‹ Une énigme historiqueChapitre 47 sur 100 · Teutsch et Firnhaber, Nr. XXVIII, p. 30, anno · texte numérisé non relu

Teutsch et Firnhaber, Nr. XXVIII, p. 30, anno

3. Teutsch, Gesch. des Sieb. Sachsens, I, p. 30, Hunfalvy, Anspruche, p. 85.

4. Teutsch et Firnhaber, Nr. XXIII, p. 24, anno 1223. M. Pic, Abstammung, p. 164, rapporte le passage exemptam de Blaccis « auf die Exemtion von den bestehenden

M. Hunfalvy, qui ne peut s'empêcher de reconnaître l'existence des Valaques clans le voisinage d'Hermannstadt, où se trouvait situé le dit monastère, l'ait observer que ces Valaques n'y étaient établis que temporairement (zeitweilig). Sur quoi l'onde-t-il cette assertion? Nous ne saurions le dire. Il nous semble, au contraire, que si le roi prend aux Valaques une portion de territoire pour en doter son abbaye, c'est que ceux-ci devaient le posséder antérieurement et, par conséquent, qu'ils y étaient établis. En 1252, après l'invasion des Tar tares, arrivée en 1241, ces Valaques qui habitaient le territoire du monastère de Kerch sont de nouveau mentionnés. Le roi Bêla IV donne à un Szèkle la terre de Szek, qui était comprise entre les Saxons de Barassu, les Szèkles de Sepsi et les Valaques de Kerch : « Terram Zek, inler terras Olachorum de Kircz, Saxonum de Barassu et terras Siculorum de Sebus existentem \ ». M. Huni'alvy prétend que ces Valaques « s'y étaient peut-être établis après l'invasion », et pourtant nous les y avons trouvés déjà en 1223!

Un document de 1247 nous fait connaître encore d'autres territoires habités par les Roumains au commencement du xme siècle, territoires situés sur le versant méridional des Carpalhes du côté de la Valachie. Le roi Bêla IV, pour préserver son pays contre le retour de l'invasion mongole, qui avait mis l'État hongrois à deux doigts de sa perte, établit l'ordre des chevaliers de Saint-Jean sur les confins de la Transylvanie, clans le nord de la Valachie. Par l'acte de donation, il dispose en leur faveur de la terre de Sévérin et des deux principautés de Jean et de Farkas qui s'y trouvaient, jusqu'à la rivière de l'Olte, exceptant toutefois de cette donation le pays du voévode valaque Lyrtioy, qu'il laisse aux Valaques ainsi que ces derniers l'avaient possédé jusqu'alors : « Excepta terra Kenezatus Lyrtioy voiavode quam Olachis relinquimus prout iidem hactenus tenuerunt ■». Au-delà de l'Olte, il donne aux chevaliers toute laCumanie, à l'exception du pays du voévode valaque Séneslas : « Excepta terra Szeneslai voiavode Olachorum quam iisdem relinquimus, prout iidem hactenus tenuerunt ~ ». Les Roumains possédaient donc, sur le versant méridional des Carpathes, plusieurs principautés des deux côtés de la rivière de l'Olte, ce qui correspond aux établissements des Roumains de la Transylvanie, de sorte que nous

walachischen Rechtsverhsellnissen ». Nous ne saurions admettre cette interprétation.

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