‹ Une énigme historiqueChapitre 36 sur 36 · CR · texte numérisé non relu

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mieux les itraits spécifiques et:les phases ordonnées, Îla sigmi-

fication profondément humaine sans préjudice pour leur onigine transcendante et infuse, la « valeur moétique » (selen

l'expression récente de M. Jean Baruzi qui pourtant n'a pas

su en sauvegarder la plénitude), la « valeur ontologique»,

ainsi que de notaït :avec profondeur Victor Delbos ‘déclarant

que-de tels états contiennent une présence, une réalité supé-

rieures à toutestcelles quella science positive ou la spéculation

métaphysique nous font connaître «etemployer.

Mais icitencore, ce ne.sont pour ‘ainsi direique des « suceès » partiels et exceptionnels ; ils mous aident à prévoirque le problèmede l'Unitéestrésaluble ;maisiln'estpas pour celarésalu ‘complètement.et dès à présent, mien fait, ni spéculativement. Mais, si la iso/ution me :saurait être anticipée effectivement, imême à l’aide de ‘ces aawhes qui peuvent en aire ‘pressentir Ja réalité, du moins :l est légitime et salutaire de chercher à

poer, avec unerclarté ‘accrue, avec:une exigence plus cons- ‘iente et plus impérieuse, un problème iqui, certes, :a toujours ‘été impliqué, mais qu'il importe d'expliciter en toute son ampleur et en toute «sa rigueur, quélque terrible qu'en soit da «difficulté : pour qu'en nous il y ait dlansitoute la force de ces termes, ‘gi, penser. \(Étne, pour que mous participions vraiment « à la dignité d'être cause », à la lumière iincréée, :à da «vieéternelle », quetfaut-il donc?|Et comment:est-ce possible, en dépit des Himitations, «et des ‘inadéquations intérieures ‘à Pexistence, et à laconnaïssance de toute:créature ? Par quelles merveilleuses inventions ét quels divins stritagèmes, ‘tout ce qui:semble œuineux par en bas, fissuré en toutes ses parties,

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peut-il être consolidé et uni par en haut, sans confusion ni

absorption ni :simple mimétisme? Comment une « parfaite assimilation » (omnia intendunt assimilari Deo) est-elle possible, préparée, réalisable? Comment le caractère incommensurable et entièrement gratuit du Surnaturel demeure-t-il

inviolable, alors même que la grâce descend aux plus secrètes profondeurs de la conscience, de l'inconscience même, pour ‘une intimité qui surpasse tout ‘sentiment, qui défie toute analyse, qui exclut toute confusion ?

Champ immense en vérité et qui reste en partie à explorer pour de psychologue et le métaphysicien. Et si de fugitives et partielles « unions » sont parfois offertes symboliquement par les admirables réussites de l'art, de l’héroïsme, de la contemplation acquise ou infiniment mieux encore par les prodigieuses réalités de la sainteté, n'est-ce pas qu'en «effet le problème, dont, en balbutiant, Leibniz cherchait l'énoncé et la ‘solution sans succès, existe bien véritablement et qu'il n'est pas insoluble? Mais ce n'est ni par une métaphysique abstraitement substantialiste, ni par un idéalisme critique, ni par unephilosophie de l’effort.ou des actions, ni par un intuitionnisme esthétique ou intellectuel qu'on peut même soupçonner les plus stimulantes, les plus vivifiantes difficultés de l'union à réaliser, de l’agir à justifier en son originalité, du penser à déployer en toute clarté, de l’étre à constituer en toute solidité. Il ne s’agit pas, pour faire cohérer toutes ces choses entre elles ou même, en elles-mêmes, d’une sorte de colle adventice, d'un Vinculum postiche et extrinsèque. Il ne s'agit même pas de cette attraction, pourtant déjà beaucoup plus expressive, que concevait Aristote comme un aimant qui de proche en proche, soulève et hiérarchise fixement toutes choses par le magnétisme de la beauté; il s'agit de réalités concrètes, d'êtres singuliers et ineffables en communion avec l'universel, d'êtres déjà constitués dans un ordre de nature et

de raison, mais qu'une vocation supérieure destine à une assomption et à une unité de grâce où toutes les préparations inférieures et étagées contribuent à une « liaison », à une «assimilation » : le Vinculum ne trouve sa vraie signification, sa fine pointe, son aboutissement total, son rôle suprême que là où la charité divine, coagulant pour ainsi dire peu à peu les êtres et nos êtres — qui ne sont encore qu'énitium aliquod creaturae (Jac., 1, 18), quod Deus ipse perficiet, confirmabit solidabitque (1 Petr., v, 10) — consomme cette croissance dans la « liaison » qui accomplit le vœu testamentaire du Christ

