Zeitschrift fur Oester. Gymn., 1876, p
3. Zur Kunde der Hiemus-Halbinsel, topographisclie, archœologische und elhnologisclie Miscellen, Wien, 1882.
4. Die Iîomanen und ihre Verlreibung in Oesterreich, Gratz, 1877.
formée dans la péninsule des Balkans, et il attribue une origine commune à tous les Roumains, tant à ceux do la Dacie qu'à coux de la Macédoine ; mais il les fait descendre d'un élément cclto-ligure qui aurait été très répandu dans cette région. Les divers tronçons de cette race se seraient séparés plus tard.
Deux autres savants, plus fermes dans leurs opinions, combattent la théorie de Rœsler; ce sont MM. Julius Jung ' et M. J. Ladislas Pic 2, tous les deux professeurs à l'Université de Prague. Le premier, auteur de plusieurs écrits importants sur la question roumaine, a pris à fâche de démontrer que la Dacie avait été traitée par les Romains d'une manière particulière. Sa position géographique, qui en faisait un boulevard contre les invasions barbares, d'autre part ses mines d'or et de sel attirèrent une foule de citoyens romains de toutes les parties de l'empire et augmentèrent ainsi l'élément romain dans une proportion tout à fait exceptionnelle, ce qui contribua pour beaucoup à la rapide et complète dénationalisation du peuple dace. M. Jung admet, tout aussi bien que Rœsler, le départ des Romains lorsque Aurélien retira ses légions de la province, mais il ajoute « que la masse du peuple dace, qui n'avait connu que les fardeaux et non les avantages de la domination romaine, resta sur place, payant aux nouveaux maîtres l'obole qu'il avait payée aux anciens, et ne conservant de l'époque romaine que la langue d'où dérive le roumain actuel ».
La thèse de M. Jung, développée avec beaucoup de vigueur, rencontra une opposition presque unanime et la théorie de Rœsler sembla devoir garder le dessus dans cette lutte opiniâtre. Ainsi, en dehors de M. Tomaschek, MM. Gaston Paris et Schwicker 3 (ce dernier hongrois) ont tous, en rendant compte des ouvrages de M. Jung, combattu la continuité des Roumains dans la Dacie.
Quant à M. Pic, il a fait observer avec raison que si les Romains ont dû quitter la Dacie de Trajan au temps des invasions barbares, ils n'ont pu trouver un refuge assuré dans la Moesie, où le pillage et la dévastation étaient au moins aussi violents. M. Pic cherche ensuite à découvrir dans les documents plus récents, qui mentionnent pour
1. Die Anfamge der Romsenen dans la Zeilschrift fur Oester. Gymn., 1876. — Rœmer und Romanen in der Donaulsendem, Insbruck, 1877. — Die romanischen Landschaften des rœmischen Reiches, Insbruck, 1881, pp. 311-481 (Die Donaulandschaften).