HOMO FF
Oh! quant à cela, il y en a de bien autrement bizarres... surtout si l'on va au fond des choses.. >
LE COMTE
Ergo, tu ne peux pas me prêter ton appartement?
NOMOFF.
Impossible, mon ami, il y a empêchement majeur. En toute autre circonstance, j'aurais été ton homme, et j.'aurais délogé, déguerpi, découché avec jubilation, mais, pour aujourd'hui tu ne m'en voudras pas, n'est-ce pas?
LE COMTE
Allons donc, pour qui me prends-tu! Mais, voyons... n'y aurait-il pas moyen d'arranger les choses? Ton appartement est grand... si nous partagions? Une délimitation territoriale?
NO MO F F
Y penses-tu? Ce n'est pas sérieusement, que tu me fais une demande semblable. Songes-y donc... le bruit des voix, et puis, ces dames se connaissent; toutes deux veulent le secret le plus absolu... et nous irions, de gaieté de cœur, les exposer à se surprendre!
LE COMTE
C'est vrai, tu as raison, il n'y faut pas songer... Je vais chercher fortune ailleurs. Toutefois, je te préviens, que si, dans un petit quart cl heure, je n'ai rien trouvé, je viens de nouveau frapper à ta porte, ne fût-ce que pour m'abriter sous un toit quelconque. Au revoir donc probablement, mais sois tranquille. je serai discret, j'entrerai par l'escalier de service.
NOMOFF.
Soit, mais c'est aussi par cet escalier que tu vas allccontres.
t'en aller; tu entends bien, il faut éviter les ren
LE COMTE
Evidemment. Heureux coquin, va!
NOMOFF.
Et toi donc! Laisse-moi te montrer le chemin. C'est un vrai labyrinthe!
LE COMTE
Moins le minotaure...
NOMOFF.
Mais Ariane y est. Dépêchons-nous.
(Ils sortent ensemble, côté droit.)
(La scène reste vide pendant quelques instants; puis arrive la comtesse, qui
entre par la porte du dehors-, elle est voilée).