consumimmati in Unum. La philosophie, certes, ne peut par elle-même boucler ces choses; mais elle peut et doit montrer que les choses ne bouclent pas d’elles-mêmes, qu'il y a constamment un «trou par en haut », sans qu'il y ait consistance suffisante par en bas, et que pour poser en toute son étendue l’inévitable problème de l’agir, du penser et de l’étre, l'intelligence n’a pas dit son dernier mot. Puisse du moins l’hypothèse du Véinculum, si archaïque, si fruste et si caduque qu’elle soit, marquer, comme une pierre d’attente mal dégrossie, la place de la belle clef de voûte, Lapis Angularis.

1, — Extrait d'une lettre écrite à un savant par le célèbre Christophe Matthieu Pfaff, chancelier de Tübingen et Abbé de Lorch. (Acta Eruditorum. Lipsiae. Mense Martii, À 1728, p. 125.)

« De litteris Leibnitianis ante hos fere duodecim annos (Hannoverae, 2 maii 1716) ad me datis, quas in Diss. Anti-Baeliana TII et in schediasmate De Morte naturali allegavi, dubitari num existant quod ad calcem /nstilutionum Juris Ecclesiastici non essent editae, id quidem non minus miror quam si quis causaretur, me Orationem de Silentio Theologico in promotione Weismanniana habitam haud recitasse, quod nec illa ibidem causa fuerit.. Quod vero literasillas Leibnitianas, de quibus scribis, attinet, eas hanc ob causam publici nondum feci juris, quod Philosophis illis subtilissimis, qui novum illud philosophandi genus sectantur, in lite illa sua, cui impliciti sunt nolo esse gravis, meque, qui olim ante motas has controversias, Dissertationes Anti-Leibnitianas scripturus eram, pugnae isti, et acerbae quidem, immiscere, idque eo minus, quod adhuc antiqua illa animo meo sententia sedet, quam ad Leibnitium perscripsi olim, et quam ille, vir sane judiciosissimus, pro ea quam in litteris ad me datis semper testatam fecit, animi sinceritate, prorsus approbavit. — Rogaverat abs me Vir illustris, quid de T'heodicaea sentirem methodoqueilla qua Baelium refutasset? Scripsi « existimare me quod animi saltem causa illud Philosophiae confinxerit Systema, et, quemadmodum Clericus, Baelium refutaturus, Origenistam simulaverat, ita et ipse novam hanc philosophandi viam inierit ad refutandum Baelium, quae quidem, licet pulverem saltem oculis eorum qui et altum alias haud videant injiciat, tamen eo ingeniosior sit, quod probe perspecta, et sententiam Baelii crassiorem sub specie refutationis potius modo subtiliore, mysterio tamen non illico detegendo firmet, et diversis quoque dissidentium Religionum Systematis opinionibusque, alias vix defendendis, incrustandis, favorique adeo et

Theologorum omnium fere partium, maxime nostratium aucu-

pando, sit applicabilis; praeoptare vero me ut Baelii tam periculosa sententia serio, solide et graviter refutetur. Quid quaeso ad haec respondit Leïbnitius quem credideram mihi, ob ingenuam responsionem indignaturum ? « Ita », autem ille in litteris Hannovera, À 1716 d. II. Maji ad me datis (do vero verba viri formalia, licet brevissima, reliqua enim epistolae, quae hoc negotium non tangunt, addere non convenit). « Ita prorsus est, Vir summe reverende, uti scribis, « de Theodicaea mea. Rem acu tetigisti. Et « miror neminem hactenus fuisse, qui lusum hunc meum senserit. « Neque enim philosophorum est rem serio semper agere, qui, « in fingendis hypothesibus, uti bene mones, ingenii sui vires ex- « periuntur. Tu, qui Theologus es, in refutandis erroribus Theolo- «gum ages ». Haec Zeibnitius, haec ïilla epistolae verba quae nosse cupiunt Viri eruditi et quae ipsorum curiositati haud invideo. Recensui illa aliquando Bulfjingero nostro, qui putabat jam vero haec ipsa Leïibnitium seria mente haud scripsisse !; quae qui caussari voluerit, is quidem per me suo sensu abundabit. Ego e contrario persuasissimus sum certissimusque etiam varia Religionis nostrae placita in Theodicaea Leïbnitium defendisse, quae risit alias et naso adunco suspendit, e. g. dogma de praesentia reali. Norunt mentem viri aulici et philosophi ipsiasque circa religionem sententias quibus virum penitius nosse contigit. Sed de his quidem

satis jam. Miror saltem tot esse qui haec principia serio et tanto .

