‹ Une épidémie de rage sur un troupeau de daims [microforme]Chapitre 2 sur 3 · ÉPIDÉMIE DE RAGE SUR LES DAIMS · texte numérisé non relu

ÉPIDÉMIE DE RAGE SUR LES DAIMS

Le rapport pour les semaines après le 17 août ne signale pas de différence entre les prickets et les daims adultes, et tous les daims sont compris dans la même catégorie; ceci néanmoins n’altère guère la précision réelle de ce tableau. Il se peut qu’un certain nombre de jeunes daims meurent dans la suite, non pas de rage, mais de la mauvaise nutrition, conséquence de la mort de leurs mères.

L'étude de la table ci-dessus prouve que pendant la première période de l’épizootie, c’est-à-dire depuis le commencement jusqu’au 17 août, il n’y eut pas de mort parmi les daims; la raison en est dans ce fait que, pendant la plus grande partie de l’année, les daims adultes restent à part et forment un troupeau ou des troupeaux séparés. Avec les femelles adultes il y a les jeunes, catégorie dans laquelle il faut comprendre les jeunes daines, les jeunes daims dans leur première année, les prickets ou jeunes daims dans leur seconde année et les haviours ou daims castrés. Or, la table montre que la maladie sur ce troupeau, que l’on peut appeler le troupeau des femelles, a atteint son maximum d'intensité pendant la semaine qui a pris fin le ?4 août. La mortalité sur les daims adultes a commencé seulement cette même semaine et a atteint son plus haut point trois semaines après. Le 5 octobre, au moment où la rage a presque entièrement disparu parmi les daines, elle continue à affecter les daims.

Mais à ce moment, grâce à la surveillance exercée en séparant un grand nombre de daims du reste du troupeau et en tuant les animaux dès qu'ils montrent un symptôme de la maladie, la virulence de l’épizootie est grandement réduite, si bien qu'actuellement on peut dire qu’elle a pris fin.

Je passe maintenant aux caractères de la rage chez les daims. Déterminer la période d'incubation chez ces animaux, à moitié sauvages, est assez diflicile. Chez un daim, isolé après avoir été mordu par une daine, le professeur Horsley trouva une période d’incubation de 19 jours. À Ickworth, M. Dadley, le garde-chef, qui m'a donné de nombreuses informations, trouva dans un cas 14 jours. La durée de la maladie, d’après le professeur Horsley, serait detrois à quatre jours. Alckworth, depuis le la portion séparée du troupeau à laquelle appartenait cette laine, depuis 20 jours.

Ceci fixe la période d’incubation, dans ce cas, à plus de 90 jours. Cette daine a mordu beaucoup d'animaux, et, lorsqu'elle a été tuée, sa bouche était pleine de poils.

moment où l'animal quitte le troupeau en montrant quelques symptômes jusqu’au moment de sa mort, il s'écoule environ 30 heures. :

On peut donner la description suivante des symptômes.

Le premier symptôme à noter pendant que l'animal ne s’est pas encore séparé du troupeau est une attitude particulière de la tête et du cou : le cou est tiré en arrière, peut-être grâce à des contractions opisthotoniques; le daimreniflel’air et semble excité. Lorsque la rage a été diagnostiquée dans un troupeau, ce symptôme est celui qui ordinairement apparaît le premier, et l'animal qui en est affecté doit être détruit immédiatement.

Tant que l'animal reste avec le troupeau, c’est tout ce que l’on peut observer. Quand il devient absolument malade, il est chassé par ses compagnons, suivant le traitement appliqué par les daims à tout individu malade ou blessé; alors on peut observer d’autres symptômes. En général, l'allure et le mode de progression fournit un signe très caractéristique. Le daim enragé part soudainement, court à une petite distance et s'arrête brusquement, regarde autour de lui d’une façon inquiète, ou se met à paître pour repartir de nouveau. À mesure que la maladie progresse, la course est de plus en plus irrégulière, le corps oscille de droite à gauche, l’animal chancelle et offre l'apparence de l'ivresse. Plus tard les jambes de derrière s’affectent, et il y a une parésie qui va en augmentant, accompagnée de temps à autre par des contractions toniques des muscles du dos. À ce moment, pendant que l'animal court, souvent les jambes de derrière manquent, et le daim tombe; ou, lorsque l’animal n'est pas en mouvement, il prend une position dans laquelle les hanches s’abaissent, le dos s’incurve, les jambes de derrière s’étendent obliquement en arrière. Dans un certain nombre de cas, à Ickworth, la parésie a élé le symptôme le plus marqué, augmentant jusqu'au moment où l'animal mourait de paralysie générale. Mais, dans la majorité des daims, a apparu celte forme de rage dans laquelle la parésie est associée aux spasmes télaniques. L'animal se traîne en tombant fréquemment, il a des spasmes de la tête, du corps et des jambes, ét il meurt en convulsions.

Dans la communication qui a paru dans le British medical journal du 12 octobre, je disais que tandis que les daines pa-

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