‹ Une erreur judiciaire: l'affaire DreyfusChapitre 42 sur 69 · PIÈCES DE COMPARAISON · texte numérisé non relu

PIÈCES DE COMPARAISON

1° Une lettre originale de trois pages, commençant par ces mots : « Mon cher Paul, quand tu te plaignais à moi... » Elle porte au crayon, d'une main étrangère, la date du 14 juillet 1890 et la nature de son graphisme confirme cette indication, en témoignant de sa relative ancienneté (1);

2° Le fac-similé d'une lettre de quatre pages, commençant par ces mots : « Mon cher Paul, te donner un conseil, surtout un bon

(1) Voir page 288.

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conseil. » Le même crayon Ta datée du 21 août 1890, date confirmée par son contenu (1);

S** Une lettre originale de deux pages, commençant par ces mots : « Mon cher Paul, nous serons très heureux de te recevoir. » Elle est de même datée, au crayon, d'août 1893 (2) ;

4° Le fac-similé d'une lettre de trois pages, commençant par ces mots : «Mon cher Paul, je joins mes félicitations à celles de Lucie. » Le sujet de cette lettre indique une date voisine de celle de la lettre précédente (3) ;

5° Le fac-similé d'une lettre d'une page, commençant par ces mots : « Jeudi matin. Ma chère Lucie, j'attends avec impatience. » Elle a été écrite à la fin de 1894 -, Dreyfus est alors accusé (4) ;

6*^ Une lettre originale de quatre pages, écrite sur le papier officiel du dépôt de Saint-Martin~de-Ré et datée par Alfred Dreyfus lui-même : « Le 21 janvier 1895, mardi, 9 h. matin » (5) -,

1° Une lettre originale de trois pages, visée par le chef du bureau de l'administration pénitentiaire et commençant par ces mots : « Iles du Salut, 5 mars 1897. Ma chère et bonne Lucie » (6) ;

8® Le fac-similé d'une lettre de quatre pages, visée de même et commençant par ces mots : « Iles du Salut, 28 mars 1897. Chère Lucie » (7).

Ce sont là des pièces de comparaison excellentes. S'étendant sur un intervalle de sept années, écrites dans l'abandon de l'intimité et dans des états d'esprits di\er3, ici posément, là avec hâte, elles permettent de dégager sûrement le fondamental de l'accidentel et de juger de tout ce dont est capable la main de l'écrivain. Les facsimilé sont si nets qu'ils valent presque des originaux.

Je ne puis témoigner une aussi complète satisfaction de ce que vous appelez la pièce de question et qui sera pour moi, si vous le voulez bien, tout simplement

(1) Voir page 270.

(2) Voir page 286.

(3) Voir page 281.

(4) Voir page 278.

(5) Voir page 282.

(6) Voir page 291.

(7) Voir page 274.

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