quidem cum conatu defendant. »

II. — Cf. Dissert. Anti-Baïilianam, III, 9. « Is vero, qui ante omnes alios memorandus hic nobis venit, est Philosophus hujus saeculi celeberrimus Godefridus Gulielmus Leibnitius, qui Amstel. 1710 edidit librum Gallicum quem nuncupavit Essays de Théodicée… cum tribus appendicibus.… Jam vero sententiam Leibnitianam quae ad mundum perfectissimum, malum quoque requirit, et a Firmiano Lactantio dudum defensitata fuit, ponderanti facile patebit, eam cogitata Baïlii sic potius adstruere, quam destruere, saltem tolerabilia reddere, id quod et Poiretus observavit, et fassus nobis aliquandoin litteris ad nos datis est ipsemet Leibnitius. Vide omnino, quaeïn Primitiis Tubingensibus, P. 2, p. 53, 246, 247, hanc in rem diximus, et adde quoque G. C. Knoerrii diss. de origine mali sub praesidio celeberrimi Budæi habitam. »

1. « Patet ex his, operam omnino eos ludere, qui praesentiam realem intellectui nostro comprehensibilem reddere voluerint. « Pfajf}. Fragm. Iren. Anecd., p. 468.

ne LE « VINCULUM SUBSTANTIALE » 139 III. — « Bayle ne doutait point que le système du christianisme

ne fût faux, puisqu'il était contraire aux notions communes, comme il le soutenait.…, On parle aussi de ses adversaires, et entre autres de feu M. Leibniz qu'on assure avoir été dans le sentiment de M. Bayle, quoiqu'il voulût paraître l’attaquer, dans son livre intitulé : Théodicée... J'avoue que j'en avais jugé de même, et que c'est ce qui m'a empêché de parler du livre de ce grand Mathématicien pour ne pas paraître chercher des querelles sur cette matière et:pour me pas non plus dissimuler dans une chose si grave. Aussi M. Pfaff dit-il que M. Leibniz lui avait avoué dans une lettre que son ‘sentiment pouvait plutôt faire paraître celui de M. Bayle tolérable que le détruire. » (Biblothèque-ancienne:et moderne, par Jean Le Clerc, 1721. Amsterdam, än-12, €. XV, fr partie, VII, ip. 179.) S

TV. — Acta Eruditorum, A. 1728, p. 550.

Chr. W. (Wolfii) imonitum de sua Philosophandi ratione.

… «Cumque non ad ostentationem sed utilitatem philosophari me jam monueram..… quamobrem me parum moveat quod Vir quidam doctus in his Actis asseruerit, Leibnitium fuisse confessum, quemadmodum ipsi videtur, serio omnia quae de rebus Metaphysicis in Theodicaea traditi, esse lusum ingenii. Sint enim Leibnitio lusus ingenii verba quae ab eodem adopto : aut igitur alium eisdem tribuit, quam ego, sensum, aut si eundem tribuit, ludendo dicit verum. Sufficit mihi si profunda videam atque adeo ad intimas rerum notiones penetrem... »

W.— Mémoires pour servir à l’histoire des ‘hommes illustres ‘dens la république des Lettres (P. Nicéron). Paris, 1727-80.

« La Reine de Prusse engagea M. de Leïbnits à répondre aux difficultez de M. Bayle, et il entreprit ce livre dans ce dessein, du moins en apparence; car M. Pfaff assure dans un de ses ouvrages que M. de Leiïbnits a été du sentiment de M. Bayle quoiqu'il voulût paroître l’attaquer et que :ce sçavant le lui a avoué lui-même dans une de ses lettres; M. le Clerc avoue qu'il en a toujours jugé de même. » Tome II, ;p. 85, 1727.

« Le R. P. Tournemine, jésuite assure que ce que M. Pfaff et M. Le Clerc ont avancé au sujet de la 7héodicée de M. de Leïbnits est faux, et que ce sçavant lui avait écrit que ce livre contenait ses véritables sentiments. » Tome X, p.77, 1730.

