‹ Une épidémie de fièvre typhoïdeChapitre 30 sur 32 · LATE · texte numérisé non relu

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le sol circonvoisin, pour arriver à container l’eau pota-

ble qui circulait dans une canalisation rudimentaire à parois hon étanches.

La vitalité du bacille est bien mise en évidence dans cette relation. Mais invoquera-t-on, à l'encontre de ma thèse, la différence entre une période de huit mois à Mons et celle de trois ans que nous trouvons à Tauves ? Je ne pense pas que la comparaison puisse m’étre objectée. Si le fait constaté à Mons est admis, les considérations tirées du temps écoulé ne peuvententamer en rien nos conclu-

sions sur la genèse de l'épidémie de T'auves et sur sa rela-

tion avec l'épidémie de 1887. |

Un de mes amis, le D’ Grellet, dans la relation très conscieusement étudiée d’une épidémie qui éclata à Montignat en 1882, sans qu'il fût possible d'établir une importation quelconque, me fournit un argument de même nature (1).

Mais, ici, cinq années se sont écoulées entre l'ensemen-

cement du lavoir où a été lavé le linge des typhiques et la contamination de la fontaine voisine, creusée à même dans le sol à un niveau de très peu supérieur à celui du lavoir. Dansla circonstance, la relation de fièvre typhoïde à fièvre typhoiïde était si éloignée que le D' Grellet, repoussant la théorie de Budd, dut admettre cependant, tout en ayant une préférence marquée pour la doctrine de Murchison, que le germe de la fièvre typhoïde existait tout formé dans le sol du village. Ce que nous connaissons aujourd’hui sur le bacille typhique, son habitat, ses

(1) Relation d’une épidémie de fièvre typhoïde à Montignat, en

novembre 1882. (Clermont-Ferrand, 1883.)

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