‹ Une énigme historiqueChapitre 70 sur 100 · Digestae de Cens., I, \ S. Tab. Peut. Ptolémûe, III · texte numérisé non relu

Digestae de Cens., I, \ S. Tab. Peut. Ptolémûe, III

2. Historia, éd. de Bonn. p. 237. Gomp. Théophanes, (-f-817) Chronographia, Bonn, I, p. 423. Le Chronicon Budensc,x>. 329, la nomme encore Iiancha ou Iloucha.

3. Voir la carie de la Roumanie publiée par Flemming à Glogau.

4. Tomaschek, Zeitsclir. fur (Je. G. 1872, p. 1 49 : « Ein Theil der œsllichen Karpathen worin sich der peceneghische Hospodar Lazar zurùckzog. hiess TéXou *Opu6v(Cinnamus, Bonn, p. 196) imd denselben lûrkischen Namen Teleorman bewahrt der Avalachische District: die Stadt Jassy erinnert an das einstige Dasein «1er Peceneghenhorde Jasy-huban, zwischen dem Sarat und Burat ». L'opinion que la ville de Jassy tirerait son nom d'un uiunicipium Dacorum Jassiorum rapporté par une inscription (Akner et Mùller, n° 157) ne saurait être admise, car le texte de cette inscription porte : Praef. M. Dacorum Jassiorum, et l'on ne saurait admettre l'existence du préfet d'un municipe. Il s'agit de milites Dac. Jassiorum ou Jazyges qui n'ont jamais habité la Moldavie. Du reste l'inscription a été trouvée sur l'emplacement de l'ancienne capitale de la Dacie, en Transylvanie.

5. Voir, pour la Transylvanie, le dictionnaire de Trauenfeld; pour la Roumanie, celui de Frunzescu, Diclionar geografic al Iiomaniei, Bucuresti, 1872.

Comans (1050-1240). Les Petchénègues qui s'appelaient aussi Uzes ' ont laissé leur nom encore à deux rivières des Carpathes : Uzul et Oituzul, qui se jettent dans le Trotouche, affluent du Sereth, ainsi qu'au passage de YOituz.

La plupart des villes de la Dacie, ainsi qu'une grande partie de ses villages, furent fondés par d'autres peuples que les Roumains et notamment en premier lieu par les Slaves, en second par les Magyares et les Allemands. L'explication de ce fait incontestable réside dans la circonstance, plusieurs fois relevée par nous, que la population daco-romaine, restée dans le pays, dut se réfugier dans la montagne pour garantir son existence contre les entreprises des peuples nomades. Les villes furent donc ruinées et ne se relevèrent plus de leurs décombres. Les Slaves, les Hongrois et les Allemands, occupant la plaine avant que les Roumains ne descendissent de leurs montagnes, y fondèrent plusieurs villes et villages qui prirent nécessairement des noms slaves, magyares ou allemands; ces noms, les Roumains les adoptèrent lorsqu'ils vinrent y habiter. Puis les Roumains descendant en nombre de plus en plus considérable de leurs retraites lorsque le pays se fut un peu calmé, donnèrent aussi à leur tour naissance à des villes et surtout à des villages dont le nom fut roumain dès l'origine ; et naturellement les autres peuples de la Transylvanie adoptèrent ces noms avec leur forme roumaine.

Fidèle à son système, et pour prouver a qu'il n'existe pas dans la Transylvanie et le Banat une seule ville ou village de nom roumain originaire », Rœsler relève seulement les noms étrangers qui ont été roumanisés. Ainsi Alba Julia ne serait, d'après lui, que la traduction du magyare Fejervar ou de l'allemand Weissenburg; Vasarhely devient, en roumain, Osovheiu ; Ujvar, Uioara; Somlyô, Simien; Regen, Regin; Hatzcg, Hatzag ; Klausenburg, Clusiu; Enyed, Aiud; SchwTssburg, Seghisoara; Lâszlô, Laslie; Holdvilâg, Holdgelag ; Udvarhely, Odorheiu; Kiralyhalma, Crihalma; Fœldvar, Feldioara; Szeplâk, Siplac; Halmenbach, Hambac2, etc.

En regard de ces traductions ou imitations formées par les Roumains d'après les noms hongrois ou allemands, plaçons des forma-

1. Voir Ceilrenus, éd. de Bonn, II, p. 582 : « Tb TÔJv O'JwWV î'Qvî; * *,'îvcç es xai o&toi Sy.uG'.y.bv v.x\ xm FIa7v.vay.wv eùferéaTepov Tî'/.al TCcXuTCAYjOésrspov ».

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