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existe encore, même parmi les hygiénistes les plus distingués, des opposants à la doctrine de l’origine hydrique des épidémies de fièvre typhoïde, ces adversaires, de plus en plus rares, sont bien près de désarmer. Ils s’associent, dores et déjà, à M. le professeur Brouardel pour appeler l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité qui s'impose d'assurer aux agglomérations une distribution d’eau potable exempte de toute souillure.
C'est qu'en effet, si l’origine microbienne de la fièvre typhoïde est maintenant admise par tous les hygiénistes, les statistiques mises en lumière par M. le professeur Brouardel nous apprennent que, chaque année, cette maladie enlève à la France environ 23,000 habitants (1). Là constatation seule de cette effrayante mortahté, à une époque où toutes les questions qui intéressent la défense nationale sont l’objet de constantes préoccupations, devait éveiller la sollicitude de tous. Aussi bien, le Comité consultatif d'hygiène publique, interprète du sen-
timent général, a-t-1il justement poussé le cri d'alarme et proclamé, depuis nombre d'années déjà, que, la fièvre
typhoïde étant une maladie évitable, l'assainissement de la France à ce point de vue était œuvre d’État.
Tous ceux qu'intéressent les questions d'hygiène sont d'accord pour reconnaître l'insuffisance des lois sanitai-
res actuellement en vigueur, la nécessité de leur refonte
complète. Ceite insuffisance et l'obscurité de ces lois ont été surtout mises en évidence chaque fois que, l'intérêt
(1) BROUARDEL. Les maladies évitables. Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 1891.
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