Acta Eruditorum, publiés à Leipzig. (Gh. M. Pfaffi ralivoÔla, Calendis Augusti, Anno 1715, p. 376.)

Vir Celeberrimus, Christianus Matthaeus Pfaffius suis Irenaei Fragmentis nuper editis, de quibus dicemus, cum primum ad nos pervenerint, adjecit Dissertationem de consecratione Eucharistica, ibi, p. 459, 466, quaedam in Dissertatione de Consensu Fidei et Rationis, laudatissimo a nobis operi Theodicaeae praemisso, sibi displicere notavit : sed nunc gratum sibi fore testatus est, si publice significemus, melius edoctum esse de mente Illustris Autoris, qui operationis immediatae comparatione utatur, ita ut veram praesentiam corporis et sanguinis Domini in Sacramento Eucharistiae non excludat, et unionem inter rem coelestem et terrestrem negando, non neget earum conjunctionem in actu perceptionis, in qua consistit unio sacramentalis nostrorum Theologorum, sed tantum rejiciat vinculum quoddam seu tertium rebus superadditum, quod per unionem saepe intelligunt Philosophi, tanquam modificationem res uniendas connectentem, sive localem inclusionis aut adhaesionis, sive hypostaticam, qualis est animae et corporis, verbi et humanitatis, sive aliam his analogam, quoniam hoc foret Entia multiplicare praeter necessitatem et in perplexitates Philosophicas sese induere, et fortasse conjunctionem ultra actum perceptionis extendere, cum sine ullo alio rebus supperaddito sufficiat divina institutio ad conjunctionem efficiendam, ut rem terrestrem sumentes simul coelestis verissime participes fiamus. »

Lettre inédite de Des Bosses, jointe à une lettre de Jean-Baptiste Ptolemaeus, S. J., trouvée à la Bibliothèque royale de Hanovre. Illustrissime Vir, Patrone collendissime,

Jam dudum reditum Tuum avide praestolabar : nunc ex litteris Tuis 8 Julii scriptis sed primum nudiustertius mihi traditis salvum

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Te Hannoveram advenisse demum intelligo et serio laetor; mirabar quid Te Berolini detineret, cum ex novis litterariis Diario Parisiensi insertis didicissem qued Academiae istius praesidiatu abdicasses eoque munere jam fungeretur Baro de Printz.

Quod mihi arbitrium defers in tua cum Hartsoeckero controversia, facis Tu quidem benevole sed nimium mihi tutius : non nostrum inter vos tantas co mponere lites, et vereor, ut tali arbitro stare velit clarissimus Tuus adversarius, cui rogatus non ita quidem difficultates nonnullas objeci, ex quibus me Tecum facere facile judicabit. Caeterum litteras ad ipsum et P. Orbanum Tuas hodie curavi Dusseldorpium.

Quae de morali necessitate deque arctissima Deum inter et creaturam unione respondes, plane mihi satisfaciunt. Quomodo Adamus initio majorem quidem inclinationem ad malum quam bonum non habuerit, cum creabatur, sed tunc tantum, cum praeceptum urgebat et peccatum instabat, necdum plene percipio. Unde illa inclinationis alteratio, an a Deo naturae et gratiae autore? at hominem fecit initio rectum! an ab Adamo ipso? at instante peccato necdum culpam admisisse intelligebatur. Cum quis eliget hoc modo, videtur contradictionem implicare, si eligeret alio modo, etiamsi rationes determinantes ex se non necessitent, quia aliunde implicat contradictionem, voluntatem per rationes oppositas ut pote inefficacius propositas determinari, ut ipse statuis.

Theodicaeam tuam accepit Ptolemaeus, de quo quid ipse sentiat ex ejus litteris adjunctis lubentius intelliges.

Pervenit ad nos liber, cui titulus : « Observationes mathematicae et physicae factae a Patre Francisco Noel ab anno 1684 ad annum 1708 in lucem datae Pragae anno 1710. » Autorem, nisi consilium mutaverit, septembri mense hic videbimus. Si liber Tibi visus non est (et facile Praga Lipsiam deferri potuit) exemplar quod habeo Tibi mittam, Vale, Vir illustrissime et mihi Tui studiosissimo bene velle perge. Dabam Coloniae Agrippinae 18 Augusti 1711.

Ilustrissimae Dominationi tuae devotissimus cliens.

BarraoLomAEus Des Bosses.

P.-S. Quod de creatura perfectissima objicere ‘videtur Ptolemaeus, id ergo jam ante tetigeram et Tu abunde solvisse mihi videbaris.

142 APPENDICGES; ;

II. — Lettre de: Jean-Baptiste Ptolemaeus, à Barthélémy Des Bosses.

Legi quantum per occupationes licuit ibrum: amicissimi Leïbnitii ac nisi temporis angustiae prohiberent, adeundemrecta seriberem: cum. gratiarum actione non uno ex capite illi a me debita cumque gratulatione, approbatione, consensione secum mea im omnibus fere saltem praecipuis, certe substantialibus, absolutissimi speciminis, partibus. In. mentem: venerunt plurima inter legendum quitbus chartas non paucas, facile implerem, si: tempus sineret. Bina illa principia, quibus opus nititur : de Dei libertate ad optimum: rerum universitatis systema deque libertate quacumque ad: melius: ex propositis mixtis malo bonis determinata sive ex. moralinecessitate sive ex analoga quadam determinationead necessitatem talem: (nam haec utpoteinnecessitate cansistens Deum dedecet): nullatenws: efficere ipsi hbertati indifferentiae (quam aequilibris nolim esse): jam diu. est quad: persuasissimum.habeo. Sed adhuc evidentiora et omnibus. passim. nedum plerisque sapientibus concessa aut comce-. denda principia stafui posse reor, quibus sive demonstratio sive: responsio plane demonstrativa inaedificetur adversus, accusatores divinae providentiae:. Puto : pessibile. esse unum systema mundi. peccata ac mala complexum (qualia in praesente: hoc mundo contingunt) longe tamen. melius altero item possibili systemate solas innocentes creaturas comprehendente, quidquid. sit utrum: systema omnia perfectissimum possibile sit uti creatura perfectissima, idemque peccatis malisque confertum esse possit. Jam vera Deus possibile illud melius prae altero elegerit infinitae bonitatis suae inclinatione ad melius.. Hoc posito, cui nemorerum harum peritus repugnaverit, clarius et evidentius. uti reor cuncta illa dedueci possunt quae ex dato systemate mundi omnium perfectissimo deducuntur, sed, de his hactenus.

Dominum Leïbnitium verbis meis salutatum meque a commiendatum impense cupio, eui viro certe summo optima quaeque quotidie in sacris precor ac. praecipue unum illud necessarium,, quod illi in tanta litteratura probitate et ingenuitate deesse videtur quoque per vestigia Serenissimi Principis sui Volfenbuttelani secure et fauste etiamque gloriose pervenire potest.

Ad illa de Patre Speio deque Charitate extra ecclesiam, quorum iterato me monet Leïbnitius in litteris ad Te datis, haec adnotare habeo : Extra ecclesiam excusationes ob invincibilem ignorantiam, non autem probabilitates aut opiniones juvare quenquam posse sive ad salutem sive ad charitatem. Siquidem probabilitas in moralibus neminem securum facit, ubi modus et via suppetit certo et evidenter (saltem morali certitudine) comperiendae veritatis

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quod ipsum demonstrari potest. Atqui modus talis indubitate sup- petit (imprimis viro jam probabilibus imbuto) verae. ecclesiae comperiendae : alioqui visibilis illx non est. Hoc adversus eruditos adiaphoros, tolerantes, syncretistas et similes peremptorum esse puto. Vale mei memor, in sacrificiis. Romae, 6 Junii 4714.

Haec cursim dictabam aliorsum avocatus per vexatissimum quod - invitus gero regendi Collegti hujus officium. Servus in Christo.

lo. Barr. Prorrmaeus.

L'allégorie du bastidon.

ÿ (Extrait d’une lettre au P. V.).

RER ee 0 à: la de à. Le, eee 600 + je: CCE TES OC ME e

Vous me demandez si, pour soulager etes et fixer les idées comme les Fute géométriques favorisent les démonstrations, je ne pourrais pas inventer une allégorie, un mythe propre à soutenir l'effort de l'esprit. Je pourrais vous objecter que Leibniz, pour son Vinculum, a déconseillé un tel recours à l'imagination, craignant sans doute de retomber dans le faux dogmatisme des sens où de l’entendement; il a prétendu que « le Vinculum peut être distinctement conçu et exigé par la raison métaphysique, alors qu’il ne saurait être représenté et expliqué imaginabiliter ». Mais en d’autres circonstances il a excellé dans l'invention des allégories, au point de les ériger en vérités utilisables : n’a-t-il pas taujours cherché des notations symboliques et ses principales découvertes ne reposent-elles pas sur une alliance hybride d'ordres incommensurables ? D'ailleurs pour satisfaire à votre légitime désir, je n’aiici pour ma part aucun besoin d'inventer une fiction. Voici, en effet, l'expérience positive et récente que je m'étais amusé à noter pour moi-même et que je confie à vos méditations et surtout à vos critiques. Mon petit bastidon vient à menacer ruine : les murs s’écartent ; les plafonds se creusent ét semblent s’enfoncer, la toiture se disloque. Que s'est-il passé? Par une disposition sin- gulière, la charpente à quatre faces rattachées à un sommet unique tenait toute sa solidité de la ferrure qui unissait par la pointe supérieure les solives qui, grâce à ce vinculum du sommet, formaient

comme une seule pièce. Survient une rupture de ce lien de fer. Alors la charpente joue. Fini le bel équilibre qui, répartissant également le poids sur les murs où les poutres s’encastrent, assurait la fixité de l'écart. Désormais ces poutres glissent n'importe où. Loin de consolider les madriers et les tuiles, elles poussent les parois au vide, pèsent sur les « chandelles », c’est-à-dire sur les petites pièces de bois porteuses des tuiles, qui à leur tour faisant pression sur les planches légères, incurvent les plafonds... Tout se disloque! C’est donc que le minime crampon qui, au sommet, « récapitulait » l’ordre entier de l'édifice, faisait aussi toute la force, toute la solidité, — tranchons le mot — tout l'être du bastidon. On peut dire que la maison reposait sur sa pointe. Assurément il avait fallu d’abord mettre pierre sur pierre, placer les poutrelles et à vrai dire achever le bâtiment avant de pouvoir installer ce Vinculum. Maïs sans lui cependant l'édifice n’était pas achevé, n'était pas viable; et, s’il reste vrai que les étages inférieurs sont premiers dans le temps, logiquement nécessaires, effectivement porteurs de la charpente, il est néanmoins plus véritable encore de dire que sans son couronnement l'édifice, quoique déjà constitué, aurait été précaire, caduc, condamné à la ruine imminente.

Comprend-on maintenant le rôle que, dans la hiérarchie des choses, jouent paradoxalement ces pièces trop ordinairement méconnues qu'avec Leibniz nous avons appelées des vincula? Avant l'accident qui a révélé la présence et le rôle de cette invisible armature placée au sommet et cachée au regard, avais-je jamais soupçonné l'existence et l'importance d’un tel détail de la construction ?

Mais allons plus loin. Tous les assemblages subalternes de l'édifice avec le ciment, les mortaises et tout ce qui contribue à la liaison des matériaux, maçonnerie et menuiserie, ont sans doute une valeur propre, une utilité certaine, une solidité relative qui s'opposent ou survivent partiellement à la dislocation de l'édifice. Mais enfin ces connexions et assemblages ne constituent pas l'unité organique de l'édifice lui-même. IL y a, peut-on dire, dans l'univers, le liant universel, le vënculum vinculorum, la pièce suprême et unique qui contribue à l’affermissement de tout. le reste. C'est ce liant dont saint Paul disait : in quo omnia constant, Primogenitus omnis creaturae, Celui dont saint Jean déclare que tout a été fait par Lui et que tout ce qui est serait comme n'étant pas sans Lui, redevenant comme néant même alors qu'il semblerait avoir un commencement d'existence, comme un édifice sans faîte qui retournerait vite à l'effondrement.

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Ce n’est donc point par hasard, à titre accidentel, c’est par une logique profonde quoique sans doute inconsciente que Leibniz et __ Des Bosses, controversant sur « ce qui peut conférer une solidité substantielle aux êtres hiérarchisés », ont été amenés à prendre comme exemple l’Eucharistie. En fait, ne pourrait-on dire que c'est Là plus qu’un exemple? C'est le point vital, c’est le sommet auquel se rattache le monde visible et invisible. L'univers est un composé; oui, mais quel est le principe de sa composition, de son être, de son unité?

Peut-être que pour rejoindre les termes extrêmes de cet immense poème de Dieu, il convenait que s’opérât le prodigieux rapproche- ment : Verbum caro factum est. Et pour que nous comprenions jusqu'où s'étend la sublime réalité de cette union, il fallait aussi que le Verbe Incarné nous découvrit par l’Eucharistie que l'être singulier n'échappe pas à son emprise. S'il récapitule l'ordre total,« et w, c'est que son action unifiante et transformante atteint l’intime des éléments qui le composent.

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