ANALYSE DES OBSERVATIONS CI-DESSUS
L'analyse étiologique des 51 observations ci-dessus | nous apprend :
1° Que les trois cas relevés en août (foyer d'Escladines) et le cas d'Antoine V... (Obs. XLVIT), dus à une importation d’origine étrangère au canton de Tauves, n'ont avec l'épidémie dont nous nous occupons qu'une relation purement accidentelle, et ne sauraient entrer en ligne de compte dans les considérations auxquelles cette étude peut donner lieu ;
2° Que, sur les 47 cas imputables à l'épidémie, 17 os dus très nettement à la contagion par contact avec des :
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malades, et que 30 reconnaissent pour cause des circonstances locales, inhérentes au milieu dans lequel vivaient les individus atteints, circonstances dont la détermination fera l’objet du chapitre suivant. |
Il était intéressant de rapprocher les chiffres de la mortalité et de la morbidité, dans les trois groupes chez les-’ quels nous avons observé la raarche de l'épidémie ; cette comparaison fait ressortir les chiffres et les proportions suiv antes :
À. — Mortalité : Hommes, 5 décès : femmes, ? décès.
1° Ville de Tauves : 5 décès pour 756 hab., soit : 6.60 pour 1000.
2° Villages de Tauves: 1 décès pour 1663 hab., soit : 0.60 pour 1000.
3° Villages du canton : 1 décès pour 5771 hab., soit: 0.18 pour 1000.
B. — Nrorbidité: Hommes, 51 cas; femmes, 16 cas.
4° Ville de Tauves : 33 malades pour 796 hab., soit : pour 1000, 43.65. |
2 Villages de Tauves : 6 malades pour 1663 hab, soit : pour 1000, 43.75.
3 Villages du canton: 8 malades pour 5771 hab., soit: pour 1000, 1.38.
Ce tableau de la morbidité est instructif. Il démontre
visiblement que Tauves est le foyer épidémique. [l nous
donne de plus.cette notion! que l'intensité de la contagion est en raison inverse de la distance qui sépare du foyer primitif les groupes secondairement atteints.
Répartition de la mortalité et de la morbidité d’après les âges.
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(Moftalmontalité; su vie morbidité, . SET
En terminant ce chapitre des observations, je ne parlerai de la thérapeutique que pour dire, une fois de plus, combien est difficile, dans les campagnes, le rôle du médecin. Il n’a pas été possible, à l'honorable docteur qui dirigeait le traitement, d'appliquer la méthode des bains froids, ni même celle des bains progressivement refroidis; les parents des malades repoussant obstinément cette médication nouvelle pour eux. Je doute même que les ‘ prescriptions relatives aux lotions et compresses vinai- “grées aient été observées. Il à fallu s’en tenir à la médication symptomatique, aux toniques et à l’antisepsie intestinale.