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général se trouvant en conflit avec l'intérêt particulier, la Cour de cassation a été appelée à trancher le litige. Dans bien des cas, l'administration s’est trouvée impuissante à mettre fin à un état de choses notoirement dangereux pour la santé publique (1). D'autre part il est ressort non moins clairement, de l'expérience journalière, que, dans l’organisation de hygiène publique, le pouvoir central n'avait qu'une action à peu près nulle sur les administrations locales.
La pauvreté de notre législation sanitaire est devenue encore plus sensible depuis les découvertes de notre immortel Pasteur, depuis surtout que ces découvertes, si fécondes en résultats. ‘ont ouvert une voie nouvelle à la prophylaxie des maladies contagieuses.
Si les principes qui régissent les sociétés et les indi- -vidus sont immuables, leurs applications diverses sont essentiellement berfectibles, et doivent constamment être tenues en harmonie avec les progrès dela civilisation et de la science.
Les lois d'hygiène n’échappent pas à cette règle.
À ce point de vue, ils’est produit depuis quelques années, dans notre pays, un mouvement d'opinion dont un des initiateurs autorisés a été l'honorable etcompétent directeur de l’Assistance publique au Ministère de l'intérieur, M. Ch. Monod.
Je sortirais du cadre que je me suis tracé, si je voulais passer en revue l’ensemble des très intéressants travaux
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(1) Ilégal l’ordre de combler des mares (Cass., 23 juillet 1864), — Illégal l'arrêté prescrivant la vidange d’une fosse qui n'est pas absolument pleine (Cass., 1887), etc.
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du Comité consultatif d'hygiène, où ont été successivement abordées toutes les questions qui peuvent se poser en l'espèce. Les conclusions pratiques auxquelles est arrivé le Comité ont abouti, notamment, à la rédaction d’un projet de loi, qui renferme d'importantes dispositions relatives à la police sanitaire des, eaux potables.
La constatation de ces travaux devait tout naturellement trouver sa place au début d'une relation où vont être signalés, une fois encore, les dangers que font courir aux populations rurales les conditions presque toujours défectueuses de l’amenée de leurs eaux potables. Il est consolant aussi d’entrevoir la venue prochaine d’une ère nouvelle, qui marquera, grâce aux louables et persévérants efforts des hygiénistes contemporains, la première étape dans la voie de la suppression des maladies évitables. |
Mais avant de commencer, je tiens à témoigner dans ces premières pages, toute ma gratitude aux maîtres bienveillants qui se sont intéressés à l’ancien magistrat, devenu sur le tard étudiant en médecine. Je dois leur être reconnaissant de m'avoir facilité par leurs excellentes leçons, soit théoriques, soit cliniques, la conquête d’une carrière qui m'assure l'indépendance.
Le premier nom que je tiens à inscrire ici est celui de M. le professeur Armand Gautier, directeur des travaux pratiques de chimie médicale, lorsque j'ai débuté sur les bancs de l’école. Ses précieux conseils, ses sympathiques encouragements, ont eu sur l’ensemble de mesétudes
l'influence la plus utile.
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J'ai à remercier sincèrement M. Léon Labbé pour son bien amical accueil à Beaujon, de même que pour {es profitables leçons que j'ai reçues de lui. Comme élève et comme malade, je lui garde au fond du cœur un inaltérable souvenir.
Je ne veux pas oublier M. Millard, qui a bien voulu m admettre dans son service, pendant une partie de mon stage. ;
Que mes chers et honorés maîtres, MM. Fernet, Ribemont-Dessaignes et Tuffier veuillent bien recevoir à leur tour la vive expression de ma reconnaissance. Le meilleur de ce que je sais me vient d'eux ; je n’oublierai jamais l’affectueux intérêt avec lequel ils m’ont toujours traité. ! |
Enfin M. le professeur Brouardel, l’éminent et très sympathique Doyen de notre Faculté, me permettra de lui dire publiquement ici, combien je suis sensible à l'honneur qu'il me fait en acceptant la présidence de cette thèse. C’est en m'inspirant de son enseignement et de ses remarquables travaux sur Pétiologie et la prophylaxie de la fièvre typhoïde que j'ai entrepris l'étude de l’épidémie de Tauves.
Si, dans les conclusions de ce modeste travail, j'ai pu mettre en lumière des faits de nature à intéresser les hygiénistes, je le dois à l'extrême obligeance de M. le D' A. Chantemesse, directeur du laboratoire de bactériologie à la Faculté, qui a bien voulu procéder aux recherches microbiologiques nécessitées par la nature de mon sujet. Que le savant bactériologue veuille bien m'autoriser à lui en reporter tout le mérite et recevoir mes très vifs remerciements.
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ÉPIDÉMIE DE TAUVES.