CHAPITRE PREMIER L'ATTRAIT MONDAIN
Ce chapitre peut être court. Non pas que l'attrait mondain soit l'attrait le plus inoffensif. Pas du tout. Par attrait mondain, il faut entendre l'influence qu'exerce le monde, un certain « monde », une certaine « société », la « haute société » que l'on fréquente et à laquelle on serait flatté d'appartenir. — Mais les causes sont tellement en dehors du domaine religieux, qu'il n'y a pas lieu de nous y arrêter longtemps.
Dans une grande et vieille famille protestante une jeune fille épouse un catholique. Le père ne cache pas qu'il donnerait volontiers toutes ses filles à des catholiques, et verrait sans peine ses petitsenfants catholiques. — « Il est si ennuyeux, dit-il,
d'être regardé de travers par certaines personnes, parce qu'on est protestant ! »
Un jeune officier protestant explique qu'il a résolu de se faire catholique pour mettre d'accord sa conception religieuse et sa conception militaire. — De plus, paraît-il, il serait question d'un mariage avec la fille de parents très catholiques.
Un autre document explique des faits de ce genre en ces termes : « Poussés par l'amour, n'osant reculer, ni lutter contre l'intransigeance de la famille catholique, le jeune homme ou la jeune fille, fiancés, se disent : qu'un bon mariage vaut bien une messe. »
Plus curieuse m'a paru la remarque que voici : a Nous sommes au siècle du fonctionnarisme.
L'Église romaine est essentiellement fonctionnaire. Tous les jours elle crée de nouveaux fonctionnaires. Là comme ailleurs, c'est l'amour de l'argent, des honneurs. »
Nous constatons, et nous passons.