Hérodote, IV
3. Ptolémée, III, 8. Ackner et Miïller, Rœmische Insckriften in Dakien, Anhang, n° 28 : « Quam Drusus pater Alpibus bello patefactis, derivavit, munit ab Altino usque ad flumen Danuvium ». Une autre inscription contient la forme « Alutum ». Ibid., n° 17 ; « Ad Alutum flumen secus mont. Caucasus » (c'est-à-dire Carpathes).
4. Jornandès, XXII. Geogr. Rav., IV, 14. M. Hasdeu, ht. critica, Bucuresti, 1873, I, p. 283, combat ce rapprochement pour la raison que le Gilfil de Jornandès serait nommé à côté des rivières de la Transylvanie. Il prouve pourtant, par des raisons philologiques que nous ne pouvons reproduire ici, l'origine ancienne, dace, du nom de celle rivière qu'il ramène au prototype arien sil — rivière. Il en rapproche deux autres noms de rivières de la petite Valachie : le Jales = Sal = rivière, et le Jilort = Jil-ort = Sil-art dans lequel art = brave dans les langues ariennes.
au nord-ouest de celle ville. Le Lofru, ruisseau qui se jette à gauche dans l'01te,près du défilé de la Tour Rouge, tire son nom de l'ancienne ville dace d'Arutela, indiquée sur la table de Peutinger comme neuvième station sur la route qui allait de Drobetis à Apulum (Karlsburg) en Transylvanie. Si l'on observe que la table de Peutinger donne quinze stations entre Drobetis et Apulum, on se convaincra facilement, en comparant les distances, que la station Arutela devait se trouver précisément sur les bords du Lotru. La forme d'après laquelle Amutria a donné Motru est identique à celle qui a produit Lotru d'Arutela, en y ajoutant une métathèse (Alulera, Lutera, Lotru).
La Transylvanie, qui formait le centre de la Dacie même, a conservé un plus grand nombre de noms de rivières. On y rencontre en premier lieu la Theïss (roum. Tisa) qui n'est que l'ancienne Tysia, nommée aussi Parthiscus, Tibisia, Tibiscus ' et confondue souvent par les anciens avec le Témèche, Tibiscus.
Parmi les affluents principaux de la Theïss on trouve en commençant par le bas : le Criche nommé par les anciens Grisia ou Gvissia 2; le Mourèche nommé par Hérodote Mipiç, par Strabon Mariscus, par le géographe de Ravenne Marisia 3; le Témèche dont le nom chez les anciens, confondu, ainsi que nous l'avons vu, avec celui de la Theiss, variait beaucoup dans sa forme. La plus commune était celle de Tibiscus 4. Le nom du confluent le plus septentrional de la Theïss, le Samèche, nous a été conservé par une inscription sous la forme de Samus \
Trois noms anciens appartiennent à de petits cours d'eau : Bîrsaca, affluent du Témèche dans le Banal, ainsi nommé d'après la colonie Bersovia6 ; Ompotu qui tire son nom de la ville d'Ampelum 7, et Cerna
1. Pline, H. N., IV, 12, ib. Jornandès, 5 : Tisianus ; 34: Tysia; Am. Marc, XVII, 13 : Parthiscus; Geogr. Ravenn. : Tibisia; Gruter, Inscrip., 443, 3 : Tibissus.