaient venus de Transylvanie depuis soixante ans seulement, les Hongrois devaient bien le savoir, et l'Anonyme n'aurait pas été assez simple pour faire croire à ses compatriotes qu'ils étaient d'anciens habitants du pays. Non, la tradition immémoriale et la croyance générale de son temps lui faisaient apparaître comme tels les Valaques et les Slaves. S'il avait eu seulement l'idée que les Valaques, qu'il considère comme les plus lâches d'entre les hommes, fussent des vagabonds nouvellement arrivés, il n'aurait pas manqué de leur adresser cette nouvelle injure 2. »

Chose extraordinaire et inexplicable : M. Tomaschek, dans sa critique du livre de M. Jung, après avoir réfuté les arguments que celuici apporte en faveur de la continuité des Roumains et y avoir développé sa théorie de la romanisation des Besses, complimente M. Jung sur plusieurs parties de son livre, et le félicite en particulier de « sui